Le temps de pause selon le Code du travail : guide pratique pour les managers

Publié le
12/2/2026
Le temps de pause selon le Code du travail : guide pratique pour les managers
En 20 minutes, on vous explique tout.

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Le temps de pause, selon le Code du travail, c'est bien plus qu'une simple obligation légale. La règle de base est claire : tout salarié a droit à 20 minutes consécutives de pause pour chaque période de 6 heures de travail. C'est le minimum légal, mais s'arrêter là serait une erreur stratégique, surtout dans les secteurs à haute intensité comme le commerce de détail ou l'hôtellerie-restauration.

Comprendre l'enjeu stratégique du temps de pause

Pour beaucoup, surtout dans des secteurs sous pression comme l'hôtellerie-restauration (HCR), le retail ou la grande distribution, la gestion des pauses ressemble à un casse-tête administratif. Une contrainte de plus dans un planning déjà surchargé. Pourtant, voir les choses sous cet angle, c'est passer à côté de l'essentiel. La pause est en réalité un levier de performance incroyablement puissant.

Une balance avec une tasse de café, un graphique de croissance et deux hommes symbolisant l'équilibre travail-vie.

Une pause bien gérée n'est jamais du temps perdu. C'est un investissement direct dans votre capital le plus précieux : vos équipes. Pour un manager de boutique ou un gérant de restaurant, s'assurer que chacun prend sa pause, c'est agir concrètement contre l'épuisement professionnel, l'une des causes majeures du turnover et de l'absentéisme.

Un impact direct sur la performance opérationnelle

Dans des environnements où chaque seconde compte, comme la gestion d'une caisse en heure de pointe ou le service en salle pendant le "coup de feu", la fatigue est votre pire ennemie. Elle augmente le risque d'erreurs, d'oublis et même d'accidents du travail. Des pauses respectées permettent de maintenir un niveau de vigilance optimal, tout simplement.

Les bénéfices d'une gestion rigoureuse sont multiples et très concrets :

  • Moins d'accidents : Un salarié reposé est un salarié plus attentif. C'est vital pour la sécurité en cuisine, en salle ou dans un entrepôt.
  • Une meilleure productivité : Les pauses rechargent les batteries, tant physiques que mentales. Au retour, l'efficacité est décuplée.
  • Une qualité de service au top : Une équipe moins fatiguée est plus patiente, plus souriante et plus à l'écoute des clients. C'est un atout majeur dans le commerce et la restauration.
  • Une marque employeur renforcée : Une entreprise qui prend soin de ses équipes et respecte leur droit au repos est vue comme un employeur de choix.

"Voir la pause non comme une dépense, mais comme une maintenance préventive de votre équipe, change complètement la perspective managériale. C'est le moyen le plus simple d'investir dans la durabilité de votre performance."

Ce guide est là pour vous aider à transformer cette obligation légale en un véritable avantage concurrentiel. Nous allons décortiquer les règles, aborder les spécificités de votre secteur et vous montrer comment des outils modernes peuvent garantir une conformité sans faille tout en optimisant l'organisation du travail. D'ailleurs, une bonne gestion des pauses est directement liée au fait d'améliorer la qualité de vie au travail, un sujet tout aussi crucial.

Maîtriser les règles de base du temps de pause

Pour piloter efficacement vos équipes, que ce soit dans le retail ou en restauration, connaître les fondamentaux du temps de pause selon le Code du travail n'est pas une option, c'est une obligation. Oubliez l'idée que c'est un détail : c'est le socle d'un planning légal et d'une gestion RH sereine.

Horloge montrant une pause de 20 minutes après 6 heures de travail, avec une personne se relaxant sur un banc.

La règle d'or est simple, mais elle est stricte. En France, le temps de pause est un droit gravé dans l'article L3121-16 du Code du travail. La loi impose une pause minimale de 20 minutes consécutives dès que le temps de travail atteint 6 heures dans la même journée.

Pour les salariés de moins de 18 ans, la protection est encore plus forte : ils ont droit à 30 minutes de pause après seulement 4 heures 30 de travail (article L3162-3). C'est un point crucial à surveiller, notamment pour les apprentis en restauration rapide ou les jeunes en contrat étudiant dans les commerces.

Attention, cette pause est un bloc indivisible. Il est impossible de la couper en deux fois 10 minutes, par exemple. L'idée est d'offrir une vraie coupure, un moment de déconnexion pour le salarié.

Pause rémunérée ou non : la distinction à ne jamais oublier

C'est LA question qui revient sans cesse sur le terrain : est-ce que cette pause doit être payée ? La réponse tient en une seule question : votre salarié est-il libre de faire ce qu'il veut, ou doit-il rester à votre disposition ? C'est ce qui détermine si la pause compte comme du temps de travail effectif.

Pour y voir plus clair, voici les deux cas de figure :

  • La pause non rémunérée : C'est le scénario le plus fréquent. Pendant ses 20 minutes, le salarié est entièrement libre. Il peut sortir déjeuner, passer des coups de fil personnels, bref, il n'est plus sous votre autorité.
  • La pause rémunérée : Tout change si vous demandez au salarié de rester disponible "au cas où". Un manager qui demande à un serveur de prendre sa pause tout en gardant un œil sur la salle, ou à un vendeur de rester près des cabines d'essayage, impose une contrainte. Dans ce cas, la pause est considérée comme du travail et doit être payée.

En tant que manager, retenez ceci : si vous exigez que votre employé reste disponible, même passivement, sa pause doit être comptée et rémunérée comme du temps de travail. C'est non négociable.

Mises en situation concrètes dans le retail et la restauration

Pour que ce soit bien clair, projetons-nous dans le quotidien de deux managers.

  • Exemple dans le retail : Une responsable de boutique de vêtements planifie la pause de sa vendeuse de 14h00 à 14h20. Une autre personne prend le relais en caisse et la vendeuse peut sortir s'acheter un café. Elle est totalement libre. Résultat : cette pause n'est pas rémunérée.
  • Exemple en restauration : Un gérant de brasserie demande à son cuisinier de prendre sa pause dans l'arrière-cuisine pour être prêt à intervenir si un "coup de feu" imprévu arrive. Le cuisinier ne peut pas quitter les lieux et doit rester sur le qui-vive. Résultat : cette pause doit obligatoirement être rémunérée.

Saisir cette nuance est la clé pour éviter les erreurs de paie et les litiges prud'homaux. Pour creuser le sujet, n'hésitez pas à lire notre article complet sur le droit du travail sur les pauses, qui aborde d'autres aspects essentiels.

Enfin, gardez à l'esprit que ces règles de base s'appliquent à tous les contrats (CDI, CDD, temps partiel...). La vigilance est de mise, surtout si vous employez de jeunes travailleurs, où les règles sont encore plus protectrices. Un bon planning est un planning qui anticipe et intègre ces dispositions pour une conformité à toute épreuve.

Dépasser le minimum légal avec les conventions collectives

Les 20 minutes de pause après 6 heures de travail prévues par le Code du travail ? Ce n'est que le socle de base. Pour tout manager dans le retail, l'hôtellerie ou la restauration, la véritable bible se trouve souvent ailleurs : dans votre convention collective. C'est elle qui adapte la loi aux réalités de votre secteur, et bonne nouvelle, c'est souvent pour offrir mieux à vos équipes.

Penser que le minimum légal suffit est une erreur classique qui peut vite devenir un casse-tête RH. Ignorer ce que dit votre convention, c'est un peu comme naviguer sans carte : vous risquez de sortir des clous, de créer des tensions inutiles et de manquer une belle occasion d'améliorer le bien-être au travail.

Le repos quotidien, l'autre pilier à ne jamais oublier

Avant de plonger dans le détail des pauses, rappelons un autre fondamental du repos des salariés : le repos quotidien. La règle est simple mais non négociable : 11 heures consécutives de repos doivent séparer la fin d'une journée de travail du début de la suivante.

Ce n'est pas un détail, c'est essentiel pour prévenir l'épuisement et les risques pour la santé mentale. Pour le gérant d'un restaurant dont l'équipe finit le service à minuit, cela veut dire qu'il est impossible de la remettre au planning le lendemain à 8h. Le respect de ces 11 heures est tout aussi crucial que celui du temps de pause selon le Code du travail.

Ne pas respecter ces temps de repos, qu'ils soient entre deux journées ou pendant le travail, a des conséquences bien réelles. Le repos quotidien de 11 heures, inscrit dans la loi depuis 1998, est le complément indispensable des pauses pour garantir une vraie récupération. Une étude de 2022 a même montré que le non-respect des pauses est à l'origine de 15 % des litiges aux prud'hommes dans l'hôtellerie, avec des dommages-intérêts qui grimpent en moyenne à 5 000 €. Pour en savoir plus sur la réglementation du temps de travail en France, cette ressource reste une bonne référence.

Quand la convention collective prend le relais (et fait mieux)

Négociées par les partenaires sociaux, les conventions collectives et les accords de branche sont conçus pour coller au plus près des spécificités de chaque métier. C'est pourquoi ils prévoient souvent des dispositions bien plus généreuses que la loi.

Voici quelques avantages concrets que vous pourriez découvrir en lisant la vôtre :

  • Une pause plus longue : Au lieu des 20 minutes légales, certaines conventions imposent 30 minutes, parfois plus, pour la pause principale.
  • La rémunération de la pause : La loi ne l'impose pas, mais de nombreuses conventions considèrent la pause déjeuner comme du temps de travail effectif. Elle doit donc être payée.
  • Des pauses en plus : Pour les métiers physiquement exigeants ou les travailleurs de nuit, des pauses additionnelles sont souvent prévues pour garantir leur santé et leur sécurité.
  • Un vrai temps pour le repas : Votre convention peut définir une durée minimale pour la pause déjeuner (souvent 45 minutes ou une heure), s'assurant que les salariés ont le temps pour une véritable coupure.

Connaître et appliquer les règles de votre convention n'est pas juste une obligation légale. C'est un acte de management qui montre le respect que vous portez à vos équipes et qui bâtit une relation de confiance durable.

Exemples concrets dans le retail et la restauration

Pour que ce soit plus parlant, voyons comment ça se passe sur le terrain.

  • Dans la grande distribution : La convention collective du commerce de détail et de gros à prédominance alimentaire prévoit très souvent des pauses plus généreuses, notamment une pause repas d'au moins 45 minutes. Elle peut même être rémunérée si le salarié ne peut pas quitter son lieu de travail.
  • En hôtellerie-restauration (HCR) : La convention HCR est un cas d'école. Elle impose par exemple l'avantage en nature repas ou une indemnité compensatrice, ce qui a un impact direct sur la façon dont on gère la pause déjeuner.
  • Dans la restauration rapide : Ce secteur, qui emploie beaucoup de jeunes et de temps partiels, a des règles très précises pour encadrer les coupures et éviter les journées à rallonge. Pour tout savoir, jetez un œil à notre guide sur la convention collective de la restauration rapide.

Au final, chaque manager doit faire de sa convention collective son livre de chevet. C'est votre feuille de route pour une gestion des pauses qui soit non seulement conforme, mais aussi juste et adaptée à votre quotidien. D'ailleurs, les outils de planification modernes peuvent intégrer ces règles spécifiques pour vous alerter et vous assurer une conformité sans prise de tête.

Gérer les pauses sur le terrain en HCR et retail

La théorie sur le temps de pause selon le Code du travail, c'est bien, mais la pratique, c'est une autre paire de manches. Pour les managers en hôtellerie-restauration (HCR) ou dans le retail, la gestion des pauses se joue souvent dans le feu de l'action : le coup de feu de midi, les samedis après-midi bondés en magasin ou la folie des soldes.

Deux scènes : des chefs dans une cuisine, et une caissière avec un client dans un supermarché.

Le défi est double : garantir le droit au repos de chaque salarié tout en assurant une continuité de service irréprochable. Personne ne veut d'une file d'attente interminable à la caisse ou d'une table qui attend ses plats parce que toute l'équipe est en pause au même moment. Heureusement, transformer ce casse-tête opérationnel en un processus fluide est tout à fait possible avec un peu de méthode et d'anticipation.

Organiser les pauses pendant le coup de feu en restauration

Le service de midi dans un restaurant est l'exemple parfait de ce défi logistique. Comment envoyer un serveur ou un cuisinier en pause sans que la qualité ou la rapidité du service en pâtisse ? La clé, c'est d'abandonner l'idée que tout le monde doit prendre sa pause en même temps.

La solution réside dans un planning de pauses rotatif et décalé. Plutôt que d'attendre que six heures de travail se soient écoulées, il faut prendre les devants.

Voici une approche pragmatique qui a fait ses preuves :

  • Les pauses avant le rush : Pour l'équipe du matin, planifiez les pauses juste avant le pic de 12h30. Un collaborateur peut prendre ses 20 minutes de 11h40 à 12h00, et revenir frais et dispo pour le début du service intense.
  • Les pauses après le rush : Pour ceux qui arrivent un peu plus tard, la pause peut être décalée après 14h00, une fois que la pression est retombée.
  • Le binôme de remplacement : Organisez vos équipes en binômes où l'un peut couvrir les tâches de l'autre pendant sa pause. Pendant que l'un souffle, l'autre assure la continuité sur un périmètre légèrement élargi. C'est simple et terriblement efficace.

La flexibilité est votre meilleur allié. La loi impose 20 minutes après six heures, mais rien ne vous empêche de donner cette pause plus tôt. Anticiper les pauses, c'est maîtriser le flux de votre service.

Planifier les pauses dans le retail pour éviter l'attente client

Dans un supermarché ou une boutique, l'enjeu est de maintenir une présence suffisante en rayon et aux caisses. Un mauvais timing, et c'est l'expérience client qui en prend un coup.

La stratégie, ici, repose sur l'analyse de vos données de fréquentation. Vous savez à quelles heures les clients affluent. Planifiez donc les pauses de vos équipes pendant les périodes plus calmes que vous aurez identifiées (par exemple, entre 14h30 et 16h00).

Pour y parvenir sans accroc :

  • Échelonnez les départs en pause : Ne faites jamais partir deux caissiers de postes voisins en même temps. Un départ toutes les 10-15 minutes suffit à assurer une rotation fluide.
  • Misez sur la polyvalence : Un employé formé à la fois pour la mise en rayon et la caisse peut servir de "joker" pour remplacer un collègue parti en pause.
  • Communiquez le planning : Affichez clairement le planning des pauses dans la salle de repos. Chacun sait à quoi s'en tenir, ce qui évite les hésitations et les malentendus. Pour creuser les défis de planification, découvrez comment optimiser la gestion de planning en restauration rapide.

Le cas particulier des horaires fractionnés et des travailleurs mobiles

La gestion des pauses se complique un peu avec les horaires "en coupure", fréquents en restauration, ou pour le personnel mobile comme les livreurs.

Pour les horaires fractionnés, la longue coupure entre deux services (par exemple, de 15h à 18h) constitue un temps de repos bien supérieur au minimum légal. Attention tout de même : si un service dure 6 heures ou plus, la pause de 20 minutes reste due pendant cette période de travail.

Quant aux travailleurs mobiles, comme les livreurs, des règles spécifiques s'appliquent. Dans des secteurs comme la restauration ou le commerce, la pause pour les conducteurs grimpe à 45 minutes si leur journée dépasse 9 heures. Elle peut être fractionnée en 3x15 minutes ou 30+15 minutes. C'est un point crucial à intégrer dans la planification des tournées, car les sanctions pour non-respect peuvent atteindre 750 € par salarié.

En fin de compte, une gestion réussie des pauses sur le terrain est le fruit d'une planification intelligente, qui allie connaissance de la loi, analyse de l'activité et communication claire avec les équipes.

Sécuriser votre entreprise face aux risques légaux

Gérer le temps de pause selon le Code du travail n'est pas qu'une simple case à cocher sur une liste de tâches administratives. C'est un acte qui engage pleinement votre responsabilité d'employeur.

Ignorer ou même mal interpréter ces règles, c'est exposer votre entreprise à des risques juridiques et financiers très concrets. Des risques capables de déstabiliser même les organisations les plus solides.

Le vrai danger ne vient pas toujours d'un contrôle inopiné. Il vient souvent d'un litige individuel. Un salarié qui s'estime lésé dans son droit au repos peut parfaitement saisir le Conseil de prud'hommes. Et là, la situation se retourne : c'est à vous, et à vous seul, de prouver que les pauses ont bien été accordées. La charge de la preuve vous incombe entièrement.

La preuve irréfutable en cas de contrôle

Comment allez-vous démontrer, des mois plus tard, que ce membre de votre équipe a bien pris ses 20 minutes de pause réglementaires un mardi de très forte affluence ? Se fier à la mémoire collective ou à des plannings papier griffonnés est une stratégie pour le moins hasardeuse. Face à l'inspection du travail ou à un juge, il vous faut du tangible, de l'indiscutable.

Les moyens de preuve qui tiennent la route sont peu nombreux :

  • Les relevés de pointeuse ou de badgeuse : C'est de loin la méthode la plus fiable. Un système de pointage digital qui enregistre précisément le début et la fin de chaque pause est une preuve quasi incontestable.
  • Des plannings de travail détaillés : Des plannings clairs, signés par les salariés et mentionnant noir sur blanc les horaires de pause, peuvent jouer en votre faveur.
  • Les témoignages d'autres salariés : Utiles, mais bien moins solides. Ils peuvent éventuellement appuyer votre défense, mais ne remplaceront jamais un suivi documenté et rigoureux.

Sans preuves tangibles, l'employeur se retrouve dans une position de grande vulnérabilité. Un suivi rigoureux, idéalement automatisé, n'est donc pas un luxe, mais bien une nécessité pour protéger votre entreprise sur le plan juridique.

Les sanctions encourues ne sont pas à prendre à la légère

Une mauvaise gestion des pauses peut vous coûter très, très cher. Les conséquences vont bien au-delà du simple rappel à l'ordre et peuvent s'accumuler, créant un effet boule de neige dévastateur pour vos finances comme pour votre réputation.

"Le non-respect du temps de pause n'est pas une simple erreur de planning. C'est une faute de l'employeur qui peut entraîner une cascade de sanctions, de la simple amende à la requalification d'heures, avec des rappels de salaire sur plusieurs années."

Les risques financiers directs se déclinent en plusieurs volets :

  • Amendes administratives : Une infraction constatée par l'inspection du travail peut déclencher une amende de 4ème classe. Le montant ? 750 € par salarié concerné. L'addition peut monter très vite.
  • Requalification en temps de travail effectif : Si un juge estime que les pauses n'ont pas été réellement prises, il peut les requalifier en temps de travail. Vous devrez alors payer ces heures, avec les majorations pour heures supplémentaires, et un rappel qui peut remonter jusqu'à trois ans en arrière.
  • Dommages et intérêts : Comme si cela ne suffisait pas, le salarié peut obtenir des dommages et intérêts pour le préjudice subi, notamment pour manquement à votre obligation de sécurité.

Et au-delà de l'aspect purement financier, l'impact sur votre marque employeur peut être désastreux. Une condamnation pour non-respect des droits fondamentaux des salariés abîme durablement votre réputation, complique vos futurs recrutements et peut miner le moral des équipes en place. Mettre en place une traçabilité irréprochable est finalement le meilleur investissement que vous puissiez faire pour votre sérénité.

Automatiser la gestion des pauses pour gagner en sérénité

Gérer les pauses à la main sur des plannings complexes, surtout dans le retail ou la restauration, c’est un peu comme jongler avec des oranges en pleine tempête. Tôt ou tard, une erreur, un oubli ou une tension finit par arriver. C'est une tâche qui prend un temps fou et qui empêche les managers de se concentrer sur ce qui compte vraiment : accompagner leurs équipes et soigner l'expérience client. Face au casse-tête du temps de pause selon le Code du travail et les conventions collectives, la technologie est bien plus qu'une aide : c'est une bouée de sauvetage.

Homme d'affaires souriant avec un smartphone affichant un calendrier de tâches cochées et une horloge, symbolisant la gestion du temps.

Un outil de planification intelligent n'est pas qu'un simple agenda numérique. C'est un véritable assistant RH qui veille au grain pour que chaque planning soit parfaitement conforme à la loi. Il transforme une contrainte administrative pesante en un processus fluide et sécurisé, apportant une sérénité plus que bienvenue au quotidien.

La fin des erreurs de planning grâce aux alertes intelligentes

Le plus gros avantage de l'automatisation ? Sa capacité à intégrer une bonne fois pour toutes les règles qui régissent votre activité. Imaginez un système où vous n'avez plus jamais à vérifier manuellement chaque pause.

Le principe est simple, mais redoutablement efficace :

  • Paramétrage sur mesure : Vous configurez une seule fois les règles de votre convention collective (durée des pauses, rémunération, repos quotidien...) et les minimums légaux.
  • Alertes en temps réel : Si vous essayez de créer un planning qui enfreint une règle – par exemple, une pause de 15 minutes au lieu de 20, ou un repos de 10 heures entre deux shifts au lieu de 11 – le système vous bloque ou vous alerte immédiatement. Impossible de passer à côté.
  • Fiabilité à toute épreuve : Cette vigilance de tous les instants met fin au risque d'erreur humaine, même quand il faut modifier un planning à la dernière minute. La conformité est garantie à 100 %.

L'automatisation agit comme un garde-fou permanent. Elle assure que chaque planning publié est non seulement optimisé pour l'activité, mais aussi parfaitement légal, vous protégeant ainsi contre les litiges coûteux.

Le pointage digital, une preuve fiable et incontestable

On l'a vu, en cas de contrôle ou de litige, c'est à l'employeur de prouver qu'il respecte les règles. Et fournir la preuve tangible que chaque salarié a bien pris ses pauses est absolument crucial. Dans ce contexte, un système de pointage digital devient votre meilleur allié.

Une pointeuse mobile ou une badgeuse moderne ne se contente pas d'enregistrer les heures d'arrivée et de départ. Elle permet aux salariés de pointer précisément le début et la fin de leurs pauses. Cette traçabilité vous fournit une preuve horodatée, fiable et facile à consulter. Pour creuser le sujet, découvrez tout l'intérêt d'une badgeuse pour la gestion du temps de pause et comment elle simplifie cette tâche.

En centralisant ces données, vous pouvez générer des rapports détaillés en quelques clics et prouver votre bonne foi face à l'inspection du travail. Cette approche transforme une obligation légale stressante en un processus RH maîtrisé et transparent. Résultat ? Vous libérez un temps précieux pour vous concentrer sur l'essentiel : vos équipes et vos clients.

Les questions qui reviennent souvent sur le temps de pause

Pour y voir plus clair sur les règles du temps de pause prévues par le Code du travail, voici les réponses directes aux questions que les managers se posent le plus, surtout dans des secteurs aussi intenses que le retail ou l'hôtellerie-restauration.

La pause déjeuner est-elle obligatoire et rémunérée ?

Le Code du travail ne parle pas de "pause déjeuner" en tant que telle. Il impose une pause de 20 minutes dès que l'on atteint 6 heures de travail consécutives. Si cette coupure sert à déjeuner, elle n'est généralement pas rémunérée, car le salarié n'est plus à la disposition de l'employeur.

Mais attention, le premier réflexe à avoir est de jeter un œil à votre convention collective. C'est elle qui peut imposer une durée plus longue ou même une rémunération, faisant de cette pause un droit spécifique à votre secteur.

Un salarié peut-il sauter sa pause pour partir plus tôt ?

Absolument pas. Le temps de pause n'est pas un avantage que l'on peut négocier, c'est une mesure de santé et de sécurité publique. Un salarié ne peut donc pas y renoncer, même s'il est d'accord.

Un employeur qui fermerait les yeux sur cette pratique commettrait une faute sérieuse. Il s'expose non seulement à des sanctions financières, mais sa responsabilité pourrait être engagée en cas d'accident du travail lié à la fatigue de son employé.

La preuve, une responsabilité qui vous incombe En cas de litige, c'est à vous, et uniquement à vous, de prouver que les pauses ont bien été accordées. Un système de pointage fiable est votre meilleure armure juridique face aux réclamations.

Comment prouver que les pauses ont bien été prises ?

C'est simple : la charge de la preuve repose entièrement sur vos épaules. Si les plannings et les témoignages peuvent servir d'indices, rien ne vaut la fiabilité d'un système de pointage moderne, comme une badgeuse ou une application mobile.

Ce type d'outil enregistre les heures de début et de fin de chaque pause de manière indiscutable. C'est une preuve factuelle et irréfutable qui vous met à l'abri en cas de contrôle de l'inspection du travail ou de conflit aux prud'hommes.

Puis-je imposer les horaires des pauses à mes salariés ?

Oui, sans aucun doute. En tant qu'employeur, vous avez le pouvoir d'organiser le travail au sein de votre entreprise. Vous pouvez donc tout à fait fixer les horaires des pauses, que ce soit pour toute l'équipe ou de manière individuelle.

C'est même une nécessité pour garantir la continuité du service, que ce soit en plein coup de feu dans un restaurant ou un samedi après-midi bondé dans un magasin. L'essentiel est que ces horaires soient communiqués clairement, par exemple via un affichage ou directement sur le planning.


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