Guide du congé maternité belgique nouvelle loi: droits et démarches RH

Publié le
10/1/2026
Guide du congé maternité belgique nouvelle loi: droits et démarches RH
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Le cadre légal du congé maternité en Belgique vient de connaître une mise à jour significative, apportant son lot de changements pour les travailleuses et leurs employeurs. L'objectif principal de cette réforme ? Mieux harmoniser les droits entre salariées et indépendantes, tout en injectant une dose de flexibilité bienvenue. Pour vous, professionnels RH, décrypter ces nouvelles règles n'est pas une option : c'est une nécessité pour rester en conformité et, surtout, pour bien accompagner les futures mamans.

Comprendre le nouveau congé maternité en Belgique

Un homme et une femme discutent d'une nouvelle loi sur le congé maternité, avec des références RH et bébé.

La législation qui entoure l'arrivée d'un enfant est en pleine ébullition. Pour les entreprises, gérer un congé maternité n'est plus une simple case à cocher sur une liste administrative ; c'est devenu un véritable enjeu stratégique. Saisir toutes les nuances de la nouvelle loi sur le congé maternité en Belgique est donc crucial pour éviter les erreurs coûteuses et, plus important encore, pour soutenir vos collaboratrices dans un moment clé de leur parcours.

Ce guide a été pensé pour vous, managers et responsables des ressources humaines. Notre but est simple : traduire le jargon juridique parfois opaque en conseils pratiques, que vous pourrez appliquer dès demain. On ne se contentera pas de lister les règles ; on vous donnera les clés pour une gestion à la fois proactive et humaine.

Pourquoi cette réforme est-elle importante pour votre entreprise ?

L'arrivée d'un bébé est un événement magnifique qui, soyons honnêtes, bouscule l'organisation du travail. Une gestion approximative peut vite créer des déséquilibres dans les équipes, entamer la motivation ou compliquer le retour de la jeune maman. À l'inverse, une approche bien ficelée transforme cette obligation légale en une véritable opportunité.

En anticipant les absences et en communiquant de manière transparente, vous bâtissez un lien de confiance solide avec vos salariées. C'est un message puissant que vous envoyez à toute l'entreprise : le bien-être de nos équipes compte vraiment pour nous.

Une gestion humaine et efficace du congé maternité, ce n'est pas juste une question de conformité. C'est un pilier de votre marque employeur, la preuve tangible de votre engagement pour un vrai équilibre entre vie pro et vie perso.

Ce que vous apprendrez dans ce guide

Au fil des prochaines sections, nous allons décortiquer ensemble les aspects très concrets de cette nouvelle législation. Vous y découvrirez :

  • Les changements clés de la loi, expliqués sans détour.
  • Le calcul des indemnités, pour que vous puissiez informer vos collaboratrices avec précision.
  • Les démarches administratives à suivre, étape par étape, pour une gestion sans accroc.
  • Les meilleures stratégies pour organiser le remplacement et garantir la continuité des activités.
  • Une checklist complète pour préparer un retour au travail serein et réussi.

Ensemble, faisons de la gestion du congé maternité une expérience positive, tant pour votre entreprise que pour la salariée. Maintenant que le décor est planté, plongeons dans le vif du sujet et explorons les détails de cette réforme.

Absolument ! Voici la réécriture de la section dans un style humain, naturel et expert, en respectant le ton des exemples fournis.


Ce qui change avec la nouvelle loi sur le congé maternité

La nouvelle loi sur le congé maternité en Belgique vient dépoussiérer un cadre parfois jugé trop rigide. L'objectif ? Apporter plus de flexibilité, de clarté et d'équité. Pour les managers RH, bien maîtriser ces changements est devenu indispensable pour accompagner sereinement les salariées et s'assurer que l'entreprise reste dans les clous.

On ne parle pas ici d'un simple ajustement de calendrier. La réforme touche au cœur du dispositif : la durée, les conditions et les droits des futures mamans, qu'elles soient salariées ou indépendantes. L'idée est de mieux coller aux réalités médicales et personnelles qui entourent une naissance, en offrant plus de souplesse.

Durée du congé prénatal et postnatal ajustée

Sur le papier, la durée totale du congé maternité ne bouge pas : elle reste fixée à 15 semaines. La structure de base est également conservée, avec une période avant l'accouchement (le congé prénatal) et une autre après (le congé postnatal).

La véritable nouveauté, c'est la flexibilité dans la répartition de ce temps. C’est là que ça devient intéressant pour les employées et pour vous.

Voici ce qu'il faut retenir :

  • Congé prénatal : Il peut toujours démarrer jusqu'à 6 semaines avant la date présumée de l'accouchement. Sur ces 6 semaines, une seule reste obligatoire. Les 5 autres deviennent facultatives.
  • Report du congé prénatal : C'est le point clé. Si une salariée se sent bien et souhaite travailler plus longtemps, les jours non pris sur ces 5 semaines facultatives ne sont plus perdus. Ils peuvent être reportés juste après les 9 semaines de congé postnatal obligatoires.
  • Congé postnatal : Il se compose toujours d'une période incompressible de 9 semaines obligatoires, qui démarre le jour de la naissance. C’est le temps essentiel pour le repos de la mère et les premiers moments avec son bébé.

Cette souplesse permet à chaque future maman de moduler son départ selon son état de santé et ses choix personnels, sans sacrifier de précieux jours de repos après la naissance.

En clair, la nouvelle loi donne plus de contrôle aux travailleuses sur l'organisation de leur congé. L'idée est simple : leur permettre de travailler plus près de leur terme si elles le souhaitent, sans pénaliser leur temps de repos post-accouchement. C'est un vrai plus pour la conciliation vie pro/vie perso.

Pour vous aider à visualiser rapidement ces évolutions, voici une synthèse des changements clés.

Synthèse des changements clés de la nouvelle loi

Cette comparaison met en lumière les principales dispositions de l'ancienne et de la nouvelle législation pour une compréhension rapide des évolutions.

  • Durée totale :
    • Ancienne loi : 15 semaines (salariées).
    • Nouvelle loi : Reste à 15 semaines (salariées), passe à 15 en 2026 (indépendantes).
  • Flexibilité du congé prénatal :
    • Ancienne loi : 1 semaine obligatoire, 5 facultatives. Les jours non pris étaient souvent perdus.
    • Nouvelle loi : 1 semaine obligatoire, 5 facultatives. Les jours non pris sont reportables après le congé postnatal.
  • Congé postnatal :
    • Ancienne loi : 9 semaines obligatoires.
    • Nouvelle loi : 9 semaines obligatoires, pouvant être allongées par le report du congé prénatal.
  • Droits des indépendantes :
    • Ancienne loi : Congé de 12 semaines. Droits limités.
    • Nouvelle loi : Congé étendu progressivement à 15 semaines (dès 2026), avec une alternative via titres-services.
  • Situations particulières :
    • Ancienne loi : Cadre parfois flou.
    • Nouvelle loi : Règles clarifiées pour les naissances multiples et l'hospitalisation prolongée du nouveau-né.

Ce résumé montre bien que l'accent a été mis sur l'adaptabilité et l'équité, des notions de plus en plus centrales dans la gestion des ressources humaines aujourd'hui.

Une avancée majeure pour les travailleuses indépendantes

La réforme s'attaque aussi à une inégalité historique entre les statuts professionnels. Les travailleuses indépendantes, longtemps moins bien protégées, voient leurs droits se rapprocher de ceux des salariées. C'est un signal fort pour soutenir l'entrepreneuriat au féminin.

La mesure phare ? L'allongement de leur congé. À partir de 2026, leur congé maternité passera de 12 à 15 semaines, gagnant ainsi trois semaines complètes. Cette initiative reconnaît les défis uniques que rencontrent les indépendantes. Et pour celles qui ne voudraient pas prendre ces semaines additionnelles, une alternative a été pensée : elles peuvent opter pour une aide familiale financée par des titres-services. Pour creuser le sujet, le site de Business AM a détaillé l'extension du congé pour les indépendantes.

Que se passe-t-il en cas de situations particulières ?

La loi vient aussi clarifier la gestion de plusieurs cas de figure qui pouvaient générer des maux de tête pour les services RH. Ces précisions sont cruciales pour une gestion à la fois rigoureuse et humaine.

Les deux clarifications principales à connaître :

  1. Naissances multiples : Si une employée attend des jumeaux (ou plus), la durée de son congé maternité est automatiquement prolongée. Elle bénéficie de semaines supplémentaires pour faire face à cette situation exceptionnelle.
  2. Hospitalisation du nouveau-né : Si le bébé doit rester hospitalisé plus de 7 jours juste après sa naissance, le congé postnatal de la mère peut être prolongé. La durée de cette extension est égale à celle de l'hospitalisation, dans les limites fixées par la loi.

Ces ajustements montrent une réelle volonté de s'adapter aux aléas de la vie. Pour les équipes RH, cela signifie qu'il faudra être encore plus vigilant sur les justificatifs à demander (certificats médicaux, attestations d'hospitalisation) pour appliquer correctement ces droits étendus.

Comment sont calculées les indemnités de maternité ?

Aborder le congé maternité, c'est aussi et surtout parler d'argent. C'est une question absolument centrale pour toute collaboratrice qui prépare l'arrivée de son enfant. Heureusement, le système belge est assez bien fait et prévoit un cadre précis pour le calcul des indemnités, assurant un soutien financier durant cette période clé.

En tant que RH ou manager, bien comprendre ce mécanisme est essentiel. Cela vous permettra non seulement de répondre aux interrogations de vos salariées, mais aussi d'anticiper correctement les impacts sur la paie.

Le calcul des indemnités n'est pas un long fleuve tranquille. Il évolue au fil du congé, avec des pourcentages qui changent après le premier mois. L'idée derrière cette variation est simple : offrir un soutien plus conséquent juste après la naissance.

Les deux phases de l'indemnisation

L'indemnité, versée par la mutuelle, est calculée sur base du salaire brut de la travailleuse. Le calcul se fait en deux temps bien distincts, ce qui a une influence directe sur le montant qu'elle percevra chaque mois.

Voici comment ça se passe concrètement :

  • Pendant les 30 premiers jours : La salariée touche une indemnité équivalente à 82 % de son salaire brut journalier. C'est la période la plus avantageuse financièrement.
  • À partir du 31ème jour : L'indemnité bascule à 75 % du salaire brut journalier. Attention, ce montant est plafonné. Cela veut dire qu'au-delà d'un certain seuil de revenus, l'indemnité n'augmente plus.

Cette structure en deux étapes est un pilier du système belge. Il est crucial de bien l'expliquer pour éviter toute mauvaise surprise sur la fiche de paie du deuxième mois de congé.

La logique est assez simple : un coup de pouce financier plus important le premier mois pour aider à couvrir les nombreuses dépenses liées à la naissance, suivi d'une indemnité stable pour le reste du congé. C'est un équilibre entre soutien individuel et maîtrise des coûts pour la sécurité sociale.

Il est bon de rappeler que ces pourcentages s'appliquent au salaire brut. L'indemnité finale versée est une somme nette, sur laquelle un précompte professionnel peut être retenu.

Quelques exemples concrets

Pour que tout soit bien clair, rien ne vaut quelques chiffres. Prenons l'exemple d'une employée à temps plein avec un salaire brut mensuel de 3 000 €.

  • Le premier mois : Le calcul se base sur 82 % de son salaire. Son indemnité brute journalière sera donc calculée sur cette base, ce qui lui assure un revenu très proche de ce qu'elle touche habituellement.
  • Les mois suivants : Dès le 31ème jour, on passe à 75 %. L'indemnité brute sera donc un peu plus faible, mais elle reste un soutien financier tout à fait significatif.

Et pour une employée à temps partiel ? Le principe est exactement le même. Le calcul se fera simplement au prorata de son salaire brut à temps partiel. Chaque situation est donc bien personnalisée en fonction des revenus de la salariée avant son départ. Si vous voulez mieux comprendre tous les éléments qui composent la rémunération, notre guide détaillé sur la fiche de paie en Belgique est là pour vous éclairer.

Quid des avantages extralégaux ?

C'est LA question qui revient tout le temps : qu'advient-il des chèques-repas, de la voiture de société ou de l'assurance groupe pendant le congé maternité ?

La règle générale va dépendre de la nature de l'avantage et de ce qui est prévu dans les conventions de votre secteur ou dans le règlement de votre entreprise.

  • Chèques-repas : Ils sont presque toujours liés aux jours de travail effectif. Comme le contrat de travail est suspendu pendant le congé maternité, l'octroi des chèques-repas l'est aussi. Logique.
  • Voiture de société : Si la voiture est aussi utilisée à des fins privées, l'employée peut généralement la conserver pendant son congé. Sauf, bien sûr, si votre car policy interne dit le contraire.
  • Autres avantages (assurances, etc.) : Pour tout le reste, la continuité dépend des polices d'assurance et des accords en place. Une petite vérification s'impose toujours.

Le meilleur conseil ? Ayez une politique claire et bien écrite sur le sujet, et communiquez-la à l'employée avant son départ. Ça évite bien des malentendus.

Les démarches administratives du congé maternité étape par étape

Gérer les formalités administratives d'un congé maternité peut vite ressembler à un parcours du combattant. Pourtant, avec une feuille de route claire, chaque étape devient bien plus simple à aborder. Le processus est pensé pour être logique et suit un calendrier précis, à la fois pour protéger la salariée et pour permettre à l'entreprise de s'organiser sans stress.

La clé d'une gestion fluide ? Le respect des délais. Un simple oubli ou un retard peut avoir des conséquences directes, notamment sur le versement des indemnités par la mutuelle. Pour les équipes RH, maîtriser ce parcours est donc tout simplement essentiel.

Avant le départ en congé maternité

Tout commence avec l'annonce de la grossesse par votre collaboratrice. C'est le point de départ officiel qui déclenche toutes les autres démarches et, surtout, qui active sa protection contre le licenciement.

Concrètement, elle doit vous remettre un certificat médical. Ce document est crucial car il précise la date présumée de l'accouchement.

  • Délai à respecter : Au plus tard 7 semaines avant la date prévue de l'accouchement (ou 9 semaines pour une naissance multiple). Dans les faits, il est vivement conseillé qu'elle le fasse bien plus tôt pour faciliter l'organisation de son remplacement et la transition de ses tâches.

Une fois que vous avez reçu ce certificat, la balle est dans votre camp. C'est à vous, en tant qu'employeur, d'enclencher la suite et de prendre contact avec la mutuelle de votre collaboratrice.

La communication est vraiment le pilier d'une transition réussie. Dès l'annonce de la grossesse, un bref entretien suffit pour planifier les étapes, répondre aux premières questions et rassurer la future maman sur l'accompagnement dont elle bénéficiera.

Les documents à transmettre à la mutuelle

La mutuelle est l'organisme qui prendra le relais pour le paiement des indemnités. Elle a donc besoin d'un dossier complet pour que tout se déroule sans accroc et sans retard de paiement.

Votre salariée devra fournir à sa mutuelle plusieurs documents, dont certains que vous devrez compléter. En général, la procédure est la suivante :

  1. Demande d'indemnités : La salariée remplit un formulaire spécifique de sa mutuelle, souvent appelé "feuille de renseignements".
  2. Attestation de l'employeur : C'est là que vous intervenez directement. Vous devez compléter la partie de ce document qui concerne l'entreprise, en y indiquant toutes les informations salariales nécessaires au calcul des indemnités.
  3. Certificat médical : Une copie du certificat mentionnant la date de début du congé de maternité est également indispensable.

Ces documents doivent être envoyés à la mutuelle juste avant le début effectif du congé. Anticiper cet envoi est toujours une bonne pratique pour éviter le stress de dernière minute.

Ce schéma illustre bien comment le calcul des indemnités évolue pendant le congé maternité.

Schéma expliquant le processus de calcul des indemnités de maternité : début, réduction de salaire après 30 jours, puis augmentation des indemnités.

On y voit clairement que l'indemnisation est plus élevée durant les 30 premiers jours, avant de se stabiliser à un montant légèrement inférieur pour le reste du congé.

Après la naissance de l'enfant

L'administratif ne s'arrête pas à l'arrivée du bébé. Une dernière étape, mais non des moindres, est nécessaire pour finaliser le dossier.

Dès que possible après la naissance, la jeune maman doit faire parvenir un extrait d'acte de naissance à sa mutuelle. Ce document officiel confirme la date exacte de l'accouchement, ce qui permet à la mutuelle de calculer précisément la fin du congé postnatal et d'ajuster les paiements si besoin.

De votre côté, la déclaration Dimona reste une obligation incontournable pour signaler toute entrée ou sortie de service. Si vous engagez un remplaçant, une Dimona d'entrée est requise. De même, la gestion des absences liées au congé doit être correctement encodée dans vos systèmes. Pour tout savoir sur le sujet, n'hésitez pas à consulter notre article qui explique en détail la déclaration Dimona obligatoire pour les entreprises en Belgique.

Les outils modernes peuvent grandement vous simplifier la vie. Un logiciel de gestion RH comme Shyfter, par exemple, peut automatiser la création de rapports pour la mutuelle et programmer des rappels pour les échéances importantes. C'est un excellent moyen de réduire la charge administrative et le risque d'erreurs humaines.

Anticiper et organiser le remplacement durant l'absence

Image illustrant le remplacement, la planification et les contrats à durée déterminée (CDD) avec un calendrier et des personnes échangeant des documents.

Le départ en congé maternité d’une collaboratrice est un moment clé dans la vie d'une équipe. C'est bien plus qu'une simple case à cocher sur le calendrier ; c'est un véritable défi pour l'organisation de l'entreprise. La clé du succès ? L'anticipation. Une bonne préparation permet de transformer cette période de transition en une expérience maîtrisée, sans stress inutile pour les équipes en place.

Il ne s'agit pas simplement de "boucher un trou" dans le planning. L'enjeu est de garantir la continuité des activités, de préserver le savoir-faire et, surtout, de maintenir la cohésion de l'équipe. Si on néglige cette étape, on s'expose à des retards sur les projets, une baisse de qualité et un climat de travail qui se dégrade vite.

Les différentes options pour gérer le remplacement

Face à cette absence programmée, plusieurs pistes s'offrent à vous. Le bon choix dépendra du poste, de la durée de l'absence et des talents que vous avez déjà sous la main.

La solution la plus évidente est souvent de recruter un remplaçant externe via un Contrat à Durée Déterminée (CDD). C'est l'idéal pour trouver un profil précis, avec des compétences spécifiques pour reprendre l'entièreté des missions. Pensez aux postes techniques ou très spécialisés où une expertise pointue est indispensable.

Une autre voie, parfois plus agile, est la réorganisation interne. Cette stratégie consiste à répartir les tâches de la future maman entre les membres de l'équipe. C'est souvent plus rapide à mettre en œuvre et ça peut même devenir une belle occasion pour certains de vos collaborateurs de développer de nouvelles compétences.

Le choix entre un CDD et une réorganisation interne n'est jamais anodin. Le CDD protège la charge de travail de l'équipe mais implique un recrutement et une intégration. La réorganisation, elle, valorise vos talents internes mais demande une vraie vigilance pour ne surcharger personne et éviter l'épuisement.

Prenez le temps d'analyser la situation bien en amont pour prendre la décision la plus juste pour votre contexte.

Communiquer efficacement et répartir la charge de travail

Peu importe la solution choisie, la communication doit être impeccable. L'équipe doit savoir comment les choses vont se passer, qui prendra le relais et sur quelles missions. Votre meilleur allié ? Un plan de transition clair, que vous aurez préparé avec votre collaboratrice avant son départ.

Si vous optez pour une réorganisation interne, voici quelques étapes pour que tout se déroule sans accroc :

  • Identifiez les tâches critiques : Faites la liste des missions qui ne peuvent absolument pas être mises en pause.
  • Évaluez les compétences en interne : Regardez qui, dans l'équipe, a déjà les compétences (ou le potentiel !) pour reprendre ces tâches.
  • Répartissez équitablement : C'est le point le plus important. Évitez de tout faire reposer sur les épaules d'une seule personne. Une charge bien répartie, c'est la garantie de garder tout le monde motivé.

N'oubliez pas que cette prise de responsabilités supplémentaire mérite d'être reconnue, que ce soit par une prime ou de nouvelles perspectives d'évolution.

C'est là qu'un bon outil de planification devient indispensable. Il vous donne une vue d'ensemble sur les plannings, vous aide à repérer les disponibilités et à ajuster les horaires sans créer de déséquilibre. La gestion des congés et absences devient tout de suite plus simple et visuelle. Pour creuser le sujet, n'hésitez pas à lire notre article qui explique comment optimiser la gestion des congés de vos salariés. Des logiciels comme Shyfter, par exemple, centralisent toutes ces infos et automatisent une bonne partie du processus pour vous faire gagner un temps précieux.

Faciliter le retour au travail après un congé maternité

Un congé maternité réussi ne s'arrête pas au départ de la collaboratrice. Au contraire, la phase de retour est tout aussi cruciale, si ce n'est plus. Un retour bien préparé est la clé pour fidéliser vos talents, maintenir leur motivation et réintégrer en douceur une employée dont le quotidien vient d'être totalement transformé. C'est un moment charnière qui en dit long sur votre culture d'entreprise.

Aller au-delà des simples obligations légales fera toute la différence. Bien sûr, la protection contre le licenciement, qui s'étend après le retour, ou le droit aux pauses d'allaitement sont des acquis non négociables. Mais c'est l'aspect humain qui est le véritable moteur d'une réintégration réussie.

Préparer le terrain avant le retour

La communication est votre meilleur outil. Quelques semaines avant la date de retour prévue, un contact informel mais professionnel est toujours une excellente idée. Le but n'est pas de la bombarder de questions sur le travail, mais simplement de prendre des nouvelles et de confirmer les modalités pratiques de son retour.

Ce premier contact permet de rouvrir le dialogue en douceur. Il montre à votre employée qu'elle est attendue et que son retour se prépare activement. C'est un geste simple qui prévient le sentiment d'isolement que certaines jeunes mères peuvent ressentir.

L'entretien de retour : un moment clé

Le jour J, l'entretien de retour est une étape incontournable. Loin d'être une simple formalité, c'est un moment d'échange privilégié pour lui permettre de remettre le pied à l'étrier sans pression.

L'objectif de cet entretien n'est pas de surcharger la salariée d'informations, mais de créer un espace de dialogue bienveillant. C'est l'occasion de l'écouter, de comprendre ses nouvelles contraintes et de lui présenter les évolutions de l'entreprise de manière structurée.

Voici une checklist simple pour un entretien efficace :

  • Accueil chaleureux : Prenez le temps de la réaccueillir personnellement. Profitez-en pour lui présenter les éventuels nouveaux membres de l'équipe.
  • Mise à jour progressive : Résumez les projets majeurs, les changements organisationnels et les nouvelles stratégies mises en place pendant son absence. Évitez de la noyer sous les détails techniques dès le premier jour.
  • Écoute active : Discutez de ses attentes et de ses éventuelles appréhensions. La flexibilité est souvent un point central. Abordez les possibilités d'aménagement d'horaires ou de télétravail si votre politique le permet.
  • Plan de réintégration : Proposez un planning pour les premiers jours ou la première semaine, avec des objectifs clairs et atteignables. L'idée est de lui permettre de reprendre confiance en douceur.

Accompagner la nouvelle vie de parent

Le retour au travail coïncide avec une nouvelle réalité familiale, souvent marquée par des nuits plus courtes et une organisation millimétrée. Soutenir vos collaborateurs dans cette transition renforce leur engagement de façon spectaculaire. Pour faciliter cette période et gérer les défis du quotidien, des ressources sur le sommeil de l'enfant peuvent être précieuses, notamment en consultant notre guide sur les difficultés du coucher de l'enfant.

Proposer de la flexibilité, même temporaire, peut avoir un impact énorme sur le bien-être de votre employée. Un retour progressif ou des horaires légèrement décalés peuvent grandement faciliter son adaptation à ce nouveau rythme de vie.

En résumé, un accueil structuré, humain et flexible transforme une obligation légale en une démonstration tangible de vos valeurs. C'est un investissement direct dans la loyauté et la performance de vos équipes.

Absolument ! Voici la section réécrite dans un style naturel et humain, en français de Belgique, conformément aux exemples fournis.


Les questions fréquentes sur la nouvelle loi du congé maternité

Plonger dans les détails d'une nouvelle loi soulève toujours son lot de questions très pratiques. Qu'il s'agisse des délais à respecter ou des droits des autres membres de la famille, clarifier ces points est indispensable pour une gestion sereine. Cette section répond directement aux interrogations les plus courantes sur le congé maternité en Belgique et la nouvelle loi.

L'idée, c'est de vous donner des réponses claires et directes pour vous aider à y voir plus clair, que vous soyez employeur ou salariée.

Quel est le délai pour annoncer une grossesse à son employeur ?

L'annonce de la grossesse est une étape administrative clé qui déclenche plusieurs protections pour la salariée. Pour que ce soit officiel, l'annonce doit se faire en remettant un certificat médical.

Ce document doit parvenir à l'employeur au plus tard 7 semaines avant la date présumée de l'accouchement. Ce délai passe à 9 semaines si on attend des jumeaux ou plus. Cela dit, il est vivement conseillé de ne pas attendre la dernière minute. En prévenant plus tôt, on active plus vite la protection contre le licenciement et on peut mettre en place les aménagements nécessaires sur le lieu de travail si besoin.

Anticiper cette annonce facilite grandement l'organisation du remplacement et la transmission des dossiers. C'est la garantie d'une transition bien plus fluide pour toute l'équipe.

Le père ou le co-parent bénéficie-t-il aussi de nouveaux droits ?

Le congé de naissance, qui est destiné au père ou au co-parent, est un droit bien distinct du congé de maternité. Il s'inscrit toutefois dans la même logique de recherche d'un meilleur équilibre entre vie pro et vie privée. Sa durée est fixée à 20 jours, à prendre dans les quatre mois qui suivent la naissance.

La prise en charge financière de ce congé est partagée :

  • Les 3 premiers jours sont payés à 100 % par l'employeur.
  • Les 17 jours suivants sont indemnisés par la mutuelle, à hauteur de 82 % du salaire brut plafonné.

Même si la nouvelle loi sur le congé maternité ne touche pas directement à ce congé, il est important de le connaître pour avoir une vision complète des droits des nouveaux parents.

Que se passe-t-il si une employée tombe malade avant son congé maternité ?

Ici, tout dépend du moment où survient l'incapacité de travail. Si une maladie se déclare dans les 6 semaines qui précèdent la date prévue de l'accouchement, ces jours d'absence ne sont plus vus comme une maladie ordinaire. Ils sont automatiquement convertis en congé de maternité prénatal. Concrètement, ils viennent donc réduire d'autant la période de congé après la naissance.

Par contre, toute incapacité de travail qui surviendrait avant cette période de 6 semaines est gérée comme un arrêt maladie classique. Elle est d'abord couverte par le salaire garanti de l'employeur, puis par les indemnités de la mutuelle.

Prêt à révolutionner votre gestion des plannings ?

Shyfter est bien plus qu’un simple outil de planification — c’est une solution complète de gestion du personnel, conçue pour vous faire gagner du temps, réduire le stress et satisfaire à la fois les employeurs et les employés.