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Créer un compte gratuitRompre un contrat de travail n'est jamais une mince affaire. Pourtant, il existe une voie qui privilégie le dialogue à la confrontation : la rupture conventionnelle. C'est une solution négociée, un accord à l'amiable qui permet à un employeur et à un salarié en CDI de mettre fin à leur collaboration en bons termes.
Cette méthode se démarque clairement du licenciement ou de la démission. Pourquoi ? Parce qu'elle repose sur un principe simple mais essentiel : le consentement mutuel. Personne n'impose sa décision. On discute, on s'accorde, on avance.
Imaginez pouvoir vous séparer professionnellement par une poignée de main, plutôt que par une porte qui claque. C’est exactement l'esprit de la rupture conventionnelle. Elle offre un cadre légal sécurisé pour rompre un contrat à durée indéterminée (CDI), en évitant les crispations et les incertitudes d’une rupture conflictuelle.

Pour les équipes RH, c'est devenu un outil de gestion indispensable. Dans des secteurs qui bougent vite comme l’Horeca ou le retail, où il faut savoir ajuster ses équipes avec agilité, cette procédure apporte une souplesse et une sécurité précieuses.
Le cœur du réacteur, c'est le consentement libre et éclairé des deux parties. L'employeur ne peut pas forcer la main du salarié, et inversement. Cette condition sine qua non garantit que la décision est mûrement réfléchie, sans aucune forme de pression.
C'est là toute la différence avec un licenciement, qui doit reposer sur un motif réel et sérieux, ou une démission, qui est une décision purement unilatérale. Ici, on est dans la co-construction d'une solution de départ.
La force de la rupture conventionnelle réside dans sa nature consensuelle. Elle transforme une fin de collaboration potentiellement conflictuelle en un processus maîtrisé, où les conditions de départ sont discutées et acceptées conjointement.
Cette approche collaborative est bénéfique pour tout le monde. L’employeur sécurise le départ et le salarié préserve ses droits.
Si la rupture conventionnelle est si populaire depuis sa création, ce n'est pas un hasard. Elle offre une voie de sortie claire et encadrée, avec des avantages bien concrets pour chacun.
Ce guide est conçu pour vous accompagner pas à pas. Nous allons décortiquer chaque étape pour que vous puissiez piloter cette procédure avec assurance et en toute conformité.
Avant même d’évoquer la possibilité d'une rupture conventionnelle, il y a un passage obligé, une sorte de prérequis non négociable : s'assurer que tout le monde est bien dans les clous. C'est le socle de toute la démarche. Si cette base n'est pas solide, tout ce que vous construirez par la suite risque de s'effondrer au premier coup de vent juridique.
Le tout premier point à vérifier, et de loin le plus important, c’est la nature du contrat de travail. La rupture conventionnelle a été pensée et conçue pour une seule et unique situation : celle des salariés en contrat à durée indéterminée (CDI).
Cette règle du jeu, très claire, met de côté toute une série d'autres contrats.
Le cadre légal est ici sans la moindre ambiguïté. Impossible d’envisager une rupture conventionnelle pour :
Tenter l'aventure avec un de ces contrats, c'est s'exposer à un refus systématique de l'administration et à l'annulation pure et simple de l'accord. Une perte de temps pour tout le monde.
Ici, la vigilance doit être maximale. On parle des salariés protégés, une catégorie qui inclut les membres du Comité Social et Économique (CSE), les délégués syndicaux, ou encore les conseillers prud'homaux.
Oui, ils peuvent signer une rupture conventionnelle. Mais la procédure est bien plus bétonnée. En plus de l'homologation classique par la DREETS, leur départ exige une autorisation expresse de l'inspecteur du travail. C'est une sécurité supplémentaire pour vérifier que cette rupture n'est pas une manœuvre pour écarter un représentant du personnel un peu trop zélé.
Le consentement doit être "libre et éclairé". Cela signifie que la décision du salarié ne doit résulter ni d'une pression, ni d'un manque d'information. Chaque partie doit comprendre pleinement les enjeux et les conséquences de la signature de la convention.
Cet accord mutuel, c'est vraiment la pierre angulaire de toute la procédure.
Le mot "consentement" est au cœur de tout le dispositif. On ne parle pas juste d'une signature au bas d'une page, mais d'une volonté commune, sincère et sans la moindre contrainte.
Un consentement "vicié", comme disent les juristes, peut faire capoter toute l'opération, même après validation par l'administration. Concrètement, ça ressemble à quoi ?
Prendre le temps de bien valider ces points en amont n'est pas une option. C'est la seule façon de sécuriser la procédure et de garantir que la séparation se passe sereinement, dans le respect de la loi et des personnes.
Une fois que l'on a vérifié que tout le monde est bien éligible, la rupture conventionnelle du contrat de travail passe à la vitesse supérieure. Attention, ce n'est pas une simple formalité à cocher sur une liste. C'est un processus bien huilé où chaque étape a son importance. Suivre cette feuille de route à la lettre est votre meilleure assurance contre un refus de l'administration ou un futur passage devant les tribunaux.
Tout part d'une discussion. Elle peut venir de l'employeur comme du salarié. Ce premier contact, souvent informel, sert à tâter le terrain et à voir si les deux parties sont sur la même longueur d'onde avant de lancer officiellement les grandes manœuvres.
Le dialogue, c'est vraiment le cœur du réacteur. La loi exige au minimum un entretien pour négocier les conditions de la rupture. Mais entre nous, dans la pratique, il est bien plus courant et même recommandé d'en prévoir plusieurs. Ça laisse le temps à la discussion de mûrir et à chacun de bien réfléchir.
Ces rendez-vous ne sont pas des interrogatoires, mais de vrais moments d'échange. C'est là que l'on met tout sur la table :
Pour que la discussion soit équilibrée, le salarié a le droit de se faire accompagner. Il peut choisir un autre salarié de l'entreprise (qu'il soit représentant du personnel ou non) ou, s'il n'y en a pas, un conseiller extérieur. L'employeur, lui aussi, peut être assisté s'il dirige une entreprise de moins de 50 salariés. La règle d'or, c'est la transparence : si l'un vient accompagné, il doit prévenir l'autre avant l'entretien. C'est la moindre des choses.
L'objectif des entretiens est simple : trouver un terrain d'entente juste pour tout le monde, qui montre bien que la décision de rompre le contrat est partagée. C'est une négociation, pas un combat.
Cette infographie résume parfaitement les conditions à remplir avant d'en arriver là.
Ce schéma nous rappelle que sans les bases solides – un CDI et un consentement mutuel – toute la procédure qui suit risque de s'effondrer.
Quand les discussions ont abouti et que tout le monde est d'accord, il est temps de mettre tout ça noir sur blanc. La convention de rupture est le document officiel qui vient sceller cet accord. Il faut la rédiger avec un soin quasi chirurgical.
Deux mentions sont absolument obligatoires :
La signature de cette convention par l'employeur et le salarié est une étape cruciale. C'est elle qui déclenche le compte à rebours de deux délais qu'on ne peut pas négocier, et qui sont là pour protéger le consentement de chacun.
Le calendrier est un élément sacré dans cette procédure. Il y a deux délais à respecter scrupuleusement pour que la rupture soit valide. Les ignorer, c'est courir le risque de voir tout le processus annulé.
Le premier, c'est le délai de rétractation. Juste après la signature, à partir du lendemain, chaque partie dispose de 15 jours calendaires (oui, tous les jours comptent, week-ends et jours fériés inclus) pour changer d'avis. Si quelqu'un veut faire machine arrière, il doit le notifier par lettre recommandée avec accusé de réception ou par une remise en main propre contre une décharge. C'est la seule façon d'avoir une preuve de la date. Ce temps de réflexion est fondamental, il garantit que le "oui" initial était bien un vrai "oui".
Le second, c'est le délai d'instruction. Une fois que le délai de rétractation est passé, il faut envoyer la demande d'homologation à l'administration compétente (la DDETS). À partir de là, l'administration a 15 jours ouvrables (cette fois, on ne compte ni les week-ends ni les jours fériés) pour étudier le dossier.
Si l'administration ne répond pas dans ce délai, son silence vaut accord. On parle d'homologation "tacite". Le contrat de travail peut alors officiellement prendre fin à la date qui avait été convenue dans la convention.
Prenons un exemple concret pour que ce soit plus clair :
En suivant méticuleusement ces étapes, de la première discussion à la gestion des délais, vous blindez votre processus de rupture conventionnelle du contrat de travail. C'est la garantie d'une séparation propre, claire et parfaitement conforme à la loi.
L'aspect financier, c'est souvent le nerf de la guerre dans une négociation. Pour une rupture conventionnelle du contrat de travail, le calcul de l'indemnité est bien plus qu'une simple ligne sur un document. C'est la véritable pierre angulaire de l'accord. Il s’agit de la somme que vous versez au salarié pour sceller votre séparation à l’amiable.
Estimer ce montant avec justesse est donc crucial. C'est ce qui garantit que le consentement des deux parties est bien réel et sincère. Un calcul correct sécurise toute la procédure et vous évite de mauvaises surprises lors du contrôle par l'administration.
Il existe une règle d'or, un seuil plancher absolument non négociable. Cette règle est simple, mais elle est là pour protéger les droits du salarié.
L'indemnité spécifique de rupture conventionnelle ne peut, en aucun cas, être inférieure au montant de l'indemnité légale de licenciement à laquelle le salarié aurait pu prétendre.
C'est une garantie minimale, un filet de sécurité. Si la convention collective de votre secteur prévoit une indemnité de licenciement plus généreuse que la loi, alors c'est ce montant, plus élevé, qui devient la nouvelle référence. Tenter de négocier un montant inférieur, c'est s'exposer à un refus direct d'homologation par l'administration.
Avant même de sortir la calculatrice, il faut poser la bonne base. Cette base, c'est le salaire de référence. Et attention, il ne s'agit pas simplement du dernier salaire net perçu.
La loi vous donne le choix entre deux méthodes de calcul. Vous devez systématiquement retenir la plus avantageuse pour le salarié :
Par exemple, imaginez un salarié qui a touché une prime de 1 200 € en décembre. Si vous calculez la moyenne sur les 3 derniers mois (disons janvier, février, mars), vous devrez ajouter 100 € (soit 1 200 € / 12) à chaque salaire mensuel avant de calculer la moyenne.
Une fois que vous avez ce fameux salaire de référence, le calcul de l'indemnité minimale dépend directement de l'ancienneté du salarié dans l'entreprise, calculée à la date prévue de la fin du contrat.
Et si l'année est incomplète ? On calcule au prorata, en se basant sur le nombre de mois complets. Pour bien maîtriser ce mécanisme, vous pouvez jeter un œil à notre guide détaillé sur le calcul de l'indemnité de licenciement, les principes sont très similaires.
Imaginons un collaborateur avec 7 ans et 6 mois d'ancienneté et un salaire de référence de 2 400 €.
Prenons maintenant un profil plus expérimenté : 12 ans d'ancienneté pour un salaire de référence de 3 000 €.
L'indemnité de rupture n'est pas un salaire comme les autres, et son traitement sur la fiche de paie est très spécifique. Pour vous comme pour le salarié, il est vital de bien comprendre son régime fiscal et social.
L'indemnité est exonérée d'impôt sur le revenu et de cotisations sociales (CSG/CRDS) jusqu'à une certaine limite. On retient le plus élevé de ces trois montants :
Côté employeur, un forfait social spécifique peut s'appliquer sur la partie exonérée de cotisations. Une gestion de paie rigoureuse est donc indispensable pour appliquer le bon traitement et s'assurer que toute l'opération est conforme.
La signature de la convention, ce n'est pas la ligne d'arrivée. C'est plutôt le début du sprint administratif final. C'est à ce moment précis qu'un accord privé entre vous et votre salarié devient un acte officiel, validé par l'État.
Cette validation cruciale passe par la Direction départementale de l'emploi, du travail et des solidarités (DDETS). Considérez-la comme l'arbitre qui s'assure que votre rupture conventionnelle respecte bien toutes les règles du jeu.
Aujourd'hui, tout se passe en ligne via le portail gouvernemental TéléRC. C'est bien plus qu'une simple formalité : c'est plus rapide, plus sûr, et ça vous garantit une traçabilité parfaite de votre dossier. Voyez cette plateforme comme votre meilleure alliée pour une procédure sans accroc.
L'administration ne se contente pas de mettre un coup de tampon. Sa mission est de vérifier que les droits du salarié sont bien protégés et que la procédure a été menée dans les règles de l'art. Son analyse s'articule autour de trois piliers fondamentaux.
Concrètement, la DDETS va vérifier :
L'homologation n'est pas juste une formalité administrative. C'est une garantie légale qui vous protège, en tant qu'employeur, d'un futur litige, et qui protège le salarié d'un accord potentiellement déséquilibré. C'est cette étape qui rend la rupture définitive et incontestable.
Ce dispositif est de plus en plus populaire. Pour prendre un exemple concret, rien qu'en Bretagne au quatrième trimestre 2022, la région a enregistré près de 6 000 demandes d'homologation, soit une hausse de 7 % en un an. Pour ceux qui aiment les chiffres, vous pouvez consulter les indicateurs clés publiés par la DREETS Bretagne.
Pour maximiser vos chances d'obtenir le "go" de l'administration du premier coup, la rigueur est votre meilleure arme. Un dossier bien ficelé est un dossier qui passe comme une lettre à la poste.
Avant de cliquer sur "envoyer", traitez votre demande d'homologation comme une checklist de pilote d'avion. Dates correctes ? OK. Calcul de l'indemnité juste ? OK. Informations complètes et sans la moindre erreur ? OK. Une simple coquille ou une date mal calculée peut bloquer toute la procédure.
Recevoir un avis de refus n'est jamais agréable, mais ce n'est pas une impasse. L'administration motive toujours sa décision, ce qui vous permet de comprendre exactement où le bât blesse.
Les motifs les plus fréquents sont souvent des erreurs parfaitement évitables : non-respect du délai de rétractation, erreur dans le calcul de l'ancienneté ou de l'indemnité... Si l'homologation est refusée, la convention est tout simplement considérée comme nulle. Le contrat de travail se poursuit donc, comme si de rien n'était.
À ce stade, deux options s'offrent à vous :
Gérer cette dernière étape avec précision est la clé pour finaliser la séparation de manière sereine et juridiquement sécurisée.
Gérer une rupture conventionnelle à la main, c'est un peu comme naviguer à vue dans un dédale administratif. Entre les calculs d'indemnités, le respect des délais légaux et la paperasse qui s'accumule, le risque de faire une erreur qui coûte cher est bien réel. Heureusement, la technologie est là pour nous simplifier la vie.
Un logiciel RH bien pensé transforme cette procédure parfois tendue en un processus fluide et parfaitement maîtrisé. Voyez-le comme un copilote expérimenté : il vous guide à chaque étape, garantit une conformité sans faille et vous fait gagner un temps précieux.

Le principal casse-tête de la gestion manuelle ? L'éparpillement des informations. Les échanges de mails, les différentes versions de la convention, les notes prises pendant l'entretien… tout est disséminé.
Une plateforme comme Shyfter règle ce problème en centralisant l'intégralité du dossier. Tous les documents liés à la rupture sont stockés dans un seul et même endroit, sécurisé et facile d'accès. Fini de fouiller pendant des heures dans vos archives.
Concrètement, ces outils vous permettent de :
L'erreur est humaine, c'est bien connu. Surtout quand on jongle avec des délais stricts. Un oubli, une date mal calculée, et c'est toute la procédure qui risque d'être invalidée.
C'est là que l'automatisation change complètement la donne. Un bon logiciel de gestion du personnel intègre des rappels automatiques pour les échéances clés : fin du délai de rétractation, date limite d'envoi du dossier, etc. Pour pousser l'efficacité encore plus loin, l'automatisation des processus métier est une piste à explorer.
Le but est simple : alléger au maximum la charge administrative pour que vous puissiez vous concentrer sur ce qui compte vraiment, l'accompagnement humain de vos équipes dans cette transition.
Pour les PME de secteurs prenants comme l'Horeca ou la grande distribution, les bénéfices sont évidents. À titre d'exemple, au troisième trimestre 2023, le nombre de ruptures conventionnelles en Bretagne a atteint 21 227 sur douze mois, soit 6 % des entrées totales à France Travail. Une gestion rigoureuse n'est donc pas une option. Pour en savoir plus, consultez les statistiques du marché du travail en Bretagne.
Naviguer dans les détails de la rupture conventionnelle du contrat de travail soulève forcément pas mal de questions. Pas de panique, cette section est là pour vous donner des réponses claires et directes aux interrogations les plus fréquentes. L'idée est simple : vous aider à piloter chaque dossier avec assurance.
Un salarié peut-il refuser votre proposition ? La réponse est un grand oui. C'est même un principe fondamental de ce dispositif. Le commun accord est la clé de voûte de toute la procédure, ce qui signifie que le salarié est totalement libre d'accepter ou de décliner l'offre sans avoir à se justifier.
Et attention, un refus ne peut jamais, au grand jamais, être considéré comme une faute professionnelle ou servir de prétexte à un licenciement futur.
Certaines situations demandent un peu plus de vigilance. Par exemple, peut-on signer une rupture conventionnelle pendant un arrêt maladie ? Oui, c'est possible, mais à une condition essentielle : le consentement du salarié doit être parfaitement libre, éclairé, et non altéré par son état de santé.
Vous devez vous assurer que cette démarche n'est pas une manière déguisée d'éviter les protections légales liées à un accident du travail ou à une maladie professionnelle. La validité du consentement, c'est vraiment le critère numéro un.
L'un des avantages les plus concrets pour le salarié, c'est bien sûr l'accès aux allocations chômage. Une rupture conventionnelle homologuée ouvre exactement les mêmes droits à l'assurance chômage (ARE) qu'un licenciement. C'est ce qui la rend si différente d'une démission.
Cette garantie est souvent au cœur des négociations et explique en bonne partie pourquoi ce mode de rupture est si populaire.
Imaginez que l'administration mette son veto. Si la DDETS refuse l'homologation, la convention de rupture est tout simplement considérée comme nulle. Le contrat de travail se poursuit alors normalement, comme si rien ne s'était passé.
Face à un refus, plusieurs options s'offrent à vous :
Une autre question qui revient parfois : que faire si un salarié commet une faute grave après l'homologation mais avant la date de fin de contrat ? Dans ce cas, l'employeur garde le droit de lancer une procédure de licenciement pour faute grave. Ce licenciement mettra fin au contrat avant la date prévue, mais il n'annulera pas le droit du salarié à toucher son indemnité de rupture. Elle est acquise dès que l'homologation est validée.
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Shyfter est bien plus qu’un simple outil de planification — c’est une solution complète de gestion du personnel, conçue pour vous faire gagner du temps, réduire le stress et satisfaire à la fois les employeurs et les employés.
