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Créer un compte gratuitLe licenciement pour faute grave est la sanction la plus lourde du droit du travail belge. C'est la rupture nette, immédiate et sans préavis du contrat. Elle intervient quand un collaborateur commet une erreur si sérieuse qu'elle fait voler en éclats la confiance de l'employeur. À ce point qu'il devient impensable de continuer à travailler ensemble, ne serait-ce qu'une seule journée de plus.
Pensez à la relation de travail comme un pont solide, bâti sur des années de confiance mutuelle. Une petite erreur, comme un retard exceptionnel, c'est une simple fissure qu'on peut réparer. La faute grave, c'est tout autre chose : c'est l'acte qui dynamite les piliers de ce pont. Il s'effondre sur-le-champ, toute collaboration devient impossible.
Cette décision n'est jamais prise à la légère, car ses conséquences sont radicales. Le travailleur perd son droit au préavis et à toute indemnité de rupture. C'est pourquoi cette mesure reste exceptionnelle et que les tribunaux l'encadrent de manière très stricte.
Pour qu'un licenciement pour faute grave tienne la route juridiquement en Belgique, trois conditions doivent absolument être réunies. Si une seule manque à l'appel, le licenciement risque d'être requalifié en rupture abusive, avec de lourdes conséquences financières pour l'entreprise.
Voici ces trois piliers incontournables :
Cette triple exigence oblige les managers et les RH à une analyse chirurgicale de la situation avant d'agir.
Attention à ne pas tout mélanger. Une faute grave n'est ni une simple négligence, ni une insuffisance professionnelle. Une erreur d'inattention ou des performances qui ne sont pas à la hauteur ne justifient que très rarement une rupture immédiate. La faute grave, elle, implique un manquement délibéré ou une imprudence inexcusable qui frappe au cœur même de la relation de travail.
Par exemple, un commercial qui n'atteint pas ses objectifs commet une faute de performance, pas une faute grave. Mais si ce même commercial falsifie ses notes de frais pour empocher de l'argent, il commet un acte de malhonnêteté. La confiance est rompue, la rupture immédiate se justifie.
La vraie question à se poser n'est pas "mon employé a-t-il fait une erreur ?", mais plutôt "cette erreur est-elle si impardonnable que je ne peux plus lui faire confiance une seule minute ?".
Saisir cette nuance est la clé pour gérer la situation correctement et en toute sécurité.
Pour vous aider à y voir plus clair, voici un résumé des différences fondamentales entre les types de fautes et leurs impacts.
Pour aider les managers à qualifier correctement les manquements et à comprendre les enjeux de chaque catégorie, voici une différenciation des types de fautes :
Faute légère
Faute sérieuse
Faute grave
La gravité s'évalue toujours au cas par cas, en prenant en compte le contexte, la fonction du travailleur et son passif dans l'entreprise. Une même faute n'aura pas le même impact si elle est commise par un stagiaire ou par un directeur financier. Tout l'enjeu est donc de qualifier les faits avec objectivité pour monter un dossier en béton. Car en cas de litige, c'est à l'employeur, et à lui seul, de prouver la faute.
Lancer une procédure de licenciement pour faute grave, c’est un peu comme s’engager dans une course contre la montre où chaque seconde et chaque mot comptent. Le droit du travail belge est particulièrement strict sur ce point. Un simple faux pas, une erreur de timing ou un oubli dans le formalisme, et toute votre démarche peut s'effondrer, même si les faits reprochés sont gravissimes.
Le cœur de cette procédure, c'est la fameuse règle des "doubles 3 jours ouvrables". C'est une règle en deux temps, absolument impérative. Si vous ne la respectez pas à la lettre, le licenciement sera presque toujours jugé irrégulier par un tribunal.
Cette infographie résume bien les conditions à réunir pour qu'une faute soit qualifiée de grave.

Comme le montre l'image, la logique est simple : il faut un acte répréhensible, que cet acte soit suffisamment sérieux pour briser la confiance, et enfin, que vous en ayez connaissance pour pouvoir réagir.
Le chronomètre démarre au moment précis où vous (ou votre représentant, comme un manager) avez une connaissance certaine et suffisante des faits. À partir de là, vous n'avez que trois jours ouvrables pour notifier au travailleur que son contrat est rompu avec effet immédiat.
Ce délai est volontairement très court. Il sert à prouver que votre réaction est une conséquence directe de la faute, une faute qui rend toute collaboration future instantanément impossible. La loi vous accorde un temps de réflexion, mais celui-ci ne peut pas traîner.
Qu'est-ce qu'un jour ouvrable ? C'est simple : tous les jours de la semaine, sauf les dimanches et les jours fériés légaux. Attention, le samedi est bien un jour ouvrable, même si votre entreprise est fermée ce jour-là.
Concrètement, si vous découvrez un vol avec certitude un mardi, vous avez jusqu'au vendredi soir pour notifier le licenciement. Si la découverte a lieu un jeudi, le délai s'étend jusqu'au lundi suivant.
Une fois la rupture notifiée, un deuxième compte à rebours, tout aussi impitoyable, commence. Vous disposez à nouveau de trois jours ouvrables à compter de cette notification pour expliquer par écrit les motifs précis du licenciement.
Cette communication doit être officielle : par lettre recommandée, par exploit d'huissier, ou en remettant un écrit en main propre contre signature. L'objectif est limpide : le salarié doit recevoir une explication claire, factuelle et définitive des faits qui lui sont reprochés. C'est ce document qui deviendra la pierre angulaire de toute contestation éventuelle.
La rédaction de cette lettre est une étape cruciale. Il faut être précis et factuel. Oubliez les accusations vagues comme "comportement inacceptable" ou "manque de professionnalisme", ça ne tiendra jamais la route.
Décrivez les faits de manière objective :
Le but n'est pas de porter un jugement moral, mais d'établir un constat qui démontre pourquoi, à cause de cet acte, la collaboration ne pouvait plus continuer, même pas un jour de plus.
N'oubliez jamais que c'est à vous, l'employeur, de prouver la faute. La charge de la preuve vous incombe entièrement. Avant même de démarrer la procédure, votre priorité est de rassembler tous les éléments qui appuient vos dires. Un dossier bien ficelé est votre meilleure protection.
Les preuves peuvent prendre plusieurs formes :
Bien que le licenciement pour faute grave ne soit pas le plus courant, il reste une réalité du monde du travail. Par exemple, les statistiques de France Travail pour la Bretagne au T1 2025 montrent que les "autres licenciements", qui incluent la faute grave, représentent 12% des entrées au chômage, soit 4 043 cas. La rigueur de la procédure est donc primordiale pour éviter qu'un dossier solide ne soit rejeté pour un simple vice de forme. C'est un enjeu majeur quand on sait que de nombreux litiges aux prud'hommes portent justement sur ces questions.
Cette collecte de preuves, tout comme le respect des délais, doit être menée avec une rigueur absolue. C'est la clé du succès de votre démarche. Pour approfondir vos connaissances sur les obligations administratives, notre guide sur la déclaration Dimona obligatoire en Belgique pourrait également vous intéresser.
Pour vraiment saisir ce qu'est un licenciement pour faute grave, il faut aller au-delà de la théorie et voir comment les tribunaux belges interprètent cette notion. La jurisprudence nous le montre bien : ce n'est pas tant l'acte en lui-même qui compte, mais sa capacité à pulvériser le lien de confiance entre l'employeur et le travailleur.
Chaque situation est unique et doit être évaluée dans son contexte. Mais en regardant les décisions de justice, on voit se dessiner des lignes directrices. Ces exemples aident les managers à mieux cerner les situations qu'ils rencontrent, surtout dans des secteurs où la confiance est la pierre angulaire, comme l'Horeca ou la vente.

On entre ici dans le vif du sujet : les actes de malhonnêteté qui frappent au cœur de l'intégrité de la relation de travail. C'est souvent la catégorie la plus facile à identifier, car elle suppose une intention claire de nuire à l'entreprise.
Le vol en entreprise : Un caissier qui pioche quelques euros dans la caisse commet une faute grave. Les juges sont clairs là-dessus : peu importe la valeur de ce qui a été volé. C'est le geste de malhonnêteté qui rend toute collaboration future impensable, surtout pour un poste qui implique de manipuler de l'argent.
La fraude et la falsification : Un commercial qui gonfle ses notes de frais ou un employé qui bidouille un certificat médical pour justifier une absence, voilà des cas d'école. Ces actes sont la preuve d'une déloyauté flagrante et d'une volonté de tromper son employeur.
La concurrence déloyale : Lancer une activité qui concurrence directement celle de son employeur, en utilisant son temps de travail ou le matériel de l'entreprise, est une faute grave. C'est tout simplement une trahison de l'obligation de loyauté, un pilier du contrat de travail.
Certains agissements, par leur violence ou leur caractère déplacé, rendent la présence du salarié dans l'entreprise toxique, voire dangereuse pour ses collègues. La rupture immédiate est alors la seule option pour protéger l'équipe et l'environnement de travail.
La faute grave n'est pas juste une violation du contrat. C'est un acte qui met en danger la sécurité et le bien-être de toute une équipe. L'employeur a le devoir de garantir un climat de travail sain pour tous.
Voici quelques exemples concrets qui ont été validés par les tribunaux :
Cette dernière catégorie ne concerne pas la simple erreur ou l'incompétence. On parle ici de fautes directement liées au travail, mais d'une gravité telle qu'elles traduisent un refus délibéré de respecter les bases mêmes du contrat.
L'insubordination caractérisée : Il ne s'agit pas d'un petit désaccord. C'est un refus net, volontaire et public d'exécuter un ordre légitime donné par un supérieur. Imaginez un chef de cuisine qui, devant les clients, refuse de préparer un plat commandé.
L'abandon de poste : Partir de son lieu de travail sans autorisation ni explication, en plein milieu d'un service par exemple, c'est une faute grave. Un tel acte met en péril tout le fonctionnement de l'entreprise.
La violation grave des règles de sécurité : Un ouvrier sur un chantier qui refuse obstinément de porter son casque malgré plusieurs rappels met sa vie et celle des autres en danger. Cette imprudence est inexcusable et justifie une rupture immédiate.
Au final, ces exemples nous rappellent que l'analyse d'un licenciement pour faute grave s'articule toujours autour de deux questions : l'acte a-t-il détruit la confiance ? Et peut-on raisonnablement imaginer poursuivre la collaboration, ne serait-ce qu'un jour de plus ?
Un licenciement pour faute grave n'est jamais anodin. C'est bien plus qu'une simple fin de contrat ; c'est une véritable détonation dont les ondes de choc se propagent aussi bien chez l'employé que chez l'employeur. Pour vraiment mesurer la portée d'une telle décision, il est crucial d'en comprendre toutes les répercussions.
Pour le travailleur, le choc est immédiat et souvent brutal. La rupture du contrat prend effet sur-le-champ, sans aucune période de transition. C'est un arrêt net qui pulvérise sa situation professionnelle et financière du jour au lendemain.
La conséquence la plus visible, c'est la perte sèche de toute la protection financière normalement associée à une fin de contrat. Le salarié licencié pour faute grave est privé de deux droits fondamentaux :
Mais les ennuis ne s'arrêtent pas là. La situation peut très vite se compliquer au niveau des allocations de chômage. L'ONEM (Office National de l'Emploi en Belgique) a tendance à voir le licenciement pour faute grave comme une sorte d'abandon volontaire d'emploi de la part du travailleur.
L'ONEM peut décider de suspendre temporairement le droit aux allocations de chômage pour une durée allant de 4 à 52 semaines. Cette sanction plonge le travailleur dans une situation de grande précarité, sans emploi ni revenu de remplacement.
Il faut donc bien saisir que les répercussions vont bien au-delà de la simple perte du poste. C'est tout un filet de sécurité qui disparaît.
Si cette procédure peut sembler être une solution radicale et économique pour l'employeur, elle est en réalité une arme à double tranchant. Un dossier mal ficelé ou une petite erreur de procédure peut coûter une fortune.
Le principal risque ? La requalification du licenciement par le tribunal du travail. Si un juge estime que la faute n'était pas suffisamment grave ou que la procédure n'a pas été respectée à la lettre (le fameux délai des 3 jours, par exemple), le licenciement est alors considéré comme irrégulier, voire abusif.
Et dans ce scénario, la note peut être salée. L'employeur est souvent condamné à verser :
Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Le bilan du CDG35 rapporte seulement 4 licenciements pour faute dans la fonction publique, ce qui souligne la rareté et la gravité de cette procédure. À l'échelle nationale, après un pic de +47% entre 2021 et 2022, le nombre de fautes graves a reflué, mais reste significatif avec 248 000 licenciements au T3 2025. Ces données montrent à quel point la gestion de ces cas est critique pour les RH. Des outils de traçabilité des heures comme Shyfter peuvent d'ailleurs réduire de 40% les incidents liés aux absences ou au pointage, qui sont une source majeure de contentieux. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le bilan d'activités complet sur cdg35.bzh.
Au final, la décision de licencier pour faute grave doit être le résultat d'une analyse chirurgicale, soutenue par un dossier de preuves absolument irréprochable. L'économie potentielle d'une indemnité de préavis peut très vite se transformer en un gouffre financier en cas de contestation réussie.
Un licenciement pour faute grave est rarement la fin de l’histoire. Pour le travailleur qui subit cette rupture brutale, la tentation de contester la décision est forte, et en tant qu’employeur, vous devez absolument vous y préparer. Comprendre les angles d’attaque possibles est la meilleure manière de blinder votre décision et de protéger votre entreprise.
La contestation se joue presque toujours devant le tribunal du travail. Le salarié, souvent épaulé par un avocat ou un représentant syndical, va tout faire pour démontrer que le licenciement était soit irrégulier dans sa forme, soit injustifié sur le fond. Ce n'est pas une simple formalité : son objectif est clair, obtenir une requalification du licenciement et, par conséquent, des indemnités financières parfois très lourdes.
Un salarié qui attaque un licenciement pour faute grave ne le fait jamais au hasard. Il va chercher la faille, le point faible de votre procédure, là où la loi impose une rigueur absolue.
Voici les trois arguments que l'on retrouve quasi systématiquement :
Dans un litige de ce type, le principe est simple et sans appel : la charge de la preuve pèse entièrement et exclusivement sur l’employeur. Ce n’est pas au salarié de prouver son innocence ; c’est à vous, et à vous seul, de prouver sa culpabilité et la gravité de sa faute.
Et attention, cette obligation va bien au-delà d'une simple affirmation. Vous devez être capable de présenter des preuves concrètes et recevables pour chaque fait invoqué dans votre lettre de licenciement.
Pensez à votre dossier comme à une enquête : chaque accusation doit être solidement étayée. Une conviction personnelle ou une rumeur de couloir n'aura jamais le moindre poids devant un tribunal du travail.
Devant le juge, il vous faudra prouver deux choses bien distinctes :
Cette double exigence met en lumière l'importance capitale d'une documentation irréprochable. Un dossier documentaire parfait n'est pas une option, c'est une nécessité absolue pour défendre votre décision avec succès et éviter un retour de bâton financier qui peut s'avérer désastreux. Pour en savoir plus sur les bonnes pratiques, n'hésitez pas à consulter notre guide complet sur la conservation des documents RH.
La meilleure façon de gérer un licenciement pour faute grave, c'est encore de l'éviter. Plutôt que de subir les crises, une approche moderne des ressources humaines mise tout sur la prévention. C'est en construisant un cadre de travail limpide et des process transparents que l'on coupe l'herbe sous le pied à la majorité des litiges.
L'idée n'est pas de fliquer, mais de structurer. Quand les règles du jeu sont connues et que les procédures sont justes pour tout le monde, les conflits s'éteignent d'eux-mêmes. Un règlement de travail bien expliqué et des attentes claires constituent votre première ligne de défense contre les dérapages.
C’est précisément là que les outils numériques spécialisés deviennent vos meilleurs alliés. Un logiciel de gestion du personnel n'est pas qu'une simple commodité ; il est le pilier de cette stratégie préventive en injectant une bonne dose d'objectivité et de transparence dans le quotidien. Il vous aide à bâtir un environnement où les malentendus et les zones grises n'ont tout simplement plus leur place.
Prenons un exemple concret : un système de gestion des plannings couplé à une pointeuse mobile. Il crée un enregistrement factuel et incontestable des heures prestées. Cette simple transparence désamorce la plupart des discussions sur les retards ou les absences, qui sont trop souvent le point de départ de tensions bien plus graves.
La centralisation des documents est un autre atout de taille. Pouvoir garantir que chaque employé a bien reçu, lu et signé électroniquement son contrat et le règlement de travail, c'est fondamental. Si un manquement survient, vous pouvez alors prouver en quelques clics que le collaborateur connaissait parfaitement les règles qu'il a choisi d'ignorer.
Et si, malgré tout, un conflit éclate, ces outils vous fournissent des données objectives et factuelles.
La technologie n'est pas un outil de surveillance. C'est une plateforme qui protège à la fois l'employeur et l'employé en instaurant clarté, équité et traçabilité.
Le tableau de bord ci-dessous illustre parfaitement comment des données claires aident à piloter les équipes et à anticiper les problèmes avant qu'ils ne surviennent.

Cette vue d'ensemble permet aux managers de garder un œil sur les coûts, les heures planifiées et les performances en temps réel, offrant une base solide et factuelle pour n'importe quelle discussion.
Au final, investir dans une gestion RH moderne, c'est surtout investir dans votre tranquillité d'esprit. En créant un environnement de travail structuré et juste, vous ne faites pas que réduire les risques de licenciement pour faute grave. Vous bâtissez une culture d'entreprise plus saine, plus juste et, in fine, beaucoup plus productive.
Le licenciement pour faute grave est un terrain miné, truffé de questions pièges. Pour vous aider à y voir plus clair, voici les réponses directes aux interrogations les plus fréquentes que nous entendons de la part des managers et responsables RH, basées sur le droit du travail belge.
Oui, la mise à pied conservatoire est une option, mais il faut l'utiliser avec une extrême prudence. Elle peut être justifiée si vous avez besoin d'un temps très court pour vérifier un fait crucial.
Mais attention : dès l'instant où vous avez la certitude des faits constituant la faute grave, le fameux délai de 3 jours ouvrables pour notifier le licenciement démarre. La mise à pied ne suspend pas et ne prolonge pas ce compte à rebours. C'est un outil à manier avec des pincettes et pour une durée très limitée.
Non, absolument pas. C'est même l'inverse. L'essence même de la faute grave, c'est qu'elle pulvérise la relation de confiance et rend toute collaboration future, même pour un jour de plus, impossible. Si les faits sont à ce point sérieux, l'employeur n'a pas d'autre choix que d'agir immédiatement.
L'avertissement, lui, est une sanction pour des fautes moins lourdes, celles qui n'ont pas encore brisé définitivement le contrat de confiance.
L'arrêt maladie n'est pas un bouclier contre un licenciement pour faute grave. Si la faute a été commise avant ou même pendant son absence (par exemple, s'il travaille pour un concurrent alors qu'il est censé être malade), vous êtes parfaitement en droit d'enclencher la procédure.
Le point de départ du délai de 3 jours, c'est le moment où vous avez une connaissance certaine et suffisante des faits. Peu importe que le salarié soit physiquement présent dans l'entreprise ou non.
Prêt à révolutionner votre gestion des plannings ?
Shyfter est bien plus qu’un simple outil de planification — c’est une solution complète de gestion du personnel, conçue pour vous faire gagner du temps, réduire le stress et satisfaire à la fois les employeurs et les employés.
