Le maximum d'heures de travail par semaine: le guide pour managers

Publié le
19/1/2026
Le maximum d'heures de travail par semaine: le guide pour managers
En 20 minutes, on vous explique tout.

Nous avons hâte de vous montrer comment Shyfter peut vous faire gagner un temps précieux dans la gestion de vos plannings.

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En France, le maximum d'heures de travail par semaine est officiellement fixé à 48 heures. C'est le plafond absolu. Mais attention, ce chiffre cache une subtilité cruciale pour tout manager, notamment dans le retail ou l'hôtellerie : cette durée est lissée par une limite moyenne de 44 heures, calculée sur 12 semaines consécutives.

Dépasser le mythe des 35 heures pour rester conforme

Jongler avec la législation du temps de travail peut vite devenir un casse-tête pour un responsable RH ou un manager de terrain, surtout dans des secteurs aussi intenses que l'hôtellerie, la restauration ou le retail. L'objectif de ce guide est simple : vous donner des clés concrètes pour maîtriser et appliquer sereinement les règles sur la durée maximale du travail. Il ne s’agit pas seulement d’éviter les sanctions, mais de faire de la conformité un véritable outil de management et de planification.

Un homme tient une balance de justice, entouré d'icônes de lit, couverts, sac shopping et calendrier, avec des silhouettes de personnes.

Un enjeu stratégique pour les managers

Pour les responsables RH et les managers de terrain, décortiquer ces seuils légaux est une nécessité. Il faut arrêter de les voir comme une simple contrainte administrative, mais plutôt comme un levier stratégique puissant.

Une bonne maîtrise de ces règles permet bien sûr d'éviter des amendes coûteuses, mais surtout, elle garantit le bien-être de vos équipes. Une planification intelligente est la meilleure arme contre le burn-out, un facteur critique dans des secteurs où le turnover est un défi permanent.

Une gestion proactive du temps de travail transforme une obligation légale en un avantage pour fidéliser vos talents, améliorer la productivité et optimiser l'organisation globale.

Transformer l'obligation en avantage concurrentiel

Dans des environnements où l'activité monte en flèche puis retombe, comme un hôtel en pleine saison ou un magasin pendant les soldes, la gestion des heures devient un art. Le secret du succès ? L'anticipation et l'utilisation d'outils pensés pour ça.

Le but est de maintenir une performance durable sans jamais compromettre la santé de vos salariés. Pour y arriver, quatre points sont essentiels :

  • Maîtriser les seuils légaux : Connaître la limite hebdomadaire absolue, c'est bien. Comprendre la moyenne sur 12 semaines pour lisser les pics d'activité, c'est mieux.
  • Comprendre les dérogations sectorielles : Votre convention collective est une mine d'or. Elle peut offrir des flexibilités précieuses, notamment pour l'hôtellerie-restauration.
  • Optimiser la planification : Une organisation claire et anticipée est le meilleur rempart contre les dépassements involontaires et le stress qu'ils génèrent.
  • Adopter les bons outils : Un suivi précis et automatisé est indispensable pour garantir la conformité sans alourdir votre charge de travail.

En adoptant cette approche, vous changez la donne. Une contrainte légale devient un véritable atout pour votre management. Une gestion intelligente du temps de travail, épaulée par des solutions modernes comme un logiciel de planification performant, se transforme en pilier de la performance et de la rétention de vos équipes.

Décrypter les seuils légaux de la durée hebdomadaire

Pour piloter efficacement vos plannings, surtout dans des secteurs aussi imprévisibles que la restauration ou le retail, maîtriser les trois limites du temps de travail est un impératif absolu. Laissons de côté la théorie indigeste pour voir, ensemble, comment ces règles s'appliquent concrètement dans votre quotidien de manager. Ces seuils ne sont pas des freins, mais plutôt des garde-fous pensés pour protéger vos équipes et, par la même occasion, votre entreprise.

L'image illustre les concepts de plafond hebdomadaire, moyenne glissante et accord collectif.

Voyez-les comme les limitations de vitesse sur l'autoroute. Il y a la vitesse maximale instantanée à ne jamais dépasser, et la vitesse moyenne à maintenir sur le long cours pour garantir la sécurité de tous. La gestion du temps de travail, c'est un peu la même logique.

La durée maximale absolue : le plafond à ne jamais franchir

La première règle, la plus simple à mémoriser, c'est la durée maximale absolue. Sur une semaine donnée, aucun collaborateur ne peut travailler plus de 48 heures. C'est une limite stricte, un mur infranchissable.

Imaginons que vous gérez un restaurant en plein festival de musique. L'affluence explose, vous avez besoin de tout le monde sur le pont. Même dans ce tourbillon, votre serveur ou votre cuisinier ne pourra pas dépasser ce seuil de 48 heures de travail effectif, du lundi au dimanche. Le moindre dépassement, même d'une heure, vous met en infraction.

La durée maximale moyenne : la vision à long terme

C'est ici que les choses deviennent plus subtiles et stratégiques pour un manager. La loi impose une moyenne de 44 heures par semaine, calculée sur une période de 12 semaines consécutives. Cette règle est votre meilleure alliée pour gérer les pics d'activité sans épuiser vos équipes.

Reprenons l'exemple du festival. Votre serveur a presté 47 heures durant la semaine de l'événement. Pour rester dans les clous, vous devrez impérativement compenser ce pic dans les semaines qui suivent. Comment ? En planifiant des semaines plus légères – 42, 40 ou 38 heures par exemple – pour que sa moyenne sur 12 semaines glissantes retombe sous la barre des 44 heures.

Le véritable enjeu de la planification à moyen terme est là : jongler avec cette moyenne. Cela vous oblige à anticiper, à lisser la charge pour équilibrer les moments de rush et les périodes plus calmes.

Cette approche apporte une flexibilité vitale dans l'hôtellerie ou le commerce. Elle vous autorise des semaines intenses, comme pendant les soldes ou les fêtes, à condition qu'elles soient suivies de périodes plus tranquilles. Pour une gestion sans faille, découvrez en détail la loi sur le temps de travail et son organisation.

La dérogation par accord : la flexibilité négociée

Enfin, une troisième limite peut entrer en jeu, offrant une marge de manœuvre supplémentaire. Grâce à un accord d'entreprise ou une convention collective, la durée moyenne hebdomadaire peut être poussée jusqu'à 46 heures sur 12 semaines. C'est une option précieuse pour les secteurs à forte saisonnalité.

Pour un manager, connaître ces trois niveaux de contrôle est fondamental :

  • Le plafond de 48 heures : Votre alerte rouge immédiate.
  • La moyenne de 44 heures : Votre indicateur de bord pour une gestion saine sur le trimestre.
  • La dérogation à 46 heures : Une carte à jouer, à explorer via votre convention collective pour gagner en souplesse.

En jonglant intelligemment avec ces trois seuils, vous transformez une contrainte légale en un véritable outil de planification. Un outil qui assure à la fois la productivité de votre entreprise et le bien-être de vos équipes.

Gérer les heures supplémentaires sans risque ni erreur de paie

Les heures supplémentaires sont une réalité du terrain, surtout dans des secteurs comme le retail ou l'hôtellerie-restauration. Loin d'être une anomalie, c'est un levier de flexibilité indispensable pour absorber les coups de feu et les imprévus. Mais attention, sans une gestion carrée, cette flexibilité peut vite tourner au casse-tête administratif et financier.

Un homme souriant au travail tient une horloge, avec des graphiques de productivité, un lit et une liste de tâches, illustrant la gestion du temps.

Une mauvaise gestion des heures sup', c'est la porte ouverte aux litiges prud'homaux, aux erreurs de paie qui coûtent cher et à une ambiance de travail qui se dégrade. La clé ? Maîtriser les règles du jeu pour que cette souplesse reste un véritable atout, sans jamais flirter avec l'illégalité.

Le contingent annuel : votre première balise

Le premier concept à avoir en tête, c'est le contingent annuel. C'est tout simplement le volume d'heures supplémentaires que vous pouvez demander à vos salariés, après une simple information à l'inspection du travail. Ce volume est souvent défini par votre convention collective.

S'il n'y a pas d'accord spécifique, la loi fixe un contingent par défaut de 220 heures par an et par salarié. Ce chiffre est un repère fondamental pour tout manager. Le dépasser est possible, mais cela déclenche de nouvelles obligations, comme la consultation du Comité Social et Économique (CSE) et l'octroi d'une contrepartie obligatoire en repos.

Un suivi précis de ce contingent est donc crucial pour anticiper et ne pas se retrouver le bec dans l'eau en plein pic d'activité.

Les règles de majoration : comment ça marche ?

Toute heure travaillée au-delà des 35 heures légales doit être payée plus cher. Ce calcul de majoration est très encadré par la loi, sauf si votre accord de branche est plus généreux pour les salariés.

Voici les taux de majoration standards à connaître :

  • + 25 % pour les 8 premières heures (de la 36e à la 43e heure).
  • + 50 % pour toutes les heures suivantes (à partir de la 44e).

Exemple concret : un serveur a travaillé 41 heures cette semaine, avec un salaire horaire brut de 12 €. Il a donc fait 6 heures supplémentaires. Comme ces 6 heures se situent dans la première tranche (entre la 36e et la 43e), elles seront toutes majorées à 25 %. Le calcul est simple : (6 heures x 12 €) x 1,25 = 90 €.

Maîtriser ce calcul est la base pour des fiches de paie justes et pour éviter les contentieux. Pour aller plus loin, jetez un œil à notre guide détaillé sur le calcul des heures supplémentaires, qui regorge d'autres cas pratiques.

Les obligations qui vont au-delà du salaire

La paie n'est pas tout. Dépasser le contingent annuel, on l'a vu, implique une contrepartie obligatoire en repos. Cette compensation s'ajoute à la majoration de salaire, elle ne la remplace pas.

De plus, il est impératif d'informer et de consulter le CSE si vous avez recours aux heures supplémentaires de façon récurrente ou si vous dépassez le contingent. Une bonne communication interne est la clé d'un dialogue social apaisé.

Pour une gestion sereine, un suivi rigoureux est indispensable. Un logiciel de gestion de plannings comme Shyfter automatise le décompte des heures, applique les bonnes majorations et vous alerte quand vous approchez des seuils critiques. C'est le meilleur moyen de maîtriser vos coûts, d'assurer une paie juste et de rester en totale conformité avec la réglementation sur le maximum heures de travail par semaine.

Appliquer les règles spécifiques à l'hôtellerie et au retail

L'hôtellerie-restauration (HCR) ou le commerce de détail, ce ne sont pas des bureaux avec des horaires fixes, c'est une évidence. Ces secteurs vibrent au rythme des saisons, des vacances et des pics de consommation. Pour un manager, cette variabilité est un véritable casse-tête quotidien. Heureusement, la loi a prévu des mécanismes pour adapter le maximum d'heures de travail par semaine à ces réalités de terrain.

Ces adaptations ne sont pas des passe-droits, mais bien des outils stratégiques pour absorber un coup de feu sans basculer dans l'illégalité. Le secret ? Il se cache souvent dans un document que l'on a tendance à oublier : votre convention collective. C'est elle qui détient les clés pour transformer une contrainte légale en un avantage, à condition de savoir la lire.

La modulation du temps de travail, une souplesse vitale

L'outil le plus puissant que vous ayez entre les mains est sans doute la modulation du temps de travail, aussi appelée aménagement du temps de travail sur une période de référence plus longue que la semaine. Ce mécanisme vous autorise à dépasser les 35 heures hebdomadaires pendant les périodes intenses, à condition de compenser avec des semaines plus légères en période creuse.

Cette fameuse "période de référence" peut s'étaler sur plusieurs semaines, et même jusqu'à un an. L'idée est simple : lisser la charge de travail pour que la moyenne des heures travaillées sur la période respecte bien la durée légale.

Imaginez un gérant de restaurant en bord de mer. Grâce à la modulation, il peut planifier des semaines de 45 heures en plein été, compensées par des semaines de 25 heures en hiver. Le tout, sans que les heures estivales ne soient systématiquement considérées comme des heures supplémentaires coûteuses.

C'est un changement total de perspective. On ne gère plus les plannings à la semaine, mais sur un horizon bien plus large. Cela donne une flexibilité immense pour coller aux besoins réels de l'activité.

Cas pratiques pour les managers de terrain

La théorie, c'est une chose. La pratique, c'est toujours plus parlant. Voyons comment ces règles s'appliquent dans des situations que vous connaissez bien.

Scénario 1 : La folie des fêtes de fin d'année dans un supermarché
Novembre et décembre, c'est le rush. Avec un accord de modulation, le responsable de magasin peut sans problème planifier ses équipes sur 42 heures par semaine pour gérer l'afflux de clients. En contrepartie, il prévoira des semaines de 30 heures en janvier et février, quand l'activité retombe naturellement.

Scénario 2 : Un hôtel complet pendant la saison estivale
Un hôtel sur la Côte d'Azur tourne à plein régime de juin à août. Le directeur peut légalement faire monter le temps de travail hebdomadaire, parfois jusqu'à la limite absolue de 48 heures. Ces pics seront ensuite compensés à l'automne, pour que la moyenne annuelle reste dans les clous. C'est un point crucial pour la gestion des heures supplémentaires en restauration et en hôtellerie.

Évidemment, pour que ça marche, il faut une planification en béton et une communication transparente avec les équipes.

Maîtriser sa convention collective pour optimiser les plannings

Chaque secteur a ses propres règles du jeu. Votre convention collective (HCR, commerce de détail, etc.) peut prévoir des dispositions qui affinent ou élargissent ces possibilités de modulation.

Voici les points que vous devez absolument vérifier :

  • La durée de la période de référence : Est-ce qu'on calcule sur plusieurs semaines, au trimestre, ou sur l'année complète ?
  • Les délais de prévenance : Combien de temps à l'avance devez-vous annoncer les changements de planning à vos salariés ?
  • Les limites hautes et basses : Quel est le plafond d'heures par semaine en période de pic, et le plancher en période calme ?
  • La rémunération : Comment la paie est-elle lissée pour garantir un salaire stable malgré les variations d'horaires ?

En France, même si la durée légale est de 35 heures, la durée effective moyenne pour un temps plein tourne autour de 35,6 heures. Si on ajoute un contingent d'heures supplémentaires de 220 heures par an, un salarié peut facilement atteindre une moyenne de 39 heures par semaine. C'est un chiffre clé pour planifier dans les secteurs saisonniers.

Bien connaître ces règles vous permet non seulement de rester conforme, mais aussi d'optimiser vos coûts en évitant de payer systématiquement des heures supplémentaires majorées. C'est un levier de performance puissant, à condition d'avoir les bons outils pour suivre ces calculs qui peuvent vite devenir complexes.

Comment optimiser vos plannings tout en restant dans les clous

Connaître les règles sur le maximum d'heures de travail par semaine, c’est bien. Les appliquer sans accroc au quotidien, c’est une autre paire de manches. Dans des secteurs comme le retail ou la restauration, où les imprévus sont la norme, gérer les plannings à la main est une porte ouverte aux erreurs coûteuses. C'est là que la technologie devient votre meilleure alliée pour transformer la conformité en un réflexe simple et automatisé.

L'idée n'est plus de "subir" la réglementation, mais de l'intégrer naturellement dans vos outils. Un logiciel de planification moderne n'est pas un simple calendrier ; il agit comme un garde-fou intelligent qui sécurise chaque décision et vous libère un temps précieux.

Mains tenant une tablette affichant des profils d'utilisateurs, avec un bouclier de sécurité, un avertissement et des flèches de rafraîchissement.

Créez des plannings flexibles et conformes

La première étape, c'est d'intégrer les règles du jeu directement dans l'outil qui crée les horaires. Une solution comme Shyfter vous permet de paramétrer en amont toutes les contraintes, qu'elles soient légales ou liées à votre convention collective.

Concrètement, quand vous attribuez un shift à un employé, le système vérifie automatiquement si cette nouvelle tâche respecte les seuils. Vous gagnez une tranquillité d'esprit inestimable.

Voici comment ça se passe :

  • Les limites sont intégrées : Les plafonds de 48 heures par semaine et la moyenne de 44 heures sur 12 semaines sont dans le système. L'outil vous empêche tout simplement de valider un planning qui dépasse.
  • Les temps de repos sont sacrés : Le logiciel garantit que les 11 heures de repos consécutif entre deux journées sont bien respectées. Fini les calculs mentaux.
  • Les contrats sont pris en compte : Chaque contrat a ses spécificités (temps partiel, heures max, etc.). L'outil le sait et évite les erreurs d'affectation.

Suivez les heures en temps réel pour éviter les dérapages

Anticiper, c'est essentiel. Mais le suivi en temps réel est ce qui vous protège vraiment des dérapages. Un retard, un remplacement de dernière minute, une fin de service qui s'éternise... et les compteurs peuvent vite exploser.

Un système de pointage fiable, connecté directement à votre planning, n'est pas un outil de surveillance, mais un instrument de protection. Il protège l'entreprise contre les risques légaux et garantit au salarié que chaque minute travaillée est correctement enregistrée et payée.

Le pointage digitalisé vous donne une vision instantanée de la situation. Vous pouvez réagir avant qu'il ne soit trop tard. Pour creuser le sujet, jetez un œil à notre guide sur le logiciel de gestion de planning et ses avantages.

Utilisez des alertes intelligentes pour anticiper les risques

Le plus grand atout de la technologie, c'est sa capacité à vous prévenir de manière proactive. Plutôt que de constater un problème en fin de mois, vous êtes prévenu dès qu'une situation à risque se présente.

Imaginez recevoir cette notification sur votre téléphone : "Attention, Jean approche de la limite de 48 heures cette semaine". Cette simple alerte vous permet de prendre la bonne décision, comme le remplacer pour son prochain shift. Vous évitez ainsi une infraction qui aurait pu vous coûter une amende de 750 €.

Ces alertes peuvent être configurées pour différents seuils, vous donnant un contrôle total et éliminant définitivement le stress lié à la conformité. Vous pouvez enfin vous concentrer sur ce qui compte vraiment : manager vos équipes.

Votre checklist conformité pour une gestion RH sereine

Maîtriser le maximum d'heures de travail par semaine est bien plus qu'une simple obligation : c'est la marque d'une gestion RH intelligente et humaine. Pour vous aider à passer de la théorie à la pratique, voici une checklist simple et concrète. Voyez-la comme un petit audit interne pour évaluer vos pratiques en un clin d'œil et sécuriser votre management au quotidien.

Chaque point de cette liste est une balise qui correspond à une obligation légale ou une bonne pratique que nous avons décortiquée. L'objectif ? Vous offrir un plan d'action immédiat pour repérer les zones de risque et retrouver une totale tranquillité d'esprit.

Les fondamentaux du suivi des temps

Une gestion saine repose toujours sur un socle solide : un suivi des temps précis et rigoureux. Sans données fiables, impossible de piloter l'activité sereinement et de garantir la conformité.

  • Disposez-vous d'un système de suivi du temps fiable et accessible ? Qu'il soit digital ou papier, votre système doit enregistrer sans faille les heures d'arrivée et de départ de chaque salarié. C'est la base pour un décompte juste et incontestable.
  • La moyenne des heures sur 12 semaines est-elle suivie pour chaque salarié ? C'est l'indicateur clé à ne jamais perdre de vue. Le suivi de cette moyenne glissante est votre meilleur allié pour absorber les pics d'activité sans jamais franchir le plafond légal de 44 heures (ou 46h si un accord le permet).
  • Le contingent annuel d'heures supplémentaires est-il sous contrôle ? Garder un œil sur l'avancement du contingent de 220 heures (ou autre montant prévu par votre convention) par employé vous évite d'être pris au dépourvu et de déclencher des obligations supplémentaires sans l'avoir anticipé.

Conformité de la paie et obligations légales

Une erreur sur la fiche de paie peut coûter très cher, à la fois financièrement et en termes de climat social. La transparence et la précision sont vos meilleures armes.

  • Vos fiches de paie détaillent-elles bien les heures supplémentaires et leurs majorations ? Chaque heure majorée à 25 % ou 50 % doit y figurer noir sur blanc. C'est une obligation de transparence qui désamorce de nombreux conflits potentiels.
  • Les spécificités de votre convention collective sont-elles correctement appliquées ? Qu'il s'agisse de la modulation du temps de travail, de majorations particulières ou des temps de repos, votre convention a souvent le dernier mot sur le droit commun. La maîtrisez-vous sur le bout des doigts ?
  • Les temps de repos obligatoires sont-ils respectés dans chaque planning ? Le système que vous utilisez doit être votre garde-fou, garantissant les 11 heures de repos consécutives entre deux journées et les 35 heures hebdomadaires.

Le cadre légal du travail n'est pas figé, bien au contraire. Pour preuve, depuis 1950, la durée hebdomadaire moyenne du travail en France a chuté de près de 10 heures, passant de 45,1 heures à 35,9 heures en 2006 pour un temps complet. Vous pouvez d'ailleurs visualiser cette tendance en consultant les données sur l'évolution de la durée du travail en France. Cette complexification croissante rend les outils modernes quasiment indispensables pour rester dans les clous.

Si un doute s'installe, rappelez-vous qu'un manquement peut vite mener à des sanctions. Pour vous y préparer, jetez un œil à notre article sur comment bien gérer un contrôle de l'inspection du travail.

Cette checklist est conçue pour sécuriser votre gestion au quotidien. En vous appuyant sur des outils comme Shyfter, vous pouvez cocher toutes ces cases sans même y penser, grâce à l'automatisation des calculs et à des alertes intelligentes qui veillent pour vous.

Les questions que tout le monde se pose

Même avec les règles en tête, certaines situations du quotidien laissent souvent les managers et les responsables RH perplexes. Cette section est là pour lever les derniers doutes avec des réponses claires et directes aux questions les plus fréquentes.

L'idée est de vous donner des réflexes simples pour gérer ces cas de figure avec assurance et en toute conformité.

Un salarié peut-il vraiment refuser des heures supplémentaires ?

C'est une question délicate, car la réponse n'est pas un simple "oui" ou "non". Sur le principe, les heures supplémentaires demandées par l'employeur, tant qu'on reste dans les limites du contingent annuel, sont obligatoires. Un refus sans bonne raison peut même être considéré comme une faute.

Mais attention, il y a des situations où le salarié est parfaitement dans son droit de refuser :

  • Vous le prévenez à la dernière minute : Le salarié doit être informé suffisamment à l'avance. La loi ne fixe pas de durée précise, mais exige un "délai raisonnable".
  • Un avis médical le justifie : Si sa santé est en jeu et qu'il a un justificatif médical, le refus est légitime.
  • Les limites légales sont atteintes : Si ces heures supplémentaires font exploser les compteurs au-delà du maximum d'heures de travail par semaine (48h absolues ou la moyenne de 44h), il peut dire non.
  • Les heures sup' précédentes n'ont pas été payées : C'est un argument de poids. Si vous n'avez pas réglé les heures déjà effectuées, il peut refuser d'en faire de nouvelles.

Quelles sont les sanctions si on dépasse la durée maximale ?

Fermer les yeux sur les plafonds légaux peut coûter très cher à l'entreprise, tant sur le plan financier que pénal. Les sanctions sont volontairement dissuasives et s'appliquent pour chaque salarié concerné.

Dépasser la durée maximale de travail n'est pas une simple erreur de planning. C'est une infraction sérieuse. La justice considère même que le salarié subit un préjudice automatiquement, sans même avoir à le prouver.

Concrètement, l'entreprise s'expose à :

  • Une amende pénale pouvant monter jusqu'à 750 € par salarié concerné.
  • Une amende administrative de l'Inspection du travail, qui peut atteindre 4 000 € par salarié.
  • Le paiement de dommages et intérêts au salarié s'il décide d'aller aux prud'hommes.

Et pour les salariés en forfait jours, comment ça se passe ?

Les salariés en forfait jours, comme beaucoup de cadres autonomes, ont un régime à part. Ils ne sont pas soumis aux durées maximales de 35h, 44h ou 48h par semaine. Pour eux, on compte le travail en jours sur l'année.

Cependant, ça ne veut pas dire qu'ils n'ont aucune protection. L'employeur a une obligation de vigilance : il doit s'assurer que leur charge de travail reste raisonnable et, surtout, que leurs temps de repos obligatoires sont bien respectés. C'est-à-dire 11 heures consécutives par jour et 35 heures consécutives par semaine. Un suivi régulier de leur charge de travail est donc absolument indispensable.

Le temps de pause, c'est du temps de travail effectif ?

En général, non. Le temps de pause n'est pas rémunéré et n'est pas compté comme du temps de travail. La loi est claire : après 6 heures de travail, chaque salarié a droit à une pause d'au moins 20 minutes consécutives.

Il y a toutefois une nuance importante. Si, pendant sa pause, le salarié doit rester disponible pour l'employeur et ne peut pas faire ce qu'il veut (par exemple, un technicien d'astreinte qui doit rester sur site), alors cette "pause" devient du temps de travail effectif. Elle doit donc être payée. Pensez aussi à vérifier votre convention collective, car elle peut prévoir des règles plus avantageuses, comme la rémunération de toutes les pauses.


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