Heures supplémentaires en restauration : le guide pratique pour tout maîtriser

Publié le
21/1/2026
Heures supplémentaires en restauration : le guide pratique pour tout maîtriser
En 20 minutes, on vous explique tout.

Nous avons hâte de vous montrer comment Shyfter peut vous faire gagner un temps précieux dans la gestion de vos plannings.

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Dans le secteur de la restauration, on parle d'heures supplémentaires dès qu'un collaborateur dépasse la durée légale de 35 heures de travail par semaine. Entre les pics d'activité, les services qui s'éternisent et les imprévus du week-end, leur gestion est bien plus qu'une simple formalité : c'est une réalité quotidienne et un enjeu majeur pour tout établissement HCR (Hôtels, Cafés, Restaurants).

Pourquoi la gestion des heures supplémentaires est un tel casse-tête en restauration

Le secteur de la restauration tourne à plein régime grâce à l'énergie et la flexibilité de ses équipes. Mais cette dynamique crée un défi de taille pour les gérants : la gestion des heures supplémentaires. Loin d'être une simple ligne sur une fiche de paie, c'est un véritable levier stratégique qui pèse sur la rentabilité de l'établissement, sa conformité avec la loi, et même sur l'ambiance en cuisine et en salle.

Un homme avec un presse-papiers entouré d'horloges, d'argent, d'une assiette et de silhouettes de personnes.

Une gestion approximative, voire purement manuelle, peut vite tourner au cauchemar. Des erreurs de calcul dans les majorations, un suivi du temps de travail qui laisse à désirer ou une simple méconnaissance de la convention collective peuvent mener tout droit à des litiges coûteux avec les salariés ou à un redressement de l'URSSAF.

Trouver le juste milieu entre flexibilité et rigueur

Le vrai défi, c'est de jongler entre les besoins opérationnels, qui changent tout le temps, et un cadre légal très strict. Un coup de feu imprévu, l'absence d'un collègue, un événement spécial... tout cela demande de la souplesse de la part des équipes. Mais cette flexibilité doit être parfaitement encadrée pour éviter les dérives et garantir que chaque heure travaillée soit payée à sa juste valeur.

La clé n'est pas de supprimer les heures supplémentaires – elles sont souvent inévitables – mais de les anticiper, de les suivre à la minute près et de les compenser comme il se doit. Une bonne gestion, c'est avant tout une marque de respect pour son personnel.

Le suivi à la main sur des feuilles volantes ou un tableur Excel est non seulement une perte de temps monumentale, mais aussi une source d'erreurs sans fin. Il devient presque impossible de savoir qui a dépassé son quota annuel d'heures sup' ou si les temps de repos obligatoires ont bien été respectés.

Transformer une contrainte administrative en avantage

Pour faire de cette complexité un atout, il faut une approche structurée. Cela veut dire maîtriser plusieurs points clés :

  • Le cadre légal : Comprendre sur le bout des doigts les règles du Code du travail et, surtout, celles de la convention HCR.
  • Le calcul de la paie : Savoir appliquer les bons taux de majoration pour chaque heure effectuée, sans exception.
  • Le suivi du temps : Mettre en place un système fiable pour pointer les heures de chaque salarié. Fini les approximations.
  • La planification stratégique : Utiliser les plannings pour optimiser les équipes et limiter le recours aux heures supplémentaires non indispensables.

En maîtrisant ces aspects, un manager ne se contente pas de protéger son établissement légalement. Il renforce aussi la confiance et la motivation de ses équipes. Une gestion transparente, appuyée par des outils modernes comme ceux que propose Shyfter, transforme cette contrainte en un véritable levier pour fidéliser les talents et assurer l'avenir de son entreprise.

Décrypter le cadre légal et conventionnel des heures supplémentaires

Naviguer dans les règles des heures supplémentaires en restauration, c’est un peu comme déchiffrer une recette complexe. D'un côté, vous avez la base, le Code du travail. De l'autre, les ingrédients spécifiques qui changent tout, apportés par la convention collective HCR. Comprendre cette double structure est simplement indispensable pour tout manager qui souhaite rester dans les clous et gérer ses équipes avec sérénité.

Un livre de cuisine ouvert avec une toque de chef, un bouclier de protection et un calendrier mensuel.

Le premier point à maîtriser, c'est la notion de temps de travail effectif. Une heure supplémentaire n'est comptée que si le salarié est à la disposition de l'employeur, prêt à exécuter ses tâches. Les pauses ou le temps pour s'habiller ne rentrent pas dans ce calcul. C'est une distinction fondamentale pour éviter les erreurs de décompte dès le départ.

Ensuite, gardez en tête que le calcul se fait toujours sur une base hebdomadaire, du lundi au dimanche. Il est donc impossible de "lisser" les heures d’une semaine chargée sur la suivante pour esquiver les majorations, sauf si un accord d'aménagement du temps de travail a été formalisé en bonne et due forme.

Le contingent annuel, votre limite à ne pas dépasser à la légère

Imaginez le contingent annuel comme une sorte de réserve d'heures supplémentaires que vous pouvez mobiliser avec une certaine souplesse. Pour les établissements permanents du secteur HCR, cette réserve est fixée à 360 heures par an et par salarié. Tant que vous restez dans cette limite, les heures supplémentaires se traduisent par une majoration de salaire ou un repos compensateur équivalent.

Cependant, dépasser ce contingent déclenche des obligations bien plus strictes. C'est un véritable seuil d'alerte qui change les règles du jeu pour l'employeur.

Le contingent annuel n'est pas une interdiction formelle de dépasser les 360 heures. C'est plutôt une frontière administrative. La franchir vous oblige à accorder une compensation supplémentaire à vos salariés, en plus du paiement majoré des heures.

Cette compensation supplémentaire porte un nom précis : la contrepartie obligatoire en repos (COR). C’est ici que la gestion se corse et qu'un suivi rigoureux devient absolument essentiel.

Repos compensateur et contrepartie obligatoire en repos

Attention à ne pas confondre ces deux notions. Elles se ressemblent, mais leur application est très différente. Un suivi précis du temps de travail est donc un prérequis, comme nous le détaillons dans notre guide sur ce que dit la loi du travail sur les heures supplémentaires.

Voici ce qu'il faut retenir pour ne plus jamais les confondre :

  • Le repos compensateur de remplacement (RCR) : Comme son nom l'indique, il permet de remplacer le paiement des heures sup' et de leurs majorations par un temps de repos équivalent. C'est une alternative au paiement, valable uniquement pour les heures effectuées à l'intérieur du contingent annuel.
  • La contrepartie obligatoire en repos (COR) : Elle, elle s'ajoute obligatoirement au paiement des heures supplémentaires effectuées au-delà du contingent annuel de 360 heures. Elle ne remplace rien ; c'est un droit supplémentaire pour le salarié qui a fourni un effort exceptionnel.

En tant qu'employeur, vous devez aussi respecter des durées maximales de travail. Un salarié ne peut pas travailler plus de 10 heures par jour (sauf dérogations), ni plus de 48 heures sur une même semaine. Ces plafonds sont absolus et visent à protéger la santé et la sécurité de vos équipes.

Pour piloter efficacement toutes ces variables, il faut connaître sur le bout des doigts les taux de majoration. Dans le secteur HCR, la convention collective définit des paliers clairs : +10 % de la 36e à la 39e heure, +20 % de la 40e à la 43e heure, et +50 % au-delà. Maîtriser ce cadre légal est la première étape pour transformer la gestion des heures supplémentaires d'un casse-tête en un processus maîtrisé et sécurisé.

Calculer la paie et les majorations : le guide pratique

Une fiche de paie qui comporte une erreur, même minime, et c’est la confiance de votre employé qui s’envole. Pour éviter ça, il faut être irréprochable. Aborder le calcul des heures supplémentaires en restauration avec méthode transforme cette corvée en un processus limpide et maîtrisé. C'est un pilier de la gestion RH de votre établissement.

Une calculatrice, une pile de pièces d'or et un document avec des pourcentages, symbolisant la finance et les calculs.

La règle d’or, la toute première, c’est de toujours raisonner à la semaine civile. Du lundi matin au dimanche soir. Point. Impossible de « lisser » les heures d'une semaine calme sur une semaine de rush pour esquiver les majorations, à moins d'avoir mis en place un accord spécifique d'aménagement du temps de travail.

Cette base hebdomadaire est le point de départ de tout calcul fiable. C'est le dimanche soir qu'on fait les comptes et qu'on voit si le seuil des 35 heures de travail effectif a été dépassé.

Les paliers de majoration propres au secteur HCR

La convention collective HCR a ses propres règles du jeu, qui diffèrent des taux légaux classiques. Il est donc absolument crucial de les connaître par cœur et de les appliquer à la lettre.

Voici les taux que tout manager en hôtellerie-restauration doit avoir en tête :

  • De la 36e à la 39e heure : une majoration de +10 % sur le taux horaire brut.
  • De la 40e à la 43e heure : la majoration passe à +20 %.
  • À partir de la 44e heure : on grimpe à +50 %.

Ces paliers s'enchaînent au cours de la même semaine. Un suivi rigoureux est donc indispensable pour bien répartir les heures dans chaque tranche.

Exemple concret : le calcul sur une semaine chargée

Pour que ce soit plus clair, prenons l'exemple d'un chef de partie payé 14 € brut de l'heure. Cette semaine, coup de feu oblige avec un gros événement, il a travaillé 45 heures.

Voyons comment se décompose le calcul de sa paie pour ces heures en plus :

  • Tranche 1 (de 36h à 39h) : Il a fait 4 heures dans cette première tranche.
    • Calcul : 4 heures x (14 € x 1,10) = 4 x 15,40 € = 61,60 €
  • Tranche 2 (de 40h à 43h) : Il a également travaillé 4 heures dans ce palier.
    • Calcul : 4 heures x (14 € x 1,20) = 4 x 16,80 € = 67,20 €
  • Tranche 3 (au-delà de 43h) : Il lui reste 2 heures dans la dernière tranche (sa 44e et sa 45e heure).
    • Calcul : 2 heures x (14 € x 1,50) = 2 x 21,00 € = 42,00 €

Le montant total brut à lui verser pour ses 10 heures supplémentaires est donc de 61,60 € + 67,20 € + 42,00 € = 170,80 €. Cette somme doit apparaître clairement sur son bulletin de paie, en plus de son salaire de base.

La transparence est la clé. Chaque ligne sur la fiche de paie doit être compréhensible pour le salarié. Pour creuser le sujet, n'hésitez pas à lire notre guide complet sur le calcul des heures supplémentaires.

N'oubliez pas les avantages en nature dans le calcul !

Une question qui revient sans cesse : les avantages en nature, comme les repas, comptent-ils dans le calcul des heures sup ? La réponse est un grand oui. Le taux horaire qui sert de base au calcul des majorations doit inclure tous les éléments du salaire, y compris la valeur de ces avantages.

Oublier ce détail peut fausser le calcul et vous coûter cher en cas de contrôle de l'URSSAF. L'évaluation de ces avantages est d'ailleurs encadrée et doit correspondre à une valeur forfaitaire bien précise.

Maîtriser ces règles n'est pas juste une contrainte légale ; c'est une marque de respect envers vos équipes. Une fiche de paie juste est le reflet d'une gestion saine et un excellent moyen de fidéliser vos talents, si précieux dans notre secteur.

Le risque financier et légal des heures non déclarées

Ne pas déclarer ou mal gérer les heures supplémentaires en restauration n'est pas une simple erreur administrative. C'est une véritable bombe à retardement pour votre établissement. Chaque heure non déclarée creuse un peu plus le fossé, vous exposant à des risques financiers et légaux majeurs.

Pris dans le feu de l'action, beaucoup de managers sous-estiment les conséquences. Ils pensent qu'un arrangement à l'amiable ou une compensation informelle suffira à calmer le jeu. La réalité, malheureusement, est bien plus brutale. Le travail dissimulé, même involontaire, est l'un des motifs de contrôle les plus fréquents de l'URSSAF et de l'Inspection du travail. Une seule heure non payée peut être requalifiée en fraude, et déclencher un redressement potentiellement dévastateur.

Les sanctions en cas de travail dissimulé

Lorsqu'un contrôle met en lumière des irrégularités dans le suivi des heures, les sanctions s'enchaînent vite et peuvent mettre en péril la survie même de votre restaurant. Il ne s'agit pas seulement de rembourser les sommes dues, mais de faire face à une cascade de pénalités conçues pour être extrêmement dissuasives.

Les conséquences financières directes sont multiples :

  • Le redressement URSSAF : Vous devrez régler l'intégralité des cotisations sociales éludées sur les heures non déclarées, en plus des majorations de retard. L'administration peut remonter sur plusieurs années en arrière.
  • Les amendes administratives : Le travail dissimulé est passible de sanctions financières très lourdes, qui peuvent atteindre plusieurs dizaines de milliers d'euros.
  • Les sanctions pénales : Dans les cas les plus graves, l'employeur s'expose à des peines de prison et à une interdiction de gérer une entreprise.

Au-delà des amendes, le risque le plus coûteux vient souvent des prud'hommes. Un salarié qui juge que ses heures supplémentaires n'ont pas été payées peut saisir la justice, et ce, même des années après avoir quitté votre établissement.

Le coût caché des litiges et de la perte de réputation

Un conflit aux prud'hommes est un processus long, stressant et très cher. Si le salarié apporte des éléments qui prouvent l'existence d'heures non rémunérées (comme des agendas, des témoignages ou des emails), la charge de la preuve s'inverse. C'est alors à vous, l'employeur, de fournir un décompte du temps de travail irréprochable. Sans un système de suivi fiable, votre défense devient mission quasi impossible.

En cas de condamnation, vous ne paierez pas seulement les heures dues et leurs majorations. Vous devrez aussi verser des dommages et intérêts. La facture totale peut vite grimper et représenter plusieurs mois, voire plusieurs années de salaire.

Ce phénomène des heures non payées est malheureusement très répandu. Selon une étude d'ADP, près de 66 % des salariés effectuent des heures supplémentaires non rémunérées, pour une moyenne de 9,2 heures par semaine. Pour en apprendre davantage sur ces tendances RH, vous pouvez consulter les observations sur le site de Shyfter.

La pointeuse digitale comme bouclier juridique

Face à de tels risques, votre meilleure défense est la transparence et la traçabilité. Un système de pointage digital, comme une application mobile avec géolocalisation et photo, offre une protection infaillible. Il crée un historique objectif et impossible à falsifier du temps de travail de chaque membre de votre équipe. Pour tout savoir sur les procédures, notre guide sur le contrôle de l'inspection du travail est une ressource précieuse.

Cet outil n'est pas un instrument de surveillance, mais une véritable garantie pour tout le monde. Pour l'employé, c'est l'assurance que chaque minute travaillée est bien comptée et sera payée. Pour vous, c'est la preuve irréfutable de votre bonne foi en cas de contrôle ou de litige. Vous transformez ainsi une crise potentielle en simple formalité administrative.

Faire du planning un outil stratégique pour maîtriser les coûts

Et si, au lieu de subir les heures supplémentaires en restauration, vous appreniez à les anticiper ? Votre meilleur allié pour garder le contrôle sur les coûts de personnel, c'est un planning bien pensé. Trop de managers voient encore le planning comme une simple corvée administrative, une liste de tâches à répartir. En réalité, c'est un levier financier extrêmement puissant.

Illustration d'un calendrier de planification hebdomadaire pour un restaurant, avec deux chefs souriants et des tâches.

L'idée est de passer d'une gestion réactive, où l'on découvre les dépassements en fin de semaine, à une planification proactive. Vous ne constatez plus les dégâts, vous les prévenez. L'objectif est simple : transformer une dépense imprévue en une variable que vous pilotez activement. Fini, les mauvaises surprises sur la fiche de paie.

Analyser les pics d'activité pour mieux anticiper

La première étape pour un planning optimisé ? Devenir un expert de votre propre établissement. Cela passe par une analyse fine de vos données pour repérer les tendances qui se répètent semaine après semaine.

Plongez-vous dans vos chiffres et observez :

  • Les jours et heures de pointe : Bien sûr, le vendredi soir est toujours un coup de feu. Mais qu'en est-il du mardi midi ? Identifiez avec précision vos moments de forte affluence.
  • La saisonnalité : Les besoins en personnel sur une terrasse bondée en juillet n'ont rien à voir avec ceux d'une salle en plein mois de novembre.
  • Les événements spéciaux : Un match de foot retransmis, un festival en ville, les vacances scolaires... Tous ces facteurs ont un impact direct sur votre fréquentation.

Cette analyse vous permet d'ajuster vos effectifs avec une précision quasi chirurgicale. Plutôt que de sur-staffer "au cas où", vous allouez la bonne personne, au bon endroit, au bon moment. Le recours aux heures supplémentaires diminue alors tout naturellement.

La meilleure heure supplémentaire est celle qu'on n'a jamais eu besoin de faire. Une planification qui s'appuie sur des données concrètes, et non sur la simple intuition, est de loin la méthode la plus efficace pour réduire durablement les coûts liés aux dépassements.

En adoptant cette méthode, vous construisez des plannings qui respectent à la lettre les temps de repos légaux et les durées maximales de travail, tout en assurant un service client irréprochable.

Automatiser la planification pour gagner en agilité

Soyons honnêtes : créer manuellement un planning parfait qui jongle avec les compétences de chacun, les contraintes légales et les pics d'activité relève du casse-tête. C'est précisément là que les outils de planification modernes changent la donne.

Un logiciel comme Shyfter automatise une grande partie de ce travail fastidieux. Il vous donne une visibilité en temps réel sur votre masse salariale prévisionnelle au fur et à mesure que vous construisez le planning. Pour ceux qui veulent creuser le sujet, notre article sur le logiciel de gestion de planning en restauration explore ces solutions plus en détail.

Les avantages d'une telle approche sont immédiats et concrets :

  • Visibilité des coûts : L'outil calcule instantanément l'impact de chaque shift sur votre budget, y compris les majorations potentielles en cas d'heures sup.
  • Alertes de conformité : Le système vous avertit si un shift risque de faire dépasser le contingent annuel d'un employé ou d'enfreindre les règles sur le repos obligatoire.
  • Gestion des imprévus simplifiée : Un salarié tombe malade ? La plateforme peut vous suggérer des remplaçants disponibles et qualifiés, ce qui vous évite de surcharger le reste de l'équipe et de générer des heures supplémentaires coûteuses.

Au final, utiliser le planning comme un outil stratégique, c'est transformer une tâche administrative en un véritable centre de pilotage. Vous ne vous contentez plus de répartir des horaires ; vous pilotez activement votre rentabilité, vous améliorez les conditions de travail de vos équipes et vous sécurisez la santé financière de votre établissement.

Pourquoi une bonne gestion des heures supplémentaires fidélise vos équipes

Dans un secteur aussi intense que la restauration, où le turnover fait des ravages, la gestion des heures supplémentaires en restauration est bien plus qu'une simple obligation légale. C'est un levier de management puissant, un véritable outil pour garder vos talents. En fait, une approche transparente et juste peut transformer cette contrainte opérationnelle en un avantage concurrentiel majeur.

On le voit tous les jours : les salariés sont de plus en plus soucieux de leur équilibre vie pro/vie perso. Une accumulation d'heures supplémentaires, surtout si elles sont mal gérées ou compensées à la légère, est une voie express vers l'épuisement et la démotivation. Le sentiment de ne pas être reconnu pour ses efforts est l'une des raisons principales qui poussent les bons éléments à aller voir si l'herbe est plus verte ailleurs.

L'impact d'une charge de travail intense

Le rythme en restauration, c'est quelque chose. Ce n'est pas juste une impression, les chiffres le confirment : la DARES indique que les salariés du secteur carburent en moyenne à 25,6 à 28,6 heures supplémentaires par trimestre. C'est bien au-dessus de la moyenne nationale de 15,8 heures.

Cette réalité souligne à quel point le travail est intense, et donc à quel point il est crucial de reconnaître cet investissement. Une entreprise qui paie chaque heure due, qui applique les majorations à la lettre et qui communique clairement sur les compensations envoie un message fort : "On respecte votre temps et votre engagement."

Reconnaître la valeur du travail de vos équipes, ce n'est pas une dépense, c'est un investissement. Une gestion équitable des heures supplémentaires est la preuve tangible que vous voyez vos employés comme des partenaires clés de votre succès, et non comme une simple variable d'ajustement.

Cet état d'esprit a un impact direct sur le moral des troupes. Un salarié qui se sent respecté est plus engagé, plus productif, et beaucoup plus susceptible de rester sur le long terme.

Transformer la contrainte en un argument de fidélisation

Pour faire de cette gestion un vrai atout, quelques bonnes pratiques sont incontournables. Elles aident à construire une culture d'entreprise positive et attractive.

  • Transparence totale : Assurez-vous que chaque salarié sait comment ses heures sont comptées, comment les majorations sont calculées et quand il recevra sa paie ou son repos. Un système de pointage digital aide à rendre les choses objectives et à couper court à toute discussion.
  • Paiement rigoureux et ponctuel : Ne laissez jamais traîner le paiement des heures sup. C'est une question de confiance fondamentale. Leur règlement doit être aussi fiable que celui du salaire de base.
  • Anticipation et équité : Servez-vous de vos plannings pour répartir la charge de travail aussi équitablement que possible. Une bonne planification évite de solliciter toujours les mêmes et prévient l'épuisement.

En adoptant ces principes, vous faites bien plus que respecter la loi. Vous vous forgez une réputation d'employeur de choix, capable d'attirer et surtout de retenir les meilleurs talents dans un marché du travail ultra-compétitif. Pour creuser le sujet, jetez un œil à nos astuces infaillibles pour améliorer la satisfaction de vos employés.

Les questions que tout le monde se pose sur les heures sup'

La gestion des heures supplémentaires en restauration amène son lot de questions pratiques. Pour vous aider à y voir plus clair au quotidien, voici des réponses franches et directes aux interrogations les plus fréquentes des managers du secteur HCR.

Un salarié peut-il refuser de faire des heures supplémentaires ?

En théorie, non. Un salarié ne peut pas refuser de faire des heures supplémentaires si la demande de son employeur est justifiée et respecte le cadre légal. C'est-à-dire ? La demande doit répondre à un besoin réel du service, rester dans la limite du contingent annuel (fixé à 360 heures pour les établissements permanents) et être communiquée avec un délai de prévenance raisonnable.

Un refus sans un motif solide, comme une urgence familiale impérieuse ou une raison médicale prouvée, peut être vu comme une faute professionnelle. Bien sûr, cela ne donne pas tous les droits à l'employeur. Il ne doit jamais abuser de cette possibilité et s'assurer que la demande reste exceptionnelle.

Comment ça marche pour un contrat à temps partiel ?

Attention, ici on change de vocabulaire et de règles ! Un salarié à temps partiel ne fait pas d’heures supplémentaires, mais des heures complémentaires. Il s'agit de toutes les heures travaillées au-delà de la durée prévue à son contrat, mais sans jamais atteindre les 35 heures par semaine.

La gestion de ces heures est très encadrée :

  • Le nombre d'heures complémentaires est limité à 1/10e de la durée de son contrat (par exemple, 2,5 heures pour un contrat de 25 heures).
  • Chaque heure est majorée de 10 %.
  • Si un accord de branche ou d'entreprise le permet, cette limite peut être poussée jusqu'à 1/3 du temps de contrat. Dans ce cas, la majoration grimpe à 25 % pour les heures effectuées au-delà du dixième initial.

En cas de conflit, comment prouver les heures supplémentaires ?

Si un désaccord finit aux prud'hommes, la preuve est une affaire partagée. Le salarié doit d'abord apporter des éléments pour appuyer sa demande : des agendas, des captures d'écran des plannings, des témoignages... Il n'a pas besoin d'une preuve irréfutable, juste d'un faisceau d'indices.

C'est alors à l'employeur de sortir les registres officiels de décompte du temps de travail pour prouver sa bonne foi. C'est exactement pour cette raison qu'un système de pointage fiable est votre meilleur allié. Il fournit une preuve objective, protège l'entreprise et assure une transparence totale pour tout le monde.

Quelle est la différence entre repos compensateur et contrepartie en repos ?

On les confond souvent, pourtant ce n'est pas du tout la même chose.

Le repos compensateur de remplacement (RCR) est une alternative au paiement. Concrètement, vous pouvez remplacer le paiement des heures sup' et de leur majoration par un repos de durée équivalente. C'est un choix de gestion.

La contrepartie obligatoire en repos (COR), elle, n'est pas un choix, mais une obligation. Elle vient en plus du paiement des heures supplémentaires dès que le salarié dépasse son contingent annuel. C'est un droit supplémentaire pour compenser une charge de travail qui a été particulièrement lourde.


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Prêt à révolutionner votre gestion des plannings ?

Shyfter est bien plus qu’un simple outil de planification, c’est une solution complète de gestion du personnel, conçue pour vous faire gagner du temps, réduire le stress et satisfaire à la fois les employeurs et les employés.