Journée de carence: Comprendre son calcul et ses conséquences

Publié le
23/1/2026
Journée de carence: Comprendre son calcul et ses conséquences
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La journée de carence... rien que le nom peut faire grincer des dents. Souvent vue comme une sorte de sanction, il s'agit en fait tout simplement du premier jour d'une absence pour maladie qui n'est pas payé par l'employeur. Ce mécanisme a une raison d'être : faire la distinction entre un petit coup de fatigue et une incapacité de travail plus sérieuse. Pour quiconque gère du personnel en Belgique, c'est une notion absolument essentielle à maîtriser.

Comprendre le fonctionnement de la journée de carence

Un homme consulte un calendrier d'absence avec des jours marqués en rouge, près d'un bâtiment et d'un sablier.

Plutôt qu'une pénalité, imaginez la journée de carence comme un petit délai de franchise. C'est le tout premier jour d'un arrêt maladie où l'entreprise n'intervient pas encore avec le salaire garanti.

L'objectif derrière cette règle est assez clair : freiner l'absentéisme de très courte durée. En fixant un seuil avant la prise en charge, le système encourage à bien faire la part des choses entre une indisposition passagère et une véritable incapacité de travail.

Pour un manager, surtout dans des secteurs où la main-d'œuvre est un poste clé comme l'Horeca ou le retail, cette règle est tout sauf un détail. Elle a un impact direct sur la planification des remplacements, la maîtrise des coûts salariaux et, bien sûr, la préparation des fiches de paie.

Le principe de base du salaire garanti

Pour vraiment piger la journée de carence, il faut d'abord parler du salaire garanti. La loi belge est claire : quand un travailleur tombe malade, son employeur doit continuer à lui verser son salaire pendant un certain temps. La journée de carence, c'est le point de départ de ce processus.

Concrètement, si la journée de carence s'applique, le paiement du salaire garanti par l'employeur ne démarre qu'au deuxième jour de l'arrêt maladie. Le premier jour, lui, n'est pas rémunéré par l'entreprise.

Attention, cette règle n'est pas une vérité universelle. Son application peut varier en fonction de plusieurs critères, comme le type de contrat du travailleur ou son ancienneté.

Pourquoi c'est si important pour les managers

Une mauvaise gestion de la journée de carence peut vite coûter cher, que ce soit en argent ou en tensions sociales. En tant que gestionnaire, bien la maîtriser vous permet de :

  • Être en règle : Appliquer correctement la législation, c'est s'éviter des litiges potentiels avec un membre de l'équipe.
  • Fiabiliser la paie : Un calcul juste du salaire garanti dès le départ, c'est la garantie de fiches de paie sans erreurs ni discussions.
  • Mieux anticiper : Savoir si une absence sera indemnisée ou non aide à décider plus sereinement s'il faut organiser un remplacement.
  • Communiquer en toute transparence : Savoir expliquer clairement comment ça fonctionne aux équipes renforce la confiance et l'équité.

On le voit, ce mécanisme est bien plus qu'une ligne administrative sur une fiche de paie. C'est un rouage essentiel de la gestion des absences et de la relation employeur-employé en Belgique. Dans les parties qui suivent, on va plonger dans le détail du cadre légal, des calculs et des nombreuses exceptions qui rendent cette règle si complexe.

Le cadre légal qui régit la journée de carence en Belgique

Pour appliquer correctement la journée de carence, il ne suffit pas de connaître le principe. Il faut d'abord maîtriser le cadre juridique qui la dessine en Belgique. C'est lui, et lui seul, qui fixe les règles du jeu pour tout le monde, employeurs comme travailleurs.

Ce cadre légal est loin d'être un bloc monolithique. Il fait une distinction nette entre le secteur privé et le secteur public, et surtout, il est très fortement influencé par les accords négociés dans chaque branche d'activité. Savoir naviguer dans ces textes est donc indispensable pour garantir une gestion RH à la fois conforme et équitable.

Secteur privé : la base légale commune

Depuis la loi sur le statut unique, entrée en vigueur le 1er janvier 2014, les choses se sont bien simplifiées. Les règles sur le salaire garanti – et donc sur la journée de carence – ont été en grande partie harmonisées entre ouvriers et employés. Un vrai soulagement pour la gestion administrative de nombreuses entreprises.

La loi du 3 juillet 1978 sur les contrats de travail reste la pierre angulaire de tout le système. C'est elle qui pose le principe : le premier jour d'une incapacité de travail de moins de 14 jours est considéré comme une journée de carence. Traduction : il n'est pas rémunéré par l'employeur.

Autrement dit, pour une petite absence maladie, l'obligation de payer le salaire garanti ne démarre qu'au deuxième jour. Attention, cette règle ne s'applique que si le travailleur a au moins un mois d'ancienneté sans interruption dans l'entreprise.

Mais ne vous y trompez pas : cette base légale n'est que le point de départ. D'autres éléments entrent en jeu et peuvent complexifier, voire complètement annuler l'application de cette journée de carence.

L'impact déterminant des Conventions Collectives de Travail (CCT)

C'est ici que les choses se corsent pour les gestionnaires RH. Une Convention Collective de Travail (CCT), qu'elle soit signée au niveau d'un secteur (via la commission paritaire) ou d'une entreprise, peut toujours prévoir des conditions plus avantageuses pour les travailleurs que ce que la loi impose.

Et dans les faits, de très nombreuses CCT en Belgique contiennent des clauses qui suppriment purement et simplement la journée de carence. Dans ce cas, l'affaire est entendue : l'employeur doit payer le salaire dès le premier jour d'absence.

Il est donc absolument crucial pour chaque employeur de savoir quelle CCT s'applique à son secteur. Ignorer ces dispositions spécifiques est une source classique d'erreurs de paie et de litiges qui pourraient facilement être évités.

Voici quelques exemples de secteurs où la CCT peut déroger à la règle générale :

  • La construction (CP 124) : Des règles spécifiques peuvent exister pour les ouvriers du secteur.
  • Le commerce de détail : Plusieurs commissions paritaires (comme la CP 201 ou 202) ont leurs propres accords.
  • L'Horeca (CP 302) : Un secteur où les CCT jouent un rôle majeur dans la définition des conditions de travail.

Le cas particulier du secteur public

Le secteur public, lui, fonctionne avec ses propres règles statutaires, bien différentes de celles du privé. La notion de journée de carence y a été introduite plus récemment, dans le but avoué de mieux maîtriser l'absentéisme de courte durée.

Depuis le 1er janvier 2018, les agents publics – qu'ils soient fonctionnaires, stagiaires ou contractuels – se voient appliquer une journée de carence sur le premier jour de leur arrêt maladie. Leur rémunération n'est donc pas maintenue pour cette première journée.

Cependant, tout comme dans le privé, il y a des exceptions notables à connaître. La journée de carence ne s'applique généralement pas dans les situations suivantes :

  • Accident survenu sur le lieu ou le chemin du travail, ou maladie professionnelle.
  • Congé de maternité ou autres congés liés à la grossesse.
  • Absence dans le cadre d'une maladie grave ou de longue durée.
  • Dans le cadre d'une affection de longue durée (ALD), la carence n'est appliquée qu'une seule fois sur une période de trois ans.

Ces distinctions montrent bien que la gestion de la journée de carence exige une connaissance fine, non seulement de la loi générale, mais aussi des statuts et accords spécifiques à chaque environnement. Si la déclaration d'absence via Dimona est une obligation administrative de base, comprendre les droits du travailleur qui en découlent, comme le recours à un médecin contrôle en Belgique, est tout aussi essentiel pour un employeur.

Comment calculer le salaire garanti avec la journée de carence

Illustration montrant une calculatrice, des pièces de monnaie, un document et un calendrier, évoquant le calcul financier ou une journée de carence.

Après la théorie et le cadre légal, passons à la pratique. Le calcul du salaire garanti, une fois la journée de carence intégrée, peut sembler intimidant. Mais en réalité, il repose sur une logique assez simple, pour peu qu’on décompose bien les étapes.

Ce guide vous accompagne à travers des scénarios concrets pour que cette obligation légale devienne un réflexe fluide et sans erreur dans votre processus de paie.

Le mécanisme de déduction expliqué

Le principe est direct : si la journée de carence s'applique, le salaire du premier jour d'absence n'est tout simplement pas versé par l'employeur. Pour calculer ce montant, on se base sur le salaire journalier brut du travailleur. C'est aussi simple que ça.

Ce calcul est une étape clé pour garantir la conformité de la paie. Une erreur ici, même petite, peut non seulement causer des tracas administratifs, mais aussi fragiliser la confiance de vos collaborateurs. Pour mieux comprendre comment tout s'articule, n'hésitez d'ailleurs pas à consulter notre guide complet sur la fiche de paye en Belgique.

Une fois ce premier jour passé, le salaire garanti prend le relais dès le deuxième jour, en suivant les pourcentages et les durées prévus par la loi ou la CCT applicable.

Scénario 1 : Employé à temps plein

Prenons l'exemple de Thomas. Il est employé à temps plein avec un salaire mensuel brut de 3 000 €. Il tombe malade et s'absente pendant 5 jours. Sa convention collective ne prévoit rien de particulier, la journée de carence s'applique donc.

  1. Calcul du salaire journalier : Pour un mois moyen de 21,67 jours ouvrables, son salaire journalier est de 3 000 € / 21,67 = 138,44 €.
  2. Application de la carence : Le premier jour n'est pas payé. On va donc déduire 138,44 € de sa paie brute.
  3. Calcul du salaire garanti : Les 4 jours suivants sont bien couverts par le salaire garanti, payé à 100 % par l'employeur dans ce cas.
  4. Impact sur la paie : Le salaire brut de Thomas pour le mois sera donc son salaire habituel, amputé du montant de cette journée de carence.

En résumé, le calcul est le suivant : salaire mensuel brut moins la valeur d'une journée de travail. Le rôle du gestionnaire de paie est de s'assurer que cette déduction est correctement appliquée et tracée.

Scénario 2 : Travailleur à temps partiel

Imaginons maintenant Sofia. Elle travaille à mi-temps, soit 3 jours par semaine, pour un salaire brut de 1 500 € par mois. Elle est absente une semaine complète, ce qui correspond à 3 de ses jours de travail prévus.

  • Jour 1 (jour de carence) : Son premier jour d'absence planifié n'est pas rémunéré.
  • Jour 2 et 3 (salaire garanti) : Les deux jours de travail suivants sont, eux, payés par l'employeur au titre du salaire garanti.
  • Jours non travaillés : Les jours où elle n'était de toute façon pas censée travailler ne sont évidemment pas concernés.

L'impact de la journée de carence est donc proportionnel à son temps de travail. La logique ne change pas, mais le calcul s'applique uniquement sur les jours où elle aurait dû prester.

Scénario 3 : Le cas de la rechute

Que se passe-t-il si un collaborateur retombe malade juste après avoir repris le travail ? La loi est très claire sur ce point : si la rechute survient dans les 14 jours civils qui suivent la fin du premier arrêt, il n'y a pas de nouvelle journée de carence.

L'incapacité est alors vue comme la continuation de la première. Le décompte du salaire garanti reprend simplement là où il s'était arrêté. Par exemple, si l'employé a été absent 5 jours puis rechute après 10 jours, le 6ème jour d'absence (qui est le premier de la nouvelle période) sera indemnisé directement, sans nouvelle carence.

Cette règle protège le travailleur contre une double pénalité pour une même maladie. C'est une nuance importante qui a un impact réel sur la gestion administrative, comme l'a bien montré l'expérience de la fonction publique à Bruxelles. L'introduction du jour de carence y a fait chuter les absences de très courte durée, avec un impact financier notable. Maîtriser ces cas pratiques est donc essentiel pour une gestion de la paie juste et efficace.

Identifier les exceptions et les cas particuliers

Si le principe de la journée de carence semble simple de prime abord, son application est en réalité pleine de subtilités. Penser qu'il s'agit d'une règle universelle est une erreur fréquente chez les managers. En réalité, le droit belge prévoit toute une série de situations bien définies où ce premier jour d'absence doit impérativement être rémunéré.

Connaître ces exceptions n'est pas une simple option ; c'est une obligation pour garantir la conformité de votre paie et maintenir une relation saine avec vos équipes. Chaque cas particulier répond à une logique précise : protéger le travailleur face à des événements qui sortent du cadre d'une maladie ordinaire.

Les absences liées à l'environnement de travail

La première grande catégorie d'exceptions concerne les situations où l'incapacité de travail est directement liée à l'activité professionnelle. Ici, la loi considère que la responsabilité de l'employeur est engagée, ce qui justifie une prise en charge immédiate du salaire.

Il existe deux cas de figure principaux dans cette catégorie :

  • L'accident du travail : Lorsqu'un collaborateur est victime d'un accident sur son lieu de travail ou sur le chemin direct entre son domicile et le bureau, la journée de carence est automatiquement supprimée. Le salaire est garanti dès le premier jour d'absence.
  • La maladie professionnelle : Si l'incapacité est causée par une maladie reconnue comme étant la conséquence directe de l'exposition à un risque professionnel, le même principe s'applique. Il n'y a aucune retenue sur salaire pour le premier jour.

Situations médicales spécifiques

Au-delà des causes purement professionnelles, certaines circonstances médicales, souvent plus graves, annulent également l'application de la journée de carence. L'objectif est clair : ne pas pénaliser financièrement un travailleur qui fait déjà face à une situation de santé compliquée.

L'exemple le plus courant est l'hospitalisation. Si le certificat médical mentionne une hospitalisation, même d'une seule journée, la journée de carence ne s'applique pas. La rémunération est due dès le début de l'arrêt.

De la même manière, toutes les absences liées à une grossesse, comme le congé de maternité ou un congé pathologique qui le précède, sont totalement exclues du champ de la journée de carence.

L'influence décisive des conventions collectives de travail

C'est sans doute là que les choses se corsent pour les gestionnaires : l'impact des Conventions Collectives de Travail (CCT). Une CCT, qu'elle soit sectorielle ou d'entreprise, peut toujours prévoir des conditions plus favorables que la loi. Et c'est un fait, de nombreuses commissions paritaires ont justement choisi de supprimer la journée de carence.

Des secteurs comme la construction (CP 124) ou les soins de santé ont souvent leurs propres règles, rendant la rémunération obligatoire dès le premier jour pour tous leurs travailleurs. L'effet de ces dispositions est tangible : l'absentéisme de courte durée y est géré différemment. À titre d'exemple, des études menées en Belgique sur les secteurs public et privé montrent que l'introduction du jour de carence a entraîné une baisse de 23 % des épisodes de congés maladie courts. Cela souligne à quel point une règle conventionnelle peut influencer les dynamiques d'absence. Pour creuser le sujet, vous pouvez explorer les conclusions de ces analyses sur l'absentéisme dans les grandes villes.

Ignorer la CCT applicable à votre entreprise est le chemin le plus sûr vers des erreurs de paie coûteuses et des litiges évitables. Il est donc indispensable de vérifier systématiquement les textes qui régissent votre secteur d'activité.

Automatiser la gestion de la carence avec un logiciel RH

Gérer la journée de carence peut vite tourner au casse-tête. Entre les règles légales, les exceptions prévues par les conventions collectives et les cas particuliers de chaque employé, le suivi manuel devient un véritable champ de mines administratif. Le risque d'erreur est constant, et il coûte cher, en temps comme en argent.

Heureusement, la technologie est là pour nous simplifier la vie. L'automatisation via un logiciel RH dédié n'est plus un luxe réservé aux grandes entreprises ; c'est devenu un levier de performance essentiel pour les équipes RH et les managers qui veulent travailler plus sereinement.

Comment l'automatisation simplifie tout le processus

Imaginez un système où chaque étape de la gestion d'une absence est connectée, intelligente et instantanée. C'est précisément ce que propose une plateforme RH moderne comme Shyfter. Le parcours devient simple, limpide et sans accroc.

  1. L'employé signale son absence : Fini les mails qui se perdent ou les appels manqués. Le collaborateur déclare son absence directement depuis son smartphone via l'application.
  2. Le manager valide : Il reçoit une notification en temps réel et peut approuver l'absence en un clic, tout en gardant un œil sur le planning de l'équipe.
  3. Les règles s'appliquent automatiquement : C'est là que la magie opère. Le système analyse le profil du travailleur (son ancienneté, la CCT qui lui est applicable) et détermine si la journée de carence doit être appliquée ou non.
  4. La paie est mise à jour : L'information est transmise directement au module de paie. Le calcul du salaire garanti est donc toujours juste, sans la moindre intervention manuelle.

Ce flux met en lumière la différence fondamentale entre une absence classique, où la règle générale s'applique, et les nombreuses situations où le travailleur est protégé par des exceptions.

Infographie illustrant le processus du jour de carence en cas de maladie, avec les règles d'application et les exceptions pour les jours payés.

Ce schéma le montre bien : si une absence maladie déclenche par défaut le mécanisme de la carence, de nombreuses exceptions légales et conventionnelles agissent comme un filet de sécurité, garantissant le maintien du salaire dès le premier jour.

Les bénéfices concrets pour votre entreprise

Adopter un tel système va bien au-delà de la simple gestion des absences. L'impact sur votre organisation est direct et mesurable à plusieurs niveaux.

  • Un gain de temps considérable : Libérez vos équipes RH et vos managers des tâches administratives répétitives. Ils peuvent enfin se concentrer sur des missions à plus forte valeur ajoutée, comme le développement des talents ou l'amélioration du bien-être au travail.
  • Fiabilité et conformité garanties : Le logiciel est constamment mis à jour pour coller aux dernières évolutions légales et sectorielles. Vous êtes ainsi certain d'être toujours en règle, ce qui vous évite les risques de litiges et de redressements.
  • L'élimination des erreurs de calcul : Dites adieu aux erreurs de saisie et aux oublis qui peuvent coûter cher. L'automatisation assure une paie 100 % juste, renforçant la confiance et la satisfaction de vos collaborateurs. Pour aller plus loin, découvrez comment un logiciel de gestion de temps de travail s'intègre parfaitement à ce processus.

L'automatisation transforme une contrainte administrative en un avantage stratégique. Elle assure une gestion précise, sereine et totalement transparente pour l'ensemble de l'entreprise.

Un impact mesurable sur la gestion des ressources

L'efficacité de la journée de carence pour maîtriser l'absentéisme de courte durée n'est plus à démontrer, notamment dans le secteur public belge. Instaurée dans la fonction publique, elle a eu un impact quantifiable. Selon des données de 2015-2016, les administrations belges concernées ont enregistré une retenue sur salaire de 2,47 millions d'euros grâce à cette mesure.

Depuis sa réintroduction en 2018, les chiffres montrent même une baisse de 23 % de la fréquence des arrêts maladie dans certains services. Ces données illustrent à quel point une gestion rigoureuse peut avoir des retombées positives.

Un outil comme Shyfter ne se contente pas d'appliquer les règles ; il vous fournit des données et des rapports fiables pour piloter votre activité. Ces analyses permettent aux managers de suivre les tendances d'absentéisme, d'anticiper les besoins en personnel et de prendre des décisions éclairées pour optimiser l'organisation du travail. C'est un pas de plus vers une gestion des ressources humaines proactive et guidée par les faits.

On répond à vos questions sur la journée de carence

Pour boucler la boucle, passons en revue les questions qui reviennent le plus souvent sur le bureau des managers et des employeurs. Voici des réponses claires et directes pour vous aider à y voir plus clair dans les cas pratiques du quotidien.

Un employeur de l'Horeca peut-il décider de ne pas appliquer la journée de carence ?

Oui, sans aucun problème. Un employeur a toujours le droit d'être plus généreux que ce que la loi impose. Il peut donc tout à fait choisir de payer ce premier jour de maladie, même si rien ne l'y oblige.

Il faut juste que ce soit une décision claire et formalisée, par exemple dans le règlement de travail. Surtout, la règle doit être la même pour tout le monde. C'est un bel avantage social, souvent très apprécié, qui peut faire la différence pour garder vos équipes dans un secteur où les talents sont disputés.

Comment ça se passe pour un contrat étudiant ou un flexi-job ?

Les règles du salaire garanti, et donc de la journée de carence, sont exactement les mêmes pour les étudiants et les flexi-jobs. La condition de base ne change pas : le travailleur doit avoir au minimum un mois d'ancienneté sans interruption dans l'entreprise.

Si cette condition est remplie, le premier jour de maladie sera bien un jour de carence, donc non payé par l'employeur. Bien sûr, cela ne s'applique pas s'il y a une exception légale (comme un accident sur le lieu de travail) ou si une CCT prévoit des conditions plus favorables.

C'est typiquement pour ces contrats flexibles qu'un bon outil RH prend tout son sens. Il va suivre automatiquement l'ancienneté de chacun et appliquer la bonne règle au bon moment, sans que vous ayez à vous arracher les cheveux sur la fiche de paie.

Que se passe-t-il si un membre de mon équipe tombe malade pendant ses congés ?

Ici, la règle est simple : la maladie l'emporte sur les vacances. Si un travailleur tombe malade pendant ses congés payés, son premier réflexe doit être de vous prévenir et de vous envoyer un certificat médical en bonne et due forme.

Dès que c'est fait, la journée de carence s'applique au premier jour de maladie indiqué sur le certificat. Les jours de congé qui se superposent à l'arrêt maladie ne sont plus considérés comme des vacances, ils ne sont donc pas "perdus". Le travailleur pourra les récupérer plus tard, en se mettant d'accord avec vous.

La journée de carence est-elle différente pour les ouvriers et les employés ?

Non, plus maintenant. Depuis la loi sur le statut unique, qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2014, les règles du jeu ont été unifiées. Le principe de la journée de carence est désormais identique pour les ouvriers et les employés du secteur privé.

Avant cette date, c'était effectivement un casse-tête administratif avec des régimes différents. Aujourd'hui, les seules différences qui peuvent exister viennent des conventions collectives de travail (CCT). Celles-ci peuvent toujours prévoir des conditions plus avantageuses pour certains travailleurs, peu importe leur statut.

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