Comment réduire l'absentéisme au travail dans votre entreprise

Publié le
16/12/2025
Comment réduire l'absentéisme au travail dans votre entreprise
En 20 minutes, on vous explique tout.

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Lutter contre l'absentéisme, ce n'est pas juste renforcer les contrôles. C'est avant tout créer un environnement où vos collaborateurs se sentent valorisés, soutenus et vraiment engagés. La clé, c'est une approche globale : une meilleure gestion des plannings, une culture d’entreprise positive et une attention sincère portée au bien-être des équipes.

L'absentéisme au-delà des chiffres : une menace pour votre activité

L'absentéisme est bien plus qu'une simple statistique dans un rapport RH. Pour les entreprises de secteurs comme le retail, l'hôtellerie ou la restauration, chaque absence imprévue est un véritable casse-tête opérationnel. Au-delà des coûts directs pour trouver un remplaçant, les impacts cachés sont souvent bien plus dommageables.

La surcharge de travail pèse immédiatement sur les collègues présents, faisant grimper leur stress et le risque d'épuisement. Cette pression n'affecte pas seulement le moral général ; elle se répercute aussi directement sur la qualité du service client, un pilier dans ces métiers.

Pour vraiment comprendre comment réduire l'absentéisme au travail, il faut arrêter de le voir comme un problème isolé. C'est le symptôme de dysfonctionnements plus profonds, souvent liés à la culture d'entreprise ou aux pratiques de management.

Les chiffres le confirment. Le baromètre Mercer pointe un taux record de 5,8 % d'absentéisme en France, une hausse principalement due à l'explosion des arrêts longue durée pour troubles psychologiques et musculosquelettiques. Pour creuser le sujet, vous pouvez consulter les observations détaillées sur axalive.fr.

Ce guide vous propose une démarche pragmatique pour transformer ce défi en opportunité et améliorer durablement l'engagement de vos salariés. On va voir ensemble des actions concrètes pour :

  • Analyser les vraies causes, celles qui sont spécifiques à votre organisation.
  • Prévenir activement les risques en agissant sur les conditions de travail.
  • Agir sur les leviers du quotidien, notamment la gestion des plannings.
  • Outiller les managers pour qu'ils deviennent des acteurs clés de la présence.

L'objectif est de vous donner des clés pour bâtir un environnement de travail plus sain et, au final, plus performant. Pour aller plus loin sur la définition et les enjeux, consultez notre guide complet sur le taux d’absentéisme.

Analyser les véritables causes de l'absentéisme

Pour agir efficacement sur l'absentéisme, il faut d'abord le comprendre. Se contenter de sanctionner ou de mettre en place une prime d'assiduité, c'est un peu comme mettre un pansement sur une jambe de bois : on traite les symptômes, mais on ne soigne jamais la cause. La première étape, absolument cruciale, est donc de poser un diagnostic précis pour identifier les racines du problème au sein de votre entreprise.

Diagramme à barres et deux personnes discutant autour d'une table avec des bulles de texte.

Cette analyse doit aller bien au-delà des chiffres bruts. Une approche vraiment efficace combine les données quantitatives, qui mesurent le phénomène, et les informations qualitatives, qui en expliquent les raisons profondes. C'est ce croisement qui vous donnera une vision claire et vous permettra de construire un plan d'action qui tient la route.

Commencer par les données chiffrées

Les indicateurs quantitatifs, c'est votre point de départ. Ils permettent d’objectiver la situation et de repérer les zones de vigilance. Inutile de vous noyer sous une montagne de données ; concentrez-vous sur quelques indicateurs clés qui vous parleront vraiment.

Voici les métriques essentielles à avoir dans votre radar :

  • Le taux d'absentéisme global : C'est votre indicateur de référence. Pour une méthodologie fiable, jetez un œil à notre guide complet sur comment calculer le taux d'absentéisme.
  • La répartition par service ou par équipe : Y a-t-il des départements ou des points de vente où les absences explosent ? Cela peut pointer vers un problème de management ou une charge de travail mal calibrée.
  • La durée moyenne des arrêts : Faites bien la différence entre les absences courtes et répétées, souvent le signe d'une démotivation, et les arrêts longs, qui peuvent cacher des problèmes plus sérieux comme un burn-out.
  • La fréquence par jour de la semaine : Un pic d'absences systématique le lundi ou le vendredi, c'est un grand classique. C'est un signal d'alarme qui suggère que le travail est peut-être devenu une source de stress ou d'insatisfaction.

Ces chiffres sont cruciaux, mais ils ne disent pas tout. Ils vous indiquent "où" regarder, mais pas "pourquoi" le problème existe.

Aller au-delà des chiffres avec une approche qualitative

C'est ici que se trouve la véritable clé pour réduire l'absentéisme au travail. Il faut donner la parole à vos collaborateurs pour comprendre leur vécu. Dans des secteurs exigeants comme l'hôtellerie ou le retail, les motifs officiels d'absence masquent souvent des réalités bien plus complexes.

La donnée la plus importante n'est pas le nombre de jours d'absence, mais la raison non dite derrière chaque absence. C'est en créant un climat de confiance que vous accéderez à cette information.

Pour recueillir ces informations précieuses, plusieurs outils sont à votre disposition. Le secret, c'est de varier les approches pour obtenir une vision à 360 degrés.

Mener des entretiens de retour bienveillants

L'entretien de retour après une absence ne doit jamais être un interrogatoire. C'est un moment d'échange privilégié pour renouer le contact, prendre des nouvelles et, si le collaborateur est ouvert, comprendre ce qui s'est passé. L'objectif est de montrer votre soutien, pas d'exercer un contrôle.

Voici quelques pistes pour ouvrir le dialogue :

  • "Comment vous sentez-vous aujourd'hui ? Prêt(e) à reprendre en douceur ?"
  • "Y a-t-il quelque chose que nous pouvons ajuster dans votre poste ou vos horaires pour faciliter votre retour ?"
  • "Avant votre absence, aviez-vous ressenti une difficulté particulière au travail dont vous aimeriez parler ?"

Lancer des enquêtes anonymes sur le bien-être

L'anonymat libère la parole, c'est bien connu. Des sondages réguliers sur la Qualité de Vie au Travail (QVT) sont un excellent moyen de prendre le pouls de vos équipes. Interrogez-les sur des thèmes précis, souvent sources d'absentéisme dans votre secteur.

  • Charge de travail : Est-elle perçue comme juste et réalisable ?
  • Reconnaissance : Les efforts sont-ils suffisamment valorisés par les managers ?
  • Ambiance d'équipe : L'atmosphère est-elle saine et collaborative ?
  • Conditions de travail : Les horaires sont-ils prévisibles ? Le contact permanent avec la clientèle est-il bien géré ?

Ces enquêtes vous fourniront des tendances de fond et mettront en lumière des problèmes systémiques que les entretiens individuels ne révèlent pas toujours. En combinant ces deux approches, chiffres et discussions, vous obtiendrez un diagnostic complet et précis, prêt à être transformé en actions ciblées et efficaces.

Prévenir plutôt que guérir : construire un environnement sain

Une fois les causes profondes de l’absentéisme bien identifiées, il est temps de passer à l’action. Et soyons clairs : agir en prévention est de loin la stratégie la plus payante. Plutôt que de subir et de gérer les conséquences, l’idée est de construire un environnement de travail qui protège et motive vos équipes.

Trois illustrations présentant l'ergonomie au travail, un planning équilibré et le soutien psychologique.

Une bonne démarche de prévention s’articule autour de trois piliers solides : améliorer concrètement l’environnement de travail, renforcer le management et la culture d’entreprise, et enfin, soutenir activement le bien-être des salariés. C’est en jouant sur ces trois tableaux que les résultats deviennent vraiment visibles.

Améliorer l'environnement et les conditions de travail

Dans des secteurs comme le retail, l'hôtellerie ou la restauration, les conditions de travail sont souvent rudes. C’est une cause directe d’absences, et donc un excellent point de départ pour agir.

La prévention des risques physiques est une évidence. Les troubles musculosquelettiques (TMS) figurent parmi les premières causes d’arrêts maladie. Pensez à l’ergonomie des postes : un caissier bien assis, un cuisinier avec un plan de travail à la bonne hauteur, un magasinier avec les bons outils pour l’aider… tout cela réduit l’exposition aux risques.

L’optimisation des plannings est tout aussi cruciale. Des horaires qui changent tout le temps, des coupures interminables et des modifications de dernière minute, ça use. Ça génère une fatigue chronique et un stress qui rendent l’équilibre vie pro/vie perso quasi impossible. Communiquer des plannings stables et bien à l’avance, c’est une marque de respect qui a un impact direct sur la présence des équipes.

Un environnement de travail sain, ce n’est pas juste une question de sécurité physique. C'est un lieu où l'organisation est pensée pour préserver l'énergie et la santé mentale des équipes, pas pour les vider.

Renforcer le management et la culture d'entreprise

Votre meilleur allié dans la lutte contre l’absentéisme, c’est le manager de proximité. Un mauvais management peut faire des ravages sur la motivation et provoquer des arrêts maladie. Un bon manager, lui, est un véritable moteur d’engagement. Il faut donc absolument les former et leur donner les bons outils.

Voici quelques actions clés pour bétonner ce pilier :

  • Former à l'écoute et au feedback : Vos managers doivent être capables de mener des entretiens bienveillants, de repérer les signaux faibles de mal-être et de donner des retours qui font grandir. Le but est de créer une vraie relation de confiance, où les gens osent dire quand ça ne va pas.
  • Instaurer des rituels de reconnaissance : La reconnaissance, ça ne coûte rien et ça rapporte gros. Un simple "merci" après un service difficile, l’élection du "collaborateur du mois" ou une petite célébration après une réussite collective renforcent le sentiment d’appartenance.
  • Assurer une communication transparente : Quand on explique les décisions, qu’on partage les objectifs et qu’on est clair sur les attentes, on réduit l’incertitude et l’anxiété. Des employés qui comprennent où va l’entreprise sont bien plus enclins à s'investir.

En créant une culture où le soutien et la reconnaissance sont la norme, vous attaquez de front les risques psychosociaux (RPS), une des causes majeures d’absences de longue durée. Pour aller plus loin sur ce point, jetez un œil à notre article sur comment améliorer la qualité de vie au travail.

Soutenir directement le bien-être des salariés

Le dernier pilier est simple : il s’agit d’offrir un soutien concret aux employés pour les aider à faire face aux défis, qu’ils soient pros ou persos. C’est la preuve que l’entreprise se soucie d’eux en tant qu’individus, et pas seulement en tant que ressources.

Les données du baromètre Diot-Siaci sont parlantes : le taux d'absentéisme augmente avec l'âge, passant de 2,95 % chez les moins de 25 ans à 6,70 % pour les 55 ans et plus. Il est aussi trois fois plus élevé chez les non-cadres. Ces chiffres montrent bien qu’il faut cibler les actions de prévention.

Une stratégie de prévention vraiment humaine prend en compte toutes les facettes de la vie des salariés, y compris des sujets comme le soutien à la parentalité, qui est un facteur clé pour l’équilibre de beaucoup.

Concrètement, ce soutien peut prendre différentes formes :

  • Des programmes de sensibilisation : Organisez des ateliers sur la gestion du stress, l’amélioration du sommeil ou la nutrition. Ce sont des outils pratiques que les salariés peuvent utiliser au quotidien.
  • Un accès facile à un soutien psychologique : Mettre en place une ligne d’écoute anonyme ou un partenariat avec des psychologues peut désamorcer des situations difficiles avant qu’elles ne mènent à un arrêt de travail.
  • De la flexibilité pour les imprévus : Permettre à un salarié de s’absenter pour un rendez-vous médical important ou pour s’occuper d’un enfant malade, sans que ce soit un drame, est une marque de confiance. Et la confiance, ça se rend.

En combinant ces trois approches, vous ne cherchez pas seulement à savoir comment réduire l'absentéisme au travail. Vous bâtissez une organisation plus humaine, plus solide et, au final, bien plus performante.

Faire de la gestion des plannings un levier d’engagement

Dans des secteurs comme le retail, la restauration ou l’hôtellerie, où l’humain est au cœur de tout, le planning n’est pas qu’un simple tableau de service. Il est le reflet direct du respect et de la considération que vous portez à vos équipes. Un planning mal ficelé, chaotique et imprévisible est une source de stress monumental, de fatigue chronique et, sans surprise, d’absences à répétition.

Deux personnes interagissent avec une application mobile de gestion de plannings pour l'échange de shifts.

Transformer cette contrainte en un vrai levier d'engagement est l'une des actions les plus efficaces pour réduire l'absentéisme au travail. L'idée est simple : construire des plannings plus justes, stables et prévisibles. Des plannings qui redonnent aux salariés la maîtrise de leur équilibre de vie.

Stabiliser les horaires pour réduire le stress

La première étape, et la plus fondamentale, c’est d’apporter de la stabilité. Un employé qui reçoit son planning pour la semaine suivante le dimanche soir ne peut tout simplement pas organiser sa vie. C’est une précarité permanente qui épuise moralement et physiquement.

Le respect des délais de prévenance légaux est le strict minimum. Visez plus haut : communiquer les plannings deux à trois semaines à l'avance change complètement la donne pour les salariés. Ça leur permet d'anticiper leurs rendez-vous, la garde des enfants, leurs loisirs. Bref, de vivre.

Limiter les changements de dernière minute est tout aussi crucial. Chaque modification non sollicitée envoie un message négatif et génère de la frustration. Bien sûr, les imprévus existent. Mais ils doivent rester l'exception, pas la norme. Une planification rigoureuse permet justement de les anticiper.

Introduire de la flexibilité et de l’autonomie

Un planning stable ne veut pas dire un planning rigide, bien au contraire. Une fois cette base solide en place, il devient essentiel d’y injecter des mécanismes de flexibilité contrôlée. Et c’est là que la technologie devient un allié puissant pour le management.

Donner de l'autonomie aux employés dans la gestion de leurs horaires est un signe de confiance énorme qui renforce leur engagement. Voici quelques actions concrètes :

  • Faciliter l'échange de shifts : Une application mobile où les collaborateurs peuvent proposer leurs créneaux à des collègues qualifiés, c’est du gagnant-gagnant. L’employé trouve une solution à son imprévu sans stress, et le manager n’a qu’à valider l’échange pour assurer la continuité du service.
  • Permettre de postuler sur des shifts ouverts : En cas de besoin de renfort, publiez les créneaux disponibles et laissez les volontaires se positionner. Ça favorise la motivation et récompense les plus impliqués.
  • Recueillir les préférences horaires : Intégrer les souhaits et contraintes de chacun (disponibilités, préférences pour le matin ou le soir) dans l'élaboration du planning montre une véritable écoute et améliore directement leur satisfaction.

Ces fonctionnalités, que l’on retrouve dans une solution comme Shyfter, transforment une gestion de planning verticale et contraignante en un système collaboratif et bien plus agile.

Anticiper les pics d'activité pour préserver les équipes

Une bonne planification, c'est aussi savoir regarder plus loin que la semaine prochaine. Dans le commerce ou la restauration, la saisonnalité et les événements (soldes, fêtes de fin d'année) sont connus des mois à l'avance. Pourtant, trop d'équipes se retrouvent en sous-effectif chronique durant ces périodes.

Mettre les équipes en surrégime constant est la recette parfaite pour l'épuisement et les arrêts maladie qui s'ensuivent. Une planification intelligente s'appuie sur l'historique des données pour :

  • Prévoir les besoins en personnel de manière réaliste pour chaque période.
  • Anticiper les recrutements de saisonniers ou d'extras bien en amont.
  • Lisser la charge de travail pour que personne ne soit systématiquement sacrifié sur les périodes les plus intenses.

Pour creuser les méthodes d'une planification performante, n'hésitez pas à consulter le guide complet pour une gestion de planning du personnel efficace. Il vous donnera encore plus d’outils pour optimiser cette fonction stratégique.

En fin de compte, une gestion de planning réussie trouve le juste équilibre entre les besoins de l'entreprise et le bien-être des salariés. En apportant prévisibilité, autonomie et équité, vous ne faites pas que remplir des cases horaires ; vous construisez un environnement de travail où les gens ont envie de venir et, surtout, de rester.

Accompagner le retour au travail pour mieux prévenir les rechutes

Le rôle du manager de proximité est absolument déterminant pour gérer et réduire l'absentéisme au travail au quotidien. Quand un collaborateur revient après une absence, la manière dont on l’accueille peut tout changer. L'idée n'est pas de jouer au contrôleur, mais plutôt de transformer ce moment en une opportunité : celle de renforcer le lien, de montrer son soutien et, surtout, de prévenir de futures absences.

Un retour bien géré, c’est une confiance solidifiée, le socle même de l’engagement. À l’inverse, un retour maladroit, qui ressemble à un interrogatoire ou une marque de défiance, peut fragiliser le salarié et augmenter le risque de rechute. La clé ? Aborder ce moment avec bienveillance et une vraie volonté d’écoute.

Mener un entretien de retour d'absence efficace

L'entretien de retour n'est pas une simple formalité administrative. C'est un acte de management essentiel. Son but premier est de renouer le contact humain, de s'assurer que le collaborateur se sent bien et de comprendre, si possible, comment l'entreprise peut l'aider à repartir du bon pied.

Pour que cet échange soit vraiment constructif, il faut le préparer un minimum, même s'il reste informel. Voici une trame simple mais qui a fait ses preuves :

  • Accueillir chaleureusement : Commencez simplement par un "Content(e) de te revoir parmi nous. Comment te sens-tu ?". Cela montre que la personne passe avant le travail.
  • Faire le point sur l'activité : Mettez rapidement le collaborateur au courant de ce qui s'est passé pendant son absence. Ça l'aide à se reconnecter en douceur et ça lui évite de se sentir perdu.
  • Écouter activement : C'est le cœur de l'entretien. Posez des questions ouvertes : "Y a-t-il quelque chose qu'on peut faire pour faciliter ta reprise ?" ou "Est-ce que ton absence est liée, de près ou de loin, à des difficultés au travail ?".

L'objectif n'est pas d'obtenir des détails médicaux – c'est illégal et totalement déplacé. Il s'agit plutôt de déceler d'éventuels facteurs de risque liés au travail : surcharge, stress, conflit… et de montrer que vous êtes là pour trouver des solutions ensemble.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes : près de 42 % des salariés ont connu au moins un arrêt maladie. Parmi eux, 37 % citent la fatigue et la surcharge de travail comme causes principales. Ce chiffre grimpe même à 48 % chez les moins de 25 ans. Cela montre bien l'importance d'un management attentif aux signaux faibles. Pour approfondir ces statistiques, vous pouvez consulter l'analyse sur le phénomène de l'absentéisme sur ergofrance.com.

Les phrases à utiliser et à bannir

La façon de formuler vos questions est cruciale. Elle doit refléter le soutien, pas le jugement.

Phrases à privilégier :

  • "Prends le temps de te remettre dans le bain, ne te mets pas la pression."
  • "Si tu ressens une difficulté, quelle qu'elle soit, ma porte est ouverte."
  • "L'équipe est contente de te retrouver."

Phrases à éviter absolument :

  • "J'espère que cette fois, c'est la bonne." (Culpabilisant au possible.)
  • "On a vraiment été débordés sans toi, c'était compliqué." (Met une pression inutile.)
  • "C'était quoi, exactement, votre problème ?" (Intrusif et complètement hors de votre rôle.)

D'ailleurs, il est important de bien comprendre votre rôle en tant qu'employeur face à l'incapacité de travail. Pour cela, n'hésitez pas à lire notre article sur les aspects légaux et pratiques du médecin-contrôle, qui vous éclairera sur vos droits et devoirs.

Maintenir le lien pendant une absence prolongée

Lorsqu'un arrêt se prolonge, le silence peut être destructeur. Le salarié peut se sentir isolé, oublié, voire carrément inutile. Maintenir un contact discret et bienveillant est donc essentiel pour préparer son retour.

Il ne s'agit pas de le harceler, bien sûr. Mais prendre des nouvelles de temps en temps, sans jamais parler de sa date de retour, ça change tout. Un simple SMS ou un court appel tous les 15 jours pour dire "Bonjour, juste pour prendre de tes nouvelles et te dire que l'équipe pense à toi" suffit à maintenir le lien social et professionnel.

Cette petite attention facilite énormément la réintégration. Le jour de son retour, le collaborateur ne revient pas en terrain inconnu. Il retrouve une équipe avec qui le contact n'a jamais été totalement rompu. Un management humain et à l'écoute : voilà votre meilleur atout pour limiter les récidives et bâtir une culture où les gens ont envie d'être présents.

Investir dans vos équipes : la seule stratégie durable contre l'absentéisme

Au final, la lutte contre l’absentéisme n'est pas une question de recettes miracles ou d'actions isolées. C'est bien plus profond que ça. C'est le reflet direct d'une culture d'entreprise saine et d'un management de qualité, un point particulièrement sensible dans des secteurs aussi exigeants que le retail ou l'hôtellerie.

Si vous vous demandez vraiment comment réduire l'absentéisme au travail sur le long terme, la seule voie possible est celle de l'amélioration continue.

Cette approche globale, c'est un peu comme entretenir un jardin. Il faut :

  • Arracher les mauvaises herbes à la racine (comprendre les causes profondes) plutôt que de juste couper ce qui dépasse (traiter les symptômes).
  • Préparer le terrain en amont (améliorer les conditions de travail pour prévenir les risques).
  • Former de bons jardiniers (outiller vos managers pour qu'ils deviennent des piliers du bien-être).
  • Utiliser les bons outils pour s'économiser (la technologie pour simplifier les plannings et le suivi).

Une approche qui remet l'humain au centre

Chaque effort, aussi petit soit-il, investi dans la qualité de vie au travail se répercute positivement. Des plannings plus équitables, une oreille plus attentive, une meilleure reconnaissance... tout cela se traduit directement par plus d'engagement, de présence et, au bout du compte, de performance.

L’absentéisme n'est souvent qu'un symptôme. Un taux qui grimpe en flèche est un signal d'alarme : il y a un désengagement ou un mal-être qui couve sous la surface.

En faisant de vos collaborateurs votre priorité, vous ne luttez pas seulement contre l'absentéisme. Vous bâtissez une organisation plus résiliente, plus agile et plus performante. Un employé qui se sent valorisé et soutenu est tout simplement un employé qui a envie d’être là.

La clé ? Commencer. Même modestement. Lancez un premier diagnostic dans une équipe, choisissez une action simple mais visible, comme stabiliser enfin les horaires grâce à un outil de planification efficace.

Des solutions comme Shyfter sont précisément conçues pour ça : vous donner les outils pour une gestion du personnel à la fois plus humaine et plus performante. En investissant dans vos équipes, vous investissez dans l'avenir de votre entreprise. C'est aussi simple que ça.

Vos questions sur la gestion de l’absentéisme

Pour finir, passons en revue quelques questions qui reviennent souvent sur le bureau des managers et des responsables RH. Ces réponses devraient vous aider à y voir plus clair et à agir plus sereinement.

Quels sont les premiers signes d’un problème d’absentéisme à surveiller ?

Avant que la situation ne devienne critique, il faut apprendre à repérer les signaux faibles. Certains indicateurs doivent tout de suite vous mettre la puce à l’oreille.

  • Les absences courtes et répétées : Un collaborateur souvent absent pour un ou deux jours, surtout si c’est systématiquement un lundi ou un vendredi, peut cacher une démotivation ou un début d’épuisement. C’est un grand classique.
  • La concentration des absences : Si vous remarquez une flambée soudaine d’arrêts maladie dans un service précis ou sous la responsabilité du même manager, c’est un drapeau rouge. Cela pointe souvent vers un souci de management, une surcharge de travail localisée ou une ambiance qui se dégrade.

Comment distinguer l’absentéisme normal de celui qui est problématique ?

Toutes les absences ne sont pas à mettre dans le même panier. Il y a une part d’absentéisme qui est tout simplement structurelle, inévitable. On parle d’absentéisme incompressible : les grands événements de la vie comme une maternité, un accident ou une maladie grave.

Là où vous pouvez – et devez – agir, c’est sur l’absentéisme lié à l’environnement de travail. S’il est causé par le stress, le manque de reconnaissance, des plannings mal fichus ou une ambiance toxique, alors il est de votre ressort d’intervenir. Un bon indicateur ? Si votre taux d'absentéisme dépasse la moyenne de votre secteur, il est temps de creuser.

Quel est l’impact réel d’un logiciel de planification sur l’absentéisme ?

Un outil de gestion de plannings, surtout dans des secteurs comme le retail ou l’hôtellerie, a un effet direct et mesurable sur la baisse de l’absentéisme. Il joue sur plusieurs leviers psychologiques et organisationnels vraiment importants.

Un logiciel comme celui que nous développons chez Shyfter réduit le stress lié à l'organisation. Il offre de la souplesse, notamment en permettant aux employés d'échanger leurs shifts. Il assure aussi une bien meilleure équité dans la répartition des heures et aide à prévenir la surcharge de travail. En redonnant de l'autonomie à vos équipes, vous boostez leur engagement. C’est mécanique.

La prime d’assiduité est-elle une bonne solution ?

Même si elle est légale sous certaines conditions, la prime d’assiduité est souvent une fausse bonne idée. Elle peut être vue comme une punition par ceux qui sont vraiment malades, ce qui crée un profond sentiment d’injustice.

En fait, cette approche ne s’attaque à aucune des causes profondes de l’absentéisme. Au lieu de mettre un pansement financier sur le problème, il est beaucoup plus efficace et durable d’investir cet argent dans de vraies actions de prévention et dans l’amélioration concrète des conditions de travail.


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Prêt à révolutionner votre gestion des plannings ?

Shyfter est bien plus qu’un simple outil de planification, c’est une solution complète de gestion du personnel, conçue pour vous faire gagner du temps, réduire le stress et satisfaire à la fois les employeurs et les employés.