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Créer un compte gratuitPour un manager, gérer un jour férié pour un salarié à temps partiel peut vite virer au casse-tête. En théorie, la règle d'or est simple : pas de discrimination. Mais en pratique, c'est une autre paire de manches. Il faut jongler avec une mosaïque de contrats, des plannings qui changent tout le temps, et la pression des pics d'activité, surtout dans des secteurs comme le commerce ou la restauration.

Dans le monde du retail et de l'hôtellerie-restauration (HCR), la gestion des équipes est déjà un exercice d'équilibriste. La question du jour férié et temps partiel vient ajouter une bonne dose de complexité, transformant ce qui devrait être une simple formalité légale en un véritable défi opérationnel et financier.
La moindre erreur de calcul ou d'interprétation peut se traduire par des surcoûts inattendus, des tensions dans l'équipe ou, pire, un manque de personnel pile au moment où vous en avez le plus besoin. Le challenge est d'autant plus grand que le travail à temps partiel est monnaie courante dans ces métiers.
Que vous soyez responsable de magasin, gérant de restaurant ou DRH, vous vous posez sûrement les mêmes questions. Elles sont au cœur du problème :
Ce guide est là pour vous apporter des réponses claires et concrètes. Notre but ? Vous donner les clés pour une gestion juste et efficace, qui assure une parfaite équité entre tous vos salariés, qu'ils soient à temps plein ou partiel.
Le principe de base à ne jamais oublier est celui de la non-discrimination. Un salarié à temps partiel ne doit jamais être traité différemment d'un temps plein pour les jours fériés. Si le jour férié tombe sur un jour où il aurait normalement dû travailler, il doit en profiter dans les mêmes conditions que tout le monde.
Et ce n'est pas un sujet anodin en France. En 2023, près d'un emploi sur cinq était à temps partiel, un chiffre qui s'envole dans le commerce et l'hôtellerie. Une mauvaise gestion des jours fériés, dont l'impact économique national est estimé à 1,5 milliard d'euros par jour, se répercute directement en pertes ou en surcoûts pour votre entreprise.
Pour aller plus loin, n'hésitez pas à lire notre guide pour optimiser votre planning pendant les fêtes. C'est une ressource parfaite pour anticiper ces périodes cruciales. Ici, nous allons décortiquer les règles de base, les méthodes de calcul et les astuces d'organisation pour faire de cette contrainte un véritable atout pour la performance et la satisfaction de vos équipes.
Pour bien piloter la gestion des jours fériés pour vos salariés à temps partiel, il faut d'abord avoir en tête une règle d'or du droit du travail français : le principe de non-discrimination.
Ce principe est simple mais fondamental. Il garantit qu'un salarié à temps partiel a exactement les mêmes droits qu'un salarié à temps plein. Sur ce point, aucune proratisation n'est possible. C'est le pilier de toute gestion juste et légale des plannings.
Très concrètement, si un jour férié tombe sur un jour où votre employé à temps partiel aurait dû travailler, il doit en profiter dans les mêmes conditions que ses collègues à temps plein. Cette règle est cruciale, surtout dans des secteurs comme le retail ou la restauration où les contrats à temps partiel sont légion.
C'est le scénario le plus simple et le plus courant. Si le jour férié tombe un jour où votre salarié à temps partiel travaille habituellement, la règle est claire : il ne travaille pas, et son salaire est maintenu à 100 %.
Il est totalement illégal de lui demander de rattraper ces heures ou de les déduire de sa paie. D'ailleurs, les heures qu'il n'a pas travaillées ce jour-là comptent comme du temps de travail effectif, notamment pour calculer ses droits à congés payés.
Cette règle s’applique à tous les salariés qui ont au moins trois mois d’ancienneté dans l'entreprise, sauf si votre convention collective prévoit des conditions encore plus avantageuses.
Le piège à éviter : la compensation non due
C'est la question qui revient tout le temps : que se passe-t-il si le jour férié tombe sur un jour de repos habituel du salarié ? La réponse du Code du travail est sans appel : aucune compensation n'est due. Le salarié n'a droit ni à une indemnité, ni à un jour de congé supplémentaire.
Dans beaucoup de secteurs comme l'hôtellerie ou le commerce, l'activité ne s'arrête pas pendant les jours fériés. Si un de vos salariés à temps partiel vient travailler un jour férié (sauf le 1er mai, qui est un cas à part), vous devez regarder sa situation de près.
La loi en elle-même n’impose pas de majoration de salaire pour un jour férié travaillé. C'est là que votre convention collective entre en jeu. La plupart prévoient des contreparties, il est donc indispensable de la consulter pour connaître les règles qui s'appliquent chez vous.
Voici les compensations qu'on retrouve le plus souvent :
Le 1er mai, c'est différent. C'est le seul jour férié qui est obligatoirement chômé et payé pour absolument tout le monde.
Pour un employé à temps partiel, ça veut dire que :
Maîtriser ces bases est la première étape pour éviter les erreurs qui peuvent coûter cher et pour garantir une gestion humaine et équitable. Maintenant, il faut traduire ces principes en calculs de paie fiables et sans accroc.

Après avoir posé les bases, entrons dans le vif du sujet : le calcul de la paie. C'est là que la rigueur est de mise pour garantir l'équité et le respect de la loi. Une petite erreur peut vite peser sur la motivation de vos équipes et la conformité de votre gestion RH.
L'idée, c'est de vous donner des méthodes de calcul claires et des exemples concrets, directement applicables dans des secteurs exigeants comme le retail ou l'hôtellerie-restauration. Finies les approximations ! On va décortiquer chaque scénario pour que la fiche de paie de vos salariés à temps partiel soit toujours juste, que le jour férié soit travaillé ou chômé.
Le cas du jour férié non travaillé est le plus simple. Le principe est limpide : c'est le maintien intégral du salaire. Votre collaborateur à temps partiel doit toucher exactement la même chose que s'il avait travaillé comme d'habitude ce jour-là.
La méthode est donc directe :
Le montant obtenu est celui que vous devez lui verser. Surtout, ne tombez pas dans le piège de proratiser ce montant en fonction de son temps de travail hebdomadaire.
Point de vigilance crucial
Le Code du travail est formel : le chômage des jours fériés ne doit entraîner aucune perte de salaire pour les salariés ayant au moins trois mois d'ancienneté, sauf si votre convention collective est plus généreuse.
Exemple concret : une vendeuse en boutique
Quand l'activité ne s'arrête pas, comme dans un restaurant ou un commerce, le salarié à temps partiel peut être amené à travailler. Le calcul se corse un peu, car il faut prendre en compte les majorations éventuelles prévues par votre convention collective.
La loi en elle-même n'impose pas de majoration de salaire pour un jour férié travaillé (seule exception : le 1er mai). C'est votre convention collective qui donne le ton. Il est donc impératif de la consulter pour savoir ce qui s'applique :
Pour que tout soit carré, un calcul des heures de travail irréprochable est indispensable, surtout avec des majorations dans l'équation.
Exemple concret : un serveur en restauration
L'une des erreurs les plus communes est de vouloir appliquer un calcul au prorata pour la paie d'un jour férié et temps partiel. C'est une pratique totalement incorrecte qui va à l'encontre du principe de non-discrimination.
Le seul critère qui compte, c'est de savoir si le jour férié coïncide avec un jour qui aurait dû être travaillé. Si la réponse est oui, le salarié en bénéficie dans les mêmes conditions qu'un temps plein, sans aucun calcul de proportion. Cette approche garantit une gestion juste et vous évite de potentiels litiges au sein de vos équipes.
Le Code du travail pose les fondations, les règles de base pour la gestion d'un jour férié pour un temps partiel. Mais pour un manager de l'hôtellerie-restauration (HCR) ou du retail, le vrai guide pratique se trouve souvent aux étages supérieurs : dans votre convention collective nationale (CCN).
Ces conventions sont essentielles, car elles viennent adapter la loi aux réalités de votre terrain. Elles peuvent même offrir des avantages bien plus généreux que le minimum légal, transformant la gestion des jours fériés en un véritable outil de fidélisation. Passer à côté, c'est risquer des erreurs coûteuses et créer un sentiment d'injustice dans vos équipes.
Imaginez votre convention collective comme un règlement intérieur taillé sur mesure pour votre secteur. Elle prend en compte vos contraintes spécifiques – l'ouverture 7 jours sur 7, les pics d'activité saisonniers – pour fixer des règles plus justes et plus précises.
Pour la gestion d'un jour férié et temps partiel, votre CCN peut tout changer :
La première étape, c'est d'identifier la bonne CCN. Vous la trouverez normalement sur les fiches de paie et les contrats de travail de vos salariés, avec son code IDCC (Identifiant de Convention Collective).
La convention collective des Hôtels, Cafés, Restaurants (HCR - IDCC 1979) est l'une des plus complètes sur le sujet. Elle a mis en place un système ingénieux de "jours fériés garantis" pour assurer plus d'équité entre les salariés, qu'ils soient à temps plein ou à temps partiel.
Concrètement, un salarié avec un an d'ancienneté bénéficie de jours fériés chômés et payés, même si l'établissement reste ouvert. Et s'il doit travailler l'un de ces jours garantis, la compensation est particulièrement intéressante. Pour mieux saisir les subtilités du secteur, n'hésitez pas à jeter un œil à la convention collective de la restauration rapide, qui rencontre des défis similaires.
Ce que vous devez retenir pour la CCN HCR :
L'objectif de la CCN HCR est simple : éviter que seuls les salariés travaillant habituellement le lundi (jour où tombent beaucoup de jours fériés) en profitent. Le système de jours garantis répartit cet avantage bien plus équitablement sur toute l'année et entre toutes les équipes.
Dans le commerce, la situation est très variable selon l'activité (commerce de gros, grands magasins, alimentaire...). La plupart des conventions, comme celle du commerce de détail et de gros à prédominance alimentaire (IDCC 2216), sont très claires sur le travail des jours fériés et du dimanche.
L'enjeu principal ? La nécessité d'ouvrir pendant ces jours de forte affluence. Les conventions du retail se concentrent donc logiquement sur les contreparties à offrir aux salariés mobilisés.
Les points clés à surveiller dans votre CCN retail :
En maîtrisant ces spécificités, vous transformez une contrainte légale complexe en une gestion RH juste et transparente. C'est un message puissant envoyé à vos équipes : vous reconnaissez et valorisez leur engagement, surtout pendant les moments où leur présence est la plus cruciale pour votre business.

Si vous avez lu jusqu'ici, vous l'avez compris : jongler manuellement avec les règles du jour férié à temps partiel est un véritable parcours du combattant. C'est un nid à erreurs et une perte de temps monumentale pour n'importe quel manager. La bonne nouvelle ? La technologie est là pour transformer ce casse-tête administratif en un processus fluide et sécurisé.
Un bon outil de planification, ce n'est pas juste un gadget. C'est un vrai game-changer pour les managers. Fini de naviguer à vue entre les tableurs Excel et les fiches de paie. Vous vous appuyez sur un système qui connaît déjà les règles du jeu. Le stress et l'incertitude à l'approche de chaque jour férié ? C'est de l'histoire ancienne.
Un logiciel de gestion de planning intelligent ne se contente pas de dessiner des emplois du temps. Il devient le copilote de votre gestion RH, en prenant en charge les tâches les plus lourdes liées aux jours fériés pour vos salariés à temps partiel.
Bien sûr, l'automatisation peut aller bien au-delà des plannings. Pour avoir une vue d'ensemble, ce guide sur l'automatisation des processus RH vous donnera d'autres pistes intéressantes.
L'effet de l'automatisation est immédiat et quantifiable :
Mettez-vous à la place d'un manager de restaurant un 15 août bondé. Un serveur manque à l'appel. Au lieu de passer une heure au téléphone, il publie le shift vacant sur l'app. L'outil le propose aux employés éligibles, qui postulent en un clic. Le manager valide, et hop : le planning et la future paie sont mis à jour instantanément.
Adopter un tel système, c'est bien plus qu'une simple aide pour les jours fériés. C'est toute l'organisation du travail et la relation avec vos équipes qui s'en trouvent améliorées.
Pour mieux comprendre ce qu'une solution dédiée peut vous apporter, jetez un œil à notre article sur le logiciel de gestion du personnel et ses fonctionnalités.
Voici les avantages que vous constaterez très vite :
Gérer les jours fériés pour les salariés à temps partiel peut vite devenir un casse-tête. Pour transformer cette complexité en une simple routine administrative, rien ne vaut une bonne préparation.
Cette checklist est pensée pour vous, managers et responsables RH, surtout dans des secteurs qui ne s'arrêtent jamais comme le retail ou l'hôtellerie. Voyez-la comme un pense-bête à consulter avant chaque période clé. L'objectif ? Garantir une organisation juste, légale et sans stress, pour vous comme pour vos équipes.

Chaque point de cette liste est une action concrète à valider pour vous assurer une gestion sans accroc. Prenez quelques minutes pour la parcourir avant de boucler vos plannings.
Ne sous-estimez jamais le pouvoir de la communication. Une information claire et donnée à l'avance sur les plannings et la paie des jours fériés évite 90 % des malentendus et des frustrations dans une équipe.
Une fois ces bases solides, il ne reste plus qu'à sécuriser le processus de paie et à s'appuyer sur la technologie pour gagner en efficacité.
La gestion d'un jour férié pour un temps partiel soulève toujours son lot de questions très pratiques. Pour vous aider à y voir plus clair, voici des réponses directes aux interrogations les plus fréquentes des managers et des services RH, surtout dans des secteurs comme le retail ou l'hôtellerie-restauration.
Non, la règle générale du Code du travail n'impose aucune compensation. Concrètement, un salarié à temps partiel ne bénéficie du jour férié chômé que s'il tombe sur un jour où il aurait dû travailler. Si c'est son jour de repos habituel, il n'a droit ni à un congé en plus, ni à une indemnité.
Attention tout de même : restez vigilant. Il est crucial de toujours vérifier votre convention collective. Certaines prévoient des dispositions plus généreuses pour assurer une meilleure équité entre tous les salariés.
Le 1er mai, c'est le cas à part par excellence. Il bénéficie d'un statut unique : c'est le seul jour férié qui est obligatoirement chômé et payé pour absolument tout le monde.
Absolument pas. C'est formellement interdit. Vous ne pouvez jamais demander à un salarié de récupérer les heures qu'il n'a pas travaillées à cause d'un jour férié chômé. Le chômage d'un jour férié ne doit entraîner aucune perte de salaire pour les salariés qui ont au moins trois mois d'ancienneté.
Imposer de travailler un autre jour pour "compenser" serait vu comme une modification non autorisée de son contrat de travail. Cela vous exposerait à un vrai risque juridique.
Oui, tout à fait. Les heures qui auraient dû être travaillées pendant un jour férié chômé sont considérées comme du temps de travail effectif. Cela veut dire qu'elles comptent bien pour le calcul de ses droits à congés payés, exactement comme une journée de travail classique.
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