Congé de sollicitation en Belgique le guide pour employeurs et RH

Publié le
3/3/2026
Congé de sollicitation en Belgique le guide pour employeurs et RH
En 20 minutes, on vous explique tout.

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Le congé de sollicitation, c'est ce droit légal qui permet à un collaborateur en préavis de s'absenter pour chercher un nouvel emploi, tout en conservant son salaire. Il ne s'agit pas de jours de congé bonus, mais bien d'un temps protégé et encadré, pensé pour l'aider à préparer sa prochaine étape professionnelle.

Démystifier le congé de sollicitation pour les managers

Deux professionnels sur un pont symbolisant la transition de carrière, échangeant un calendrier et une loupe.

En tant que manager, voir un employé en préavis s’absenter peut, à première vue, sembler frustrant. Pourtant, il est essentiel de voir le congé de sollicitation pour ce qu'il est vraiment : un pont professionnel que vous l’aidez à traverser sereinement. Ce mécanisme n'est pas une porte ouverte à des vacances anticipées. Sa raison d'être est simple et pragmatique : donner au salarié la possibilité de chercher activement un nouveau travail pendant ses heures de prestation.

Voyez-le comme un sas de décompression professionnelle. Ce temps accordé lui donne l'oxygène nécessaire pour postuler, passer des entretiens ou finaliser des démarches, sans devoir jongler avec un agenda impossible ou prendre un congé sans solde. C'est un droit qui fluidifie le marché du travail et facilite les transitions.

Pourquoi est-ce un atout pour votre entreprise ?

Bien gérer le congé de sollicitation, c'est bien plus qu'une simple case à cocher sur votre liste de conformité légale. C'est une action concrète qui polit votre marque employeur et qui en dit long sur votre culture d'entreprise. Un départ géré avec respect et professionnalisme laisse une impression positive durable, non seulement à l'employé qui s'en va, mais aussi à toute l'équipe qui observe.

Le congé de sollicitation transforme une fin de contrat, souvent perçue comme un moment délicat, en une étape constructive. Il prouve que votre entreprise soutient ses collaborateurs jusqu'au bout, ce qui ne peut que renforcer le climat de confiance et de respect.

Cette philosophie est particulièrement payante dans des secteurs à forte rotation, comme l'Horeca ou le retail. Dans ces milieux où la réputation d'un employeur se propage à la vitesse de l'éclair, une gestion humaine des départs devient un véritable avantage concurrentiel pour attirer les talents de demain.

En maîtrisant parfaitement les règles du jeu, vous vous assurez non seulement d'être en ordre, mais vous transformez aussi une obligation administrative en une expérience positive. Vous démontrez que votre management est à la fois carré et humain. Et cet équilibre, c'est précisément ce que les professionnels recherchent aujourd'hui.

Le congé de sollicitation : le cadre légal décrypté pour les managers

Aborder le congé de sollicitation peut sembler complexe, mais en réalité, les règles sont assez simples une fois qu'on en a saisi la logique. Pour l'appliquer correctement, sans faire de faux pas, il suffit de comprendre ses bases juridiques, principalement issues de la loi du 3 juillet 1978 sur les contrats de travail.

L'esprit de la loi est de trouver un terrain d'entente : d'un côté, permettre au travailleur sur le départ de se concentrer sur sa recherche d'un nouvel emploi, et de l'autre, donner à l'employeur la visibilité nécessaire pour réorganiser ses équipes. C'est un équilibre délicat, mais le cadre légal fournit des balises claires pour naviguer cette période.

Qui peut demander un congé de sollicitation ?

Ce droit n'est pas automatique pour tout le monde. Pour qu'un collaborateur puisse en bénéficier, il doit cocher quelques cases bien précises.

Voici les conditions à remplir :

  • Être en période de préavis : Le droit s'ouvre dès que la rupture du contrat est notifiée, que ce soit suite à un licenciement de votre part ou une démission de l'employé. Cela vaut pour les contrats à durée indéterminée (CDI) comme pour certains contrats à durée déterminée (CDD).
  • Avoir un statut d'ouvrier ou d'employé : Ce congé est spécifiquement prévu pour les travailleurs salariés. Les statuts comme celui d'indépendant, par exemple, ne sont pas concernés.
  • Rechercher activement un nouvel emploi : C’est la finalité même du congé. En tant qu'employeur, vous n'avez pas à exiger une preuve à chaque absence, mais il est bon de rappeler que ce temps doit être utilisé à cette fin.

Ce droit s'applique aussi bien en cas de démission que de licenciement. Pour mieux comprendre les tenants et aboutissants de la fin de contrat, notre guide sur le licenciement en Belgique vous donnera toutes les clés.

En Belgique, le congé de sollicitation est un mécanisme essentiel, particulièrement dans des secteurs à fort turnover comme l'Horeca ou le retail. Pour vous donner une idée, rien qu'en 2023, environ 25 000 travailleurs y ont eu recours en Wallonie et à Bruxelles. C'est une augmentation de 12 % par rapport à l'année précédente. Dans l'Horeca bruxellois, par exemple, ce congé concerne 18 % des fins de contrat. Ces chiffres, tirés des données du marché du travail, montrent bien son importance.

Comment s'organise la prise de ce congé ? Et la paie ?

La question pratique qui revient toujours est : "concrètement, comment on fait ?". La loi est assez souple. Le travailleur peut choisir de prendre une journée complète ou deux demi-journées par semaine pour ses recherches.

Idéalement, ce choix se fait d'un commun accord pour ne pas désorganiser le service. Mais en cas de désaccord, la loi est claire : c'est le travailleur qui a le dernier mot sur le moment où il prend son congé.

Et le point qui rassure tout le monde : la rémunération. Pendant son congé de sollicitation, le salaire de l'employé est maintenu à 100 %. Il touche donc sa paie habituelle, comme s'il avait presté ses heures normalement. Cette absence est payée, ce qui transforme une obligation légale parfois perçue comme une contrainte en une simple formalité administrative à bien gérer.

Calculer la durée du congé et vérifier l'éligibilité

Une fois le cadre légal posé, place à la pratique. Savoir qui a droit au congé de sollicitation, et pour combien de temps, est la clé pour une planification RH sans accroc et une paie juste. La règle du jeu est simple : tout dépend de la durée du préavis.

La logique est progressive, ce qui est assez intuitif. Le droit au congé de recherche d'emploi s'élargit à mesure que le départ du travailleur approche. C’est un point essentiel à maîtriser pour éviter les malentendus et bien accompagner vos équipes.

La règle des 26 semaines

Pour faire simple, tout le calcul tourne autour d’un seuil clé : les 26 dernières semaines du préavis. C'est durant cette dernière ligne droite que le droit au congé est le plus généreux.

  • Pendant les 26 dernières semaines du préavis : le travailleur peut s'absenter un ou deux jours (ou deux demi-journées) par semaine pour chercher un nouvel emploi.
  • Avant cette période de 26 semaines : si le préavis est plus long, le droit est plus limité. On parle alors d’une seule demi-journée par semaine.

L'impact de ce type de dispositif n'est pas négligeable. Une initiative similaire, qui accordait 4 à 8 semaines dédiées à la recherche active d'emploi, a permis à 14 500 personnes d'éviter le chômage en 2023. À Bruxelles, une approche comparable a permis de réduire le délai moyen de retour à l'emploi à 7,2 semaines, contre 11 semaines sans cet accompagnement. Pour les secrétariats sociaux, cela représente une baisse des coûts de 22 %. Pour creuser ces chiffres, vous pouvez consulter les analyses sur l'emploi.

Pour vous aider à y voir plus clair, voici un résumé des droits en fonction des situations, offrant une référence rapide pour les managers et les RH.

Synthèse des droits au congé de sollicitation :

  • Si le préavis est de plus de 26 semaines (période initiale) :
    • Droit au congé : Une demi-journée par semaine.
    • Rémunération : Maintenue à 100 %.
  • Pendant les 26 dernières semaines du préavis :
    • Droit au congé : Un ou deux jours par semaine.
    • Rémunération : Maintenue à 100 %.
  • Pour un travailleur à temps partiel :
    • Droit au congé : Calculé au prorata de son temps de travail.
    • Rémunération : Maintenue à 100 %.

Ce résumé pratique permet de visualiser rapidement les droits applicables et d'anticiper les absences dans vos plannings.

Des exemples concrets pour bien comprendre

Imaginons le cas d'un employé avec un préavis total de 30 semaines. Comment ça se passe concrètement ? On découpe simplement son préavis en deux temps.

  1. Phase 1 (les 4 premières semaines) : L'employé vient de recevoir son préavis. Il est encore loin de la fin de son contrat. Pendant ces 4 semaines, il a droit à une demi-journée de congé par semaine pour ses recherches.
  2. Phase 2 (les 26 dernières semaines) : On entre dans la dernière ligne droite. Son droit s'élargit considérablement. Il peut maintenant prendre un ou deux jours de congé par semaine, jusqu'à son dernier jour.

Et pour les travailleurs à temps partiel ? C'est tout aussi simple : le droit est calculé au prorata de leur temps de travail. Un employé à mi-temps aura donc droit à une demi-journée (ou deux quarts de journée) par semaine durant la période finale de 26 semaines.

Faire cette distinction est fondamental pour planifier correctement les absences et éviter toute erreur de paie. Pour vous assurer de partir sur de bonnes bases, la première étape est de déterminer la durée exacte du préavis. Si vous avez un doute, n'hésitez pas à consulter notre guide détaillé sur le calcul du préavis de licenciement.

Fluidifier la gestion du congé avec un outil RH comme Shyfter

Gérer le congé de sollicitation à la main, c'est un peu la recette assurée du casse-tête administratif. Entre les demandes qui arrivent par e-mail, les validations orales à la machine à café et le suivi sur un fichier Excel partagé, le risque d'erreur est partout. Un oubli dans le planning, une erreur de calcul pour la paie... et c'est toute l'organisation qui en pâtit.

C'est là qu'un outil RH moderne comme Shyfter change complètement la donne. Fini de courir après les infos. Tout le processus, de la demande de l'employé jusqu'à la transmission des données au secrétariat social, est centralisé et automatisé. Pour les managers, c'est un gain de temps énorme, et pour les équipes RH, c'est la tranquillité d'esprit retrouvée.

Configurer et suivre le congé de sollicitation, pas à pas

La première chose à faire, c'est de créer un type d'absence spécifique pour le « congé de sollicitation » dans votre outil. Ce paramétrage, fait une seule fois, permet de définir les règles du jeu : le salaire est-il maintenu ? Comment ces heures sont-elles identifiées pour la paie ? Une fois que c'est en place, tout roule.

Le processus devient alors d'une simplicité désarmante :

  1. Demande de l'employé : Depuis l'application mobile Shyfter, l'employé en préavis fait sa demande en quelques secondes. Il choisit son jour ou sa demi-journée, et hop, la demande part directement chez son manager.
  2. Validation du manager : Le manager reçoit une notification. Il ouvre la demande, et d'un seul coup d'œil sur le planning de l'équipe, il peut approuver. Cette vue d'ensemble est essentielle pour voir tout de suite l'impact sur l'organisation et éviter les doublons ou les sous-effectifs.
  3. Synchronisation automatique : Dès que le manager valide, l'absence s'affiche dans le planning. Mais surtout, les heures sont automatiquement comptées et prêtes pour l'export vers votre secrétariat social. Adieu la double saisie et les erreurs de transcription.

Pour savoir si un employé est éligible, il suffit de se poser quelques questions simples. Cet arbre de décision résume bien la logique.

Schéma d'un arbre de décision sur l'éligibilité basé sur le préavis de 26 semaines et le temps plein.

C'est un petit outil visuel bien pratique pour les managers. Il aide à décider rapidement en se basant sur les deux critères clés : la durée du préavis et le régime de travail de l'employé.

Une vision centralisée pour une paie sans erreur

L'un des plus grands bénéfices d'un outil comme Shyfter, c'est la garantie d'une paie juste, au centime près. Chaque heure de congé de sollicitation est suivie, validée et intégrée dans le calcul final, sans que personne n'ait à y toucher manuellement.

Pour un responsable RH, c'est la fin du stress des ajustements de paie de dernière minute. Les données sont fiables, consolidées et prêtes à être envoyées. On est sûr que la conformité est totale et que les fiches de paie sont correctes, à chaque fois.

En digitalisant ce processus, le gain va au-delà de la simple efficacité. Vous offrez une meilleure expérience à l'employé sur le départ, qui profite d'une procédure claire et sans accroc pour exercer son droit.

Pour aller plus loin dans l'optimisation de vos processus, jetez un œil à notre guide sur la gestion des congés et absences et découvrez comment simplifier votre quotidien.

Comment bien gérer les plannings et la communication pendant le préavis ?

Un homme pointe un calendrier tandis que deux collègues discutent, avec un réseau de personnes illustré.

Une bonne gestion du congé de sollicitation ne se résume pas à de la paperasse. Pour un manager, c'est une occasion en or de faire preuve d'agilité et de garantir que le service tourne sans accroc, même en pleine transition. Le secret ? L'anticipation. C'est votre meilleure alliée.

Plutôt que de subir le préavis comme une série d'imprévus, voyez-le comme un cycle tout à fait prévisible. Avec des tableaux de bord RH, vous pouvez visualiser les fins de contrat qui approchent et, logiquement, les périodes où des congés de sollicitation risquent d'être demandés. Cette visibilité vous donne les clés pour planifier à l'avance, répartir les charges de travail et ne jamais être pris au dépourvu.

Anticiper et combler les absences grâce à l'IA

Lorsqu'un shift se libère à cause d'un congé de sollicitation, le remplacer rapidement par la bonne personne est essentiel. Des outils modernes, comme le Smart Matching de Shyfter basé sur l'IA, transforment ce casse-tête en une simple formalité. En analysant les compétences, la disponibilité et les contrats des autres membres de l'équipe, l'outil vous propose instantanément le remplaçant idéal.

Cette approche proactive change complètement la donne :

  • La continuité du service est assurée : pour le client final, c’est transparent.
  • Le stress du manager diminue : fini les coups de fil de dernière minute pour trouver un volontaire.
  • C'est plus juste pour l'équipe : la charge est répartie intelligemment, sans toujours faire appel aux mêmes personnes.

Les chiffres le prouvent. Dans les réseaux de franchises, par exemple, 47 % des managers constatent une bien meilleure couverture des shifts grâce à des outils d'IA qui prévoient les congés, ce qui réduit les heures supplémentaires de 12 %. L'intégration de ce droit dans une plateforme centralisée accélère aussi les processus, avec 95 % d'adoption pour la signature électronique des contrats. Pour approfondir le sujet, vous pouvez consulter les détails de cette transformation du travail.

Transformer un départ en atout pour votre marque employeur

Au-delà de l'organisation pure, la communication joue un rôle clé. Un départ, même s'il est volontaire, reste un moment sensible.

Adopter une posture positive et bienveillante avec l'employé sur le départ est un investissement direct dans votre marque employeur. Cela envoie un message puissant à l'équipe qui reste : "Ici, on respecte les gens, même quand ils s'en vont."

Cette approche transforme une période de transition souvent délicate en une véritable démonstration de votre culture d'entreprise. Bien gérer le congé de sollicitation, ce n'est pas voir ce droit comme une contrainte, mais plutôt comme une étape naturelle du parcours professionnel, que l'on peut maîtriser avec intelligence et humanité.

Les questions que tout le monde se pose sur le congé de sollicitation

Le congé de sollicitation, c'est typiquement le genre de sujet qui amène son lot de questions très concrètes pour les managers et les équipes RH. Pour vous aider à y voir plus clair et à gérer ces situations sereinement, nous avons compilé les interrogations les plus fréquentes, avec des réponses directes et pratiques.

Peut-on refuser un congé de sollicitation ?

La réponse est simple et directe : non. Le congé de sollicitation est un droit inscrit dans la loi. Peu importe que le collaborateur soit licencié ou qu'il ait démissionné, il peut y prétendre. En tant qu'employeur, vous ne pouvez donc pas vous y opposer.

Par contre, vous avez votre mot à dire sur l'organisation. La loi encourage un accord à l'amiable pour fixer les jours d'absence, l'idée étant de ne pas mettre le service sens dessus dessous. Mais si aucun terrain d'entente n'est trouvé, c'est l'employé qui a le dernier mot sur le choix des jours.

Faut-il exiger un justificatif de recherche d'emploi ?

Légalement, vous ne pouvez pas réclamer systématiquement une preuve de recherche d'emploi pour chaque absence. Ce droit est avant tout basé sur la confiance mutuelle entre le travailleur et son employeur.

Le principe est simple : ce temps doit être utilisé à bon escient pour postuler, passer des entretiens ou développer son réseau. Attention tout de même, un abus flagrant et prouvé – si l'employé part en vacances, par exemple – pourrait être vu comme une faute et potentiellement mener à une sanction.

Comment gérer ce congé pour un employé à temps partiel ?

Un collaborateur à temps partiel conserve son droit au congé de sollicitation, bien entendu. La règle d'or est la proportionnalité : le droit est ajusté au prorata de son temps de travail. La logique est d'assurer une équité parfaite, quel que soit le régime horaire.

Concrètement, comment ça marche ?

  • Le principe de calcul : Le nombre d'heures de congé est directement proportionnel au nombre d'heures prestées par semaine. C'est aussi simple que ça.
  • Un exemple concret : Prenons un employé à mi-temps (disons, 19 heures par semaine). Il n'aura pas droit à une journée complète d'absence. Si le droit est d'un jour par semaine, cela correspondra pour lui à une demi-journée d'absence rémunérée, calculée sur la base de son horaire.

Prêt à révolutionner votre gestion des plannings ?

Shyfter est bien plus qu’un simple outil de planification — c’est une solution complète de gestion du personnel, conçue pour vous faire gagner du temps, réduire le stress et satisfaire à la fois les employeurs et les employés.