Le guide du licenciement pour faute simple pour les managers

Publié le
8/2/2026
Le guide du licenciement pour faute simple pour les managers
En 20 minutes, on vous explique tout.

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Le licenciement pour faute simple, c’est la rupture du contrat de travail décidée par l'employeur à la suite d'un comportement fautif d'un salarié. Contrairement à une faute grave, celle-ci n'est pas assez sérieuse pour justifier un départ immédiat : le salarié peut donc rester dans l'entreprise pendant son préavis. Ce sont souvent des négligences ou des manquements répétés qui mènent à cette situation, et pour le manager, cela exige une gestion impeccable du dossier.

Comprendre le licenciement pour faute simple

Un homme et une femme discutent de documents devant une balance de justice, symbolisant une consultation juridique.

Dans des secteurs où tout va très vite, comme la restauration, l'hôtellerie ou la vente, gérer son personnel est un défi permanent. Le licenciement pour faute simple est l'une de ces réalités auxquelles tout responsable RH ou manager sera un jour confronté. Il vient sanctionner une attitude qui, sans être dramatique, vient perturber le bon fonctionnement de l'équipe et de l'entreprise.

Cette procédure peut impressionner, mais la maîtriser est essentiel pour agir de manière juste et, surtout, sécurisée sur le plan légal. La faute simple se situe un cran en dessous des fautes plus lourdes, comme la faute grave ou la faute lourde, dont les conséquences pour le salarié sont bien plus radicales.

Pourquoi maîtriser cette procédure

Saisir les nuances du licenciement pour faute simple est crucial. Une petite erreur dans la qualification de la faute ou un oubli dans la procédure, et c'est le risque d'un litige coûteux devant le Conseil de prud'hommes. Sans parler de l'impact sur la réputation de l'entreprise.

L'idée, c'est de vous donner les clés pour gérer ces situations avec assurance. Concrètement, cela veut dire être capable de :

  • Identifier clairement ce qui relève de la faute simple (par exemple : des retards qui s'accumulent malgré les avertissements, des erreurs de caisse par négligence).
  • Faire la différence entre ce niveau de faute et les autres motifs de licenciement.
  • Suivre à la lettre chaque étape de la procédure imposée par la loi.

Le succès d'une procédure de licenciement pour faute simple repose sur une chose : un dossier solide, factuel et bien documenté. Chaque manquement doit être tracé pour que la décision finale soit incontestable et que son caractère réel et sérieux soit prouvé.

C'est là qu'une gestion RH rigoureuse devient votre meilleure alliée. Des outils modernes de planification et de gestion du personnel permettent de suivre objectivement les faits, transformant ce qui pourrait passer pour une impression subjective en preuves tangibles. Pour creuser le sujet, découvrez comment une bonne gestion RH peut blinder vos processus disciplinaires.

Comment reconnaître et qualifier une faute simple au quotidien ?

Trois illustrations montrent différentes fautes professionnelles : retard, erreur mineure de caisse et négligence d'hygiène.

Identifier un licenciement pour faute simple ne se résume pas à cocher les cases d'une définition juridique. C’est avant tout une affaire de contexte, de bon sens et d’une analyse impartiale des faits. Pour un manager dans le retail, l'hôtellerie ou un responsable RH, le vrai défi est de faire la part des choses : où s'arrête l'incident isolé et où commence le comportement fautif qui mérite une sanction ?

Voyez la faute simple comme un "carton jaune" dans le monde du travail. Elle vient sanctionner une erreur ou une négligence qui grippe la machine, mais qui n’est pas assez critique pour justifier un départ immédiat du salarié. C'est une perturbation, pas une rupture nette.

Cette nuance est capitale. Le licenciement pour faute simple se caractérise par sa nature modérée. Il répond à un manquement aux obligations du contrat de travail, mais sans une gravité telle qu'elle rendrait impossible le maintien du salarié dans l'entreprise, même temporairement. Sur les 625 740 licenciements de CDI pour motifs personnels (hors économiques), une grande partie relève de ce motif, bien loin des cas spectaculaires comme l'abandon de poste qui flirte avec la faute grave ou lourde. Pour vous familiariser avec ce cadre, les informations officielles sur le sujet sont un bon point de départ.

Les signaux d'une faute simple sur le terrain

Dans le quotidien d’un restaurant, d'un hôtel ou d'une boutique, la faute simple prend des formes très concrètes. On ne parle pas d'un acte unique et dramatique, mais souvent d'une accumulation de petits écarts. Le rôle du manager, c’est de savoir dire « stop » quand la ligne est franchie.

Voici quelques exemples typiques que vous pourriez rencontrer :

  • Les retards à répétition : Un salarié qui arrive systématiquement avec 10 ou 15 minutes de retard, malgré plusieurs remarques orales et un avertissement écrit.
  • Les erreurs de caisse par négligence : Des écarts fréquents dans le secteur du retail qui ne sentent pas le vol, mais plutôt un manque de rigueur ou de respect des procédures.
  • Le non-respect des règles d'hygiène de base : Un employé en cuisine qui "oublie" de porter sa charlotte ou zappe certaines étapes du protocole de nettoyage, sans pour autant créer un risque sanitaire majeur et immédiat.
  • Une baisse de productivité évidente : Un vendeur qui passe plus de temps sur son téléphone qu'à accueillir les clients, plombant l'ambiance et les chiffres du magasin.

Le point commun de toutes ces situations ? Elles désorganisent le travail, alourdissent la charge des collègues et finissent par dégrader la qualité du service.

L'importance capitale de tout documenter

Qualifier une faute simple repose entièrement sur votre capacité à prouver les faits. Une simple affirmation ne pèse rien. Vous avez besoin de preuves tangibles, datées et objectives pour monter un dossier qui tiendra la route en cas de contestation.

C'est là qu'une gestion RH rigoureuse et bien outillée fait toute la différence. Un système de pointage fiable, par exemple, ne fait pas qu'enregistrer les heures. Il crée un historique précis des retards et des absences, transformant une impression ("il est souvent en retard") en une donnée factuelle, indiscutable.

La documentation n'est pas une simple formalité, c'est la fondation de votre décision. Sans preuves écrites et datées, un licenciement pour faute simple, même parfaitement justifié, risque d'être requalifié en licenciement sans cause réelle et sérieuse par le Conseil de prud'hommes.

Avant même de penser au licenciement, les avertissements formels sont des étapes obligées. Idéalement, ils doivent suivre des échanges pour recadrer le tir. Pour creuser ce sujet, notre guide sur les techniques de feedback constructif en entreprise peut vous être utile.

Enfin, l'analyse ne doit pas s'arrêter au fait lui-même. Vous devez évaluer la situation dans sa globalité. Prenez en compte l'ancienneté du salarié, son passif disciplinaire (a-t-il déjà été averti ?), le contexte général de l'entreprise et l'impact réel du manquement. Une erreur commise par une nouvelle recrue en pleine formation n'a pas le même poids que la même erreur répétée par un collaborateur expérimenté. C'est cette approche nuancée qui signe une gestion RH juste et efficace.

Faute simple, grave ou lourde : comment ne pas se tromper ?

Qualifier correctement une faute, c’est sans doute l’étape la plus délicate pour un manager ou un responsable RH. Une simple erreur d'appréciation peut vite transformer une procédure légitime en un contentieux prud'homal coûteux. La clé, c'est de bien comprendre que ces trois niveaux – simple, grave et lourde – ne sanctionnent pas la même chose et, surtout, n'entraînent pas les mêmes conséquences.

Pour y voir plus clair, imaginez une analogie avec le Code de la route.

La faute simple, ce serait un petit excès de vitesse. C'est répréhensible, ça mérite une sanction (une amende, des points en moins), mais ça ne vous empêche pas de reprendre le volant.

La faute grave, ce serait conduire en état d'ivresse. Le danger est tel que votre permis est suspendu sur-le-champ. Impossible de continuer.

Enfin, la faute lourde, ce serait un délit de fuite aggravé après avoir provoqué un accident. Là, il y a une intention de nuire évidente qui change tout.

Cette image aide à saisir la gradation du risque et son impact direct sur la relation de travail. Pour ne pas se tromper, il faut donc analyser chaque situation à travers le prisme de ses caractéristiques propres et de ses conséquences immédiates.

Décortiquer la faute simple

La faute simple est le premier échelon de la sanction disciplinaire pouvant mener au licenciement. Elle correspond à un comportement qui, bien que fautif, n'est pas assez sérieux pour empêcher le salarié de rester dans l'entreprise pendant son préavis.

  • Ses caractéristiques : Elle découle souvent de négligences, d'erreurs professionnelles ou de manquements répétés aux règles de l'entreprise. Il n'y a pas d'intention de nuire, ni une gravité qui exige un départ immédiat. C'est très souvent l'accumulation ou la répétition qui la constitue.
  • Un exemple concret : Un serveur dans l'hôtellerie qui commet des erreurs de commande de façon récurrente, malgré plusieurs rappels à l'ordre. Sa performance est insuffisante et perturbe le service, mais il ne met pas l'entreprise en péril.
  • Les conséquences pour le salarié : Le contrat n'est pas rompu sur-le-champ. Le salarié effectue son préavis et perçoit son indemnité de licenciement (s'il remplit les conditions d'ancienneté) ainsi que son indemnité de congés payés. Il conserve également son droit aux allocations chômage.

Identifier la faute grave

Avec la faute grave, on change radicalement de registre. Sa particularité, c'est qu'elle rend impossible le maintien du salarié dans l'entreprise, même pour la durée du préavis. La rupture du contrat est donc quasi immédiate.

  • Ses caractéristiques : On parle ici d'une violation sérieuse des obligations du contrat de travail. Les faits sont d'une telle importance qu'ils justifient un départ sans aucun délai.
  • Un exemple concret : Un caissier dans le retail qui insulte violemment un client ou son supérieur. Un tel comportement nuit directement à l'image de l'entreprise et brise la confiance indispensable à la poursuite de la relation de travail.
  • Les conséquences pour le salarié : Le départ est immédiat, souvent précédé d'une mise à pied à titre conservatoire. Le salarié perd son droit au préavis et à l'indemnité de licenciement. Il ne touche que son indemnité compensatrice de congés payés et conserve ses droits au chômage.

La distinction entre faute simple et grave est absolument cruciale. Une erreur de qualification par l'employeur peut entraîner la requalification du licenciement par les juges, avec l'obligation de verser toutes les indemnités qui avaient été supprimées. Pour aller plus loin sur ce sujet, il est très utile de maîtriser les spécificités du licenciement pour faute grave.

Reconnaître la faute lourde

La faute lourde est le sommet de l'échelle disciplinaire. Elle est exceptionnellement rare, car elle exige de prouver non seulement la gravité de l'acte, mais aussi l'intention de nuire du salarié.

  • Ses caractéristiques : Il s'agit d'une faute grave, commise avec la volonté délibérée de porter préjudice à l'employeur ou à l'entreprise. La charge de la preuve de cette intention malveillante repose entièrement sur l'employeur.
  • Un exemple concret : Un manager qui détourne des fonds ou qui divulgue des informations stratégiques confidentielles (par exemple, des plans de développement futurs pour un hôtel) à un concurrent. L'acte n'est pas seulement une faute, il est commis dans le but de nuire.
  • Les conséquences pour le salarié : Les conséquences sont les mêmes que pour la faute grave (perte du préavis et de l'indemnité de licenciement). La grande différence, c'est que l'entreprise peut en plus engager la responsabilité civile du salarié pour obtenir des dommages et intérêts en réparation du préjudice.

En résumé, pour faire le bon choix, posez-vous toujours ces deux questions : Le maintien du salarié est-il possible pendant le préavis ? Le salarié a-t-il eu l'intention de nuire ? Les réponses vous guideront naturellement vers la bonne qualification.

La procédure de licenciement expliquée étape par étape

Diagramme illustrant quatre étapes d'un processus : preuves (dossier 2017), invitation, réunion préliminaire et notification.

Engager une procédure de licenciement pour faute simple peut paraître impressionnant. En réalité, c'est un processus très balisé qui, suivi à la lettre, protège autant l'employeur que le salarié. Chaque étape compte et vise à assurer une décision juste et légale.

Pour un manager dans le retail ou un gérant de restaurant, connaître cette feuille de route est un véritable filet de sécurité. Cela permet d'éviter les vices de procédure qui pourraient faire annuler tout le processus. Voyons ensemble comment transformer ces obligations légales en un plan d'action limpide.

1. La constitution d'un dossier solide

Avant même de penser à envoyer une convocation, le premier réflexe, et le plus important, est de rassembler des preuves. Un licenciement pour faute simple doit s'appuyer sur des faits concrets, objectifs et vérifiables. Votre opinion personnelle ou une simple impression ne pèseront pas lourd.

Ce dossier, c'est la fondation de toute votre démarche. Il doit contenir des éléments qui matérialisent les manquements que vous reprochez au salarié, surtout s'ils sont répétés.

Voici ce que vous devriez chercher à réunir :

  • Des avertissements écrits : C'est la preuve reine. Ils montrent que le salarié était au courant de ce qui n'allait pas et qu'il a eu sa chance pour corriger le tir.
  • Des comptes rendus d'entretiens : Vous avez eu des discussions informelles pour recadrer un comportement ? Un simple email récapitulatif envoyé juste après peut servir de trace écrite.
  • Des témoignages d'autres collaborateurs : Attention, pour avoir une réelle valeur, ils doivent être factuels, écrits et signés. L'anonymat ne fonctionne pas ici.
  • Des données chiffrées : C'est là que les outils de gestion RH modernes changent la donne. Un rapport de pointage issu d'une solution comme Shyfter peut, par exemple, prouver des retards répétés de manière incontestable.

2. La convocation à l'entretien préalable

Une fois votre dossier bien ficelé, vous devez convoquer le salarié à un entretien préalable. C'est une étape très formelle, avec des règles du jeu strictes.

La convocation doit être envoyée par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre une signature. Ce courrier doit absolument préciser :

  • L'objet de l'entretien (envisager une sanction pouvant aller jusqu'au licenciement).
  • La date, l'heure et le lieu du rendez-vous.
  • Le droit pour le salarié de se faire assister par une personne de son choix travaillant dans l'entreprise.

Un délai minimum de cinq jours ouvrables doit s'écouler entre la réception de la convocation et la date de l'entretien. Ce temps est fait pour que le salarié puisse préparer sa défense. Le jour de la remise ne compte pas, tout comme les dimanches et jours fériés.

3. Le déroulement de l'entretien

L'entretien préalable, ce n'est pas un tribunal. Son objectif est double : d'une part, exposer clairement les faits que vous reprochez au salarié, et d'autre part, et c'est crucial, écouter ses explications. C'est un moment d'échange qui doit rester professionnel et respectueux, même si l'ambiance est tendue.

Pendant la discussion, soyez précis. Reprenez chaque grief en vous appuyant sur les preuves de votre dossier. Ensuite, laissez le salarié parler, répondre et donner sa version des faits. Écoutez vraiment ses arguments ; ils pourraient parfois éclairer la situation sous un autre angle.

4. La notification du licenciement

Après l'entretien, la loi vous impose un temps de réflexion d'au moins deux jours ouvrables avant de communiquer votre décision. Si, après avoir entendu le salarié, vous décidez de maintenir le licenciement, vous devez le notifier par écrit.

Cette notification doit impérativement se faire par lettre recommandée avec accusé de réception. C'est la date de première présentation de ce courrier qui donnera le coup d'envoi du préavis. D'ailleurs, si vous voulez creuser le sujet, notre article sur le délai de préavis en cas de licenciement vous éclairera.

La rédaction de cette lettre est capitale. Elle doit lister de manière précise, factuelle et complète les motifs du licenciement. Les raisons que vous invoquez dans ce courrier "fixent les limites du litige", ce qui signifie que vous ne pourrez pas ajouter d'autres griefs plus tard en cas de contestation. La précision est votre meilleure alliée.

Dans des secteurs à fort turnover comme la restauration rapide ou la grande distribution, les ruptures de contrat sont fréquentes. Pour vous donner une idée, la DARES a enregistré 217 900 licenciements pour motif personnel en un seul trimestre. Dans un tel contexte, où près de 26 % des recours aux prud'hommes visent des licenciements jugés abusifs, chaque détail compte. En suivant scrupuleusement ces étapes, vous blindez votre décision et protégez votre entreprise.

Quelles sont les conséquences pour le salarié et l'entreprise ?

Une fois la lettre de licenciement pour faute simple envoyée, la rupture du contrat est bel et bien enclenchée. Mais attention, cela ne signifie pas que tout s'arrête du jour au lendemain. Cette dernière étape est bordée de droits et d'obligations très précis, autant pour le salarié que pour l'entreprise.

Pour un manager dans l'hôtellerie ou un responsable de boutique, bien maîtriser ces conséquences est aussi crucial que de mener la procédure en amont. C'est la garantie de boucler la collaboration de manière professionnelle, de limiter les risques de litiges et de chiffrer précisément le coût de cette décision.

Les droits du salarié licencié

Contrairement à la faute grave ou lourde, la faute simple est jugée suffisamment sérieuse pour casser le contrat, mais pas assez pour priver le salarié de ses droits essentiels à la sortie. C'est une nuance de taille.

Voici ce à quoi le salarié peut prétendre :

  • L'exécution (ou le paiement) du préavis : Le contrat ne prend pas fin brutalement. Le salarié continue de travailler pendant une période fixée par la loi ou sa convention collective. Si vous préférez qu'il parte immédiatement, il faudra lui verser une indemnité compensatrice de préavis, équivalente au salaire qu'il aurait touché en restant.
  • L'indemnité légale de licenciement : Si le salarié justifie d'au moins huit mois d'ancienneté sans interruption, il a droit à une indemnité. Son montant dépend de son salaire et de son ancienneté. C'est un droit fondamental qui fait toute la différence avec les fautes plus lourdes.
  • L'indemnité compensatrice de congés payés : Tous les jours de congés acquis mais non pris à la date du départ doivent être payés. Cette somme est intégrée à son solde de tout compte, c'est une obligation.
  • L'accès aux allocations chômage : Le licenciement pour faute simple est vu comme une perte involontaire d'emploi. Le salarié peut donc s'inscrire à Pôle emploi et toucher les allocations d'aide au retour à l'emploi (ARE), à condition bien sûr de remplir les autres critères.

Pour creuser les méthodes de calcul et les subtilités, n'hésitez pas à lire notre article complet sur l'indemnité de licenciement.

Les obligations de l'entreprise

Pour l'employeur, la fin du contrat rime avec paperasse. Il y a plusieurs documents administratifs à remettre au salarié, indispensables pour la suite de son parcours.

Un oubli ou une erreur peut coûter cher. L'entreprise doit impérativement fournir :

  • Le certificat de travail : Ce document prouve que le salarié a bien travaillé chez vous. Il doit mentionner ses dates d'entrée et de sortie, ainsi que la nature du poste qu'il occupait.
  • L'attestation Pôle emploi : C'est le sésame qui permet au salarié de faire valoir ses droits au chômage. Il faut le transmettre sans traîner.
  • Le reçu pour solde de tout compte : Ce document détaille toutes les sommes versées à la fin du contrat (dernier salaire, indemnités, primes...). Le salarié est libre de le signer ou non sur-le-champ.

Au-delà de ces formalités, un licenciement pour faute simple a un coût bien réel pour l'entreprise. Il y a les coûts directs, comme l'indemnité de licenciement ou celle du préavis. Mais il y a aussi les coûts indirects : le temps passé par les RH et les managers sur le dossier, l'impact sur le moral de l'équipe, sans parler des frais pour recruter un remplaçant.

Cette réalité financière rappelle l'importance d'une gestion proactive des performances et d'un dialogue ouvert. Investir dans le suivi et la formation est souvent bien plus rentable que de gérer les conséquences d'un licenciement, même quand il est parfaitement justifié et mené dans les règles de l'art.

Comment les bons outils peuvent blinder vos procédures RH

Tablette affichant un homme, une liste de présence cochée et un bouclier de sécurité.

Gérer un licenciement pour faute simple, c’est avant tout une question de preuve. C’est un principe non négociable. Face à un juge, une intuition ou un témoignage oral pèse bien peu face à des faits documentés. C'est pourquoi la meilleure protection pour un employeur, c'est d'anticiper et de tout consigner rigoureusement, bien avant que la situation ne s'envenime.

Dans des secteurs comme le retail, l'hôtellerie ou la restauration, où le suivi des temps et la planification des tâches sont au cœur du réacteur, les outils numériques modernes deviennent de vrais partenaires stratégiques. Bien plus que de simples logiciels de planning, ils se transforment en véritables coffres-forts probatoires.

Bâtir un dossier factuel en béton

Une solution de gestion RH comme Shyfter n'a pas pour but de fliquer, mais d'objectiver. L'idée est simple : remplacer le "je pense que" par le "je peux prouver que". Chaque fonctionnalité est pensée pour laisser une trace claire et datée du travail, garantissant transparence et équité pour tout le monde.

Voyons concrètement comment ces outils sécurisent vos décisions :

  • Le système de pointage avec photo : C'est l'arme fatale contre les contestations de retards ou d'absences. En cas de litige, la preuve visuelle et l'horodatage précis coupent court à toute discussion.
  • La gestion centralisée des absences : Elle met en lumière des schémas qui, autrement, passeraient inaperçus. Un manager peut ainsi repérer facilement des absences injustifiées à répétition et agir avec des données solides avant que la situation ne dérape.
  • Les rapports d'activité détaillés : Documenter une baisse de productivité, c'est souvent un casse-tête. Avec des rapports clairs, on peut comparer les performances sur différentes périodes. Cela offre une base objective pour ouvrir le dialogue ou, si nécessaire, justifier une sanction.

S'appuyer sur des données chiffrées et automatisées, c'est se donner les moyens de se défendre sereinement en cas de litige aux prud'hommes. C'est la garantie que chaque décision, du simple avertissement au licenciement, est juste, justifiable et fondée sur du concret.

L’anticipation, la meilleure des gestions

La procédure de licenciement la plus réussie est celle qu'on arrive à éviter. Une bonne planification et un suivi rigoureux des performances sont les remparts les plus solides contre les conflits. En détectant les écarts au plus tôt, vous pouvez intervenir avec un simple recadrage ou un avertissement, et désamorcer une situation qui aurait pu mener à la rupture.

Pour sécuriser et optimiser vos processus RH, l'adoption d'outils technologiques est un vrai plus. N'hésitez pas à explorer les solutions d'intelligence artificielle dédiées aux RH pour gagner en efficacité et en conformité. Ces systèmes modernes vous aident à construire un cadre de travail transparent, où les règles sont claires pour tous et les décisions, indiscutablement équitables.

Les questions que tout le monde se pose sur la faute simple

Sur le terrain, les managers et les responsables RH se posent souvent les mêmes questions. Voici des réponses directes, sans le jargon juridique qui complique tout.

Est-ce qu'un salarié peut contester son licenciement ?

Oui, bien sûr. C'est même assez courant. Un salarié qui s'estime lésé peut parfaitement saisir le Conseil de prud'hommes, soit parce qu'il juge le motif abusif, soit parce que la procédure n'a pas été suivie à la lettre.

Si le juge lui donne raison, l'entreprise peut être condamnée à verser des dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse. C'est précisément pour cette raison qu'un dossier solide, bâti sur des preuves concrètes et un respect scrupuleux des étapes, est votre meilleure assurance.

Un seul dérapage, ça suffit pour licencier ?

En général, non. Le licenciement pour faute simple vient souvent conclure une série de petits écarts : des retards qui s'accumulent, des consignes ignorées à plusieurs reprises... Bref, des faits qui ont déjà fait l'objet de sanctions plus légères, comme des avertissements ou des rappels à l'ordre.

Un acte isolé peut parfois justifier la faute simple s'il est d'une certaine gravité, sans pour autant basculer dans la faute grave. Tout est une question de contexte : on analyse la situation au cas par cas, en tenant compte de l'ancienneté du salarié et de ses antécédents disciplinaires.

Concrètement, quelles preuves sont valables ?

Pour tenir la route, vos preuves doivent être factuelles, vérifiables et indiscutables.

  • Les écrits formels : Ce sont les bases. Avertissements envoyés en recommandé, comptes-rendus d'entretiens signés par les deux parties.
  • Les témoignages écrits : Les déclarations d'autres salariés peuvent peser, à condition qu'elles soient précises, datées et factuelles. Évitez les "on-dit".
  • Les données chiffrées : C'est souvent la preuve la plus redoutable. Des extraits d'un système de pointage, comme ceux générés par une solution RH digitale, qui montrent noir sur blanc des retards systématiques, sont très difficiles à contester.

Le salarié travaille-t-il pendant son préavis ?

Oui, c'est le principe. Le salarié licencié pour faute simple a droit à son préavis. L'employeur peut toutefois choisir de l'en dispenser. S'il prend cette décision, il devra alors verser une indemnité compensatrice de préavis, qui correspond au salaire que le collaborateur aurait touché s'il était venu travailler.


Pour sécuriser vos procédures et ne laisser aucune place au doute, un outil comme Shyfter vous aide à documenter les temps de présence et les activités avec précision. Un suivi rigoureux est la clé d'un dossier inattaquable. Découvrez comment sur https://shyfter.co/fr-fr.

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Shyfter est bien plus qu’un simple outil de planification, c’est une solution complète de gestion du personnel, conçue pour vous faire gagner du temps, réduire le stress et satisfaire à la fois les employeurs et les employés.